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Bande dessinée: la révolution du roman graphique – Bibliographie

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Les bibliographies

Plusieurs auteurs se sont essayés depuis quelques années à faire des biographies, notamment de femmes (plus ou moins) célèbres. Ce sont des témoignages sur le combat de femmes au XXième siècle contre le racisme, le nazisme, le machisme, et c’est un signe de la féminisation des auteurs de bandes dessinées :

La dessinatrice Catel est la plus prolifique https://www.bedetheque.com/auteur-6057-BD-Catel.html

Nous vous recommandons sa biographie d’Olympe de Gouges (révolution), de la féministe Benoîte Groult, de la mère ukrainienne de Myèle Demongeot dans Adieu Karkov, de Kiki de Montparnasse (années 20). Sa dernière, Joséphine Baker, est d’une grande expressivité. A chaque fois, des femmes d’exception !!

La blogueuse Pénèlope Bagieu a approfondi sa technique narrative, et livré chez Gallimard d’excellents récits en couleur de femmes rocambolesques et inventives, courageuses et drôles : Culottées : https://www.bedetheque.com/serie-53493-BD-Culottees.html

Récits historiques authentiques

Il s’agit pour ces auteurs de témoigner, soit de raconter un évènement historique, souvent méconnu, pour le dénoncer, ou au contraire de témoigner de la difficulté à montrer le point de vue. La bande dessinée aime souvent varier les points de vue contradictoires (Joe Sacco), ou les raconter par le prisme subjectif d’un personnage particulier, comme un enfant (Persépolis, ou L’ascension du haut-mal).

Evolutions sociales et politiques :

Le Français Etienne Davodeau a de plus en plus orienté son travail sur la chronique de syndicalistes, paysans et ouvriers de l’Ouest de la France (Anjou, Bretagne). Son originalité est d’inclure les interviews qu’il mène auprès d’eux, donnant ainsi le sentiment au lecteur d’être témoin de ces discussions.

Son site : http://www.etiennedavodeau.com/

A lire : Un homme est mort (syndicalisme à Brest) Les ignorants (l’art de la vigne), Cher pays de notre enfance (affaires et assassinats politiques du parti gaulliste)

Le Français Philippe Squarzoni développe chez Delcourt une série de pamphlets sous formes de dessins abstraits, remarquablement documentés sur les ravages du libéralisme et du changement climatique. http://placetob.blog.lemonde.fr/2015/11/08/philippe-squarzoni-le-changement-climatique-est-une-crise-de-nos-representations/

A lire : Dol (les années Chirac), Saison brune

L’exil et l’expatriation 

La française Marjane Satrapi a obtenu un succès mondial avec le récit de son enfance iranienne, Persépolis, en sept tomes, devenu un film : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18733354&cfilm=110204.html

De son côté le Français Riad Sattouf tenait depuis plusieurs années la chronique d’adolescents bretons en mal de sexe (Les beaux gosses), d’un apprenti super héros. Il fait un très grand succès d’édition avec son autobiographie en trois tomes, l’Arabe du futur, histoire d’un enfant roux entre la Bretagne, la Syrie et le Lybie des années 1980. Cruel et hilarant.

Les autres civilisations et les carnets de voyage

Dans un style minimaliste, le Français Guy Delisle a connu un grand succès avec ses reportages sur deux villes à travers ses Chroniques de Jérusalem et de Pyongyang : http://www.guydelisle.com/jerusalem/jeru-index.html

La maladie, le mal

Dans l’ascension du Haut-Mal, David B raconte en noir et blanc la maladie de son frère, l’épilepsie, qu’on appelait au Moyen-Age : le Haut Mal. https://www.bedetheque.com/BD-Ascension-du-Haut-Mal-Tome-1-L-ascension-du-Haut-Mal-1-11385.html

Le caricaturiste américain Derf Backderf a appris un jour que son copain de classe u peu fêlé, Jeffray Dahmer, était devenu serial killer, nécrophile et cannibale. Il revient dans un récit bouleversant sur leurs années d’adolescence, et d’amitié, celles où tout s’est mis en place, quand tout aurait peut-être pu être évité. http://bandedessinee.blogs.france24.com/article/2013/05/28/mon-ami-dahmer-retour-sur-la-jeunesse-dun-serial-killer-0.html

La guerre

La Shoah

Le livre indépassable, modèle de beaucoup d’autres romans graphiques, c’est Maus, d’Art Spiegelman. Récit de la survie de ses parents, juifs polonais, mais aussi récit de la difficulté de l’auteur à reconstituer cette mémoire. Les Juifs sont représentés en souris, les Nazis en Chats. Le livre a une capacité extraordinaire à nous faire rentrer dans son univers.

Mémoires de guerre

Les conflits en Asie centrale et au Proche-Orient sont le sujet central du new-yorkais Joe Sacco, qui a illustré ses reportages au Kosovo, en Bosnie, Palestine, en Tchétchénie. Il utilise la technique de dessin et de caricature américaine au profit d’une analyse très détaillée des forces des conflits et du ressenti des belligérants. Ses livres sont des réquisitoires extrêmement puissants et documentés, aux scènes inoubliables et terrifiantes : http://www.bdtheque.com/search.php?cboThemes=954&chkDetails=on&hidetop=1

A lire : Gaza 1956, Gorazde, et Palestine

Récit d’un photographe de guerre français parti clandestinement couvrir le conflit russe en Afghanistan, Le Photographe est un récit d’initiation intégrant les photos prises à l’époque dans la bande dessinée tirée de son aventure. Attachant et bourré d’informations sur ce pays compliqué, c’est un des récits les plus authentiques que nous avons lus :

Site de la BD : http://lephotographe.dupuis.com/

Témoigner en temps réel :

Amnesty International a choisi de parrainer plusieurs récits de conflits écrits par des journalistes ou des historiens : http://www.bdtheque.com/search.php?cboThemes=954&chkDetails=on&hidetop=1

Dans bien des cas cela permet de voir des situations insupportables que l’image documentaire serait obligée de censurer, par exemple sur les conflits au Mexique, en Tchétchénie ou en Centrafrique. Plusieurs caricaturistes ont choisi également d’être reporters de guerre. C’est le cas du talentueux et drôlissime Chappatte, dessinateur suisse qui publie tous les jours une caricature dans Le Temps de Genève. http://boutique.courrierinternational.com/bd-reporter-chappatte-printemps-arabe-elysee-guerre.html

Son site : http://www.chappatte.com/

Les adaptations de romans en bande dessinée

Dernièrement, beaucoup d’auteurs à succès ont souhaité faire adapter leurs romans en bande dessinée, ce qui permet de découvrir certaines fictions autrement et de mettre un visage, un paysage sur des personnages et des lieux phares du roman.

A lire : « Au revoir là-haut » un roman de Pierre Lemaître adapté en BD par Christian Metter ; « Perreira pretend » de Antonio Tabucchi adapté en BD par Pierre-Henri Gomont

Les fictions s’inspirant de faits ou lieux réels

Dans les romans graphiques qui relèvent de la fiction, l’inspiration de faits/paysages réels n’est jamais très loin. C’est le cas pour deux livres qui nous ont particulièrement touchés.

A lire : « Brüsel » de François Schuiten – Cinquième tome de la série « Les cités obscures », Brüsel raconte avec dérision le passage raté et non sans heurts d’une ville à la modernité, une ville qui ressemble étrangement à une certaine Bruxelles que nous connaissons bien.

« Le fantôme de Gaudi » de El Torres et Jesus Alonso

La ville de Barcelone est en proie à une série de meurtres dans des lieux bien précis : les célèbres monuments de l’architecte Gaudi, pendant que certains affirment avoir vu le fantôme de l’architecte… Un polar fascinant, surtout pour les adeptes de la capitale catalane.

Les fictions s’inspirant de la société contemporaine

Tous comme les romans classiques, les auteurs de roman graphiques nous offrent de plus en plus de récits s’inspirant de thèmes qui façonnent nos sociétés contemporaines : le passage difficile à l’âge adulte, l’homosexualité, le racisme etc.

A lire : « Cinq milles kilomètres par seconde » de Manuele Fior – Un roman graphique qui offre le portrait d’une certaine génération de trentenaires dans laquelle beaucoup d’entre nous se reconnaitront : vie instable, séduits par plusieurs modèles de vies, en quête de l’amour idéal.

« Le bleu est une couleur chaude » de Julie Maroh – Roman graphique rendu célèbre par son adaptation cinématographique polémique au cinéma « La vie d’Adèle ». Un roman qui nous livre une belle histoire d’amour et qui nous permet de comprendre la difficulté vécue par une adolescente découvrant petit à petit son attirance pour les filles.

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Bande dessinée: la révolution du roman graphique – Introduction

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« La seule chose que je regrette dans ma vie, c’est de ne pas avoir fait de bande dessinée. »

Pablo Picasso

Si Pablo Picasso a regretté de n’avoir jamais exprimé son art au travers de la bande dessinée, les enfants que nous avons été un jour auraient très certainement regretté de ne pas en lire. Européens que nous sommes, nos jeunes années ont presque toutes été bercées par les albums franco-belges qui se trouvaient dans la bibliothèque de nos parents, tels que « Tintin », « Astérix », « Lucky Luke », ou encore nos yeux émerveillés à la réception hebdomadaire de notre « Journal de Mickey ». Le temps emporte avec lui le rire des enfants (et le Mistral gagnant ?) mais certainement pas ses premiers amours pour les histoires imagées. Les années ont filé et certains d’entre nous ont découvert un type de bande dessinée offrant un nouvel univers, de nouveaux héros, de nouvelles séries abordant des thèmes auxquels nos vies d’adultes trépidantes pouvaient davantage s’identifier et qui nécessitaient une lecture plus attentive et plus exigeante : le roman graphique.

Historiquement, le terme de « Graphic novel » nous vient des Etats-Unis et est utilisé dans un premier temps pour différencier un type de bande dessinée qui n’est pas un comic book classique de super-héros. Certains auteurs souhaitent alors utiliser la narration et le graphisme pour évoquer des préoccupations heureusement moins enfantines qui se nichent, parfois hélas, dans notre quotidien d’adultes telles que la violence, la politique, la souffrance, la nostalgie etc. On considère Will Eisner comme l’auteur d’avant-garde du roman graphique. Avec « A contract with God », il offre un ouvrage mêlant histoire vécue, souvenirs d’enfances et fiction destiné à un lectorat adulte et installe une véritable rupture avec les comics traditionnels tels que Peanuts, Blondie, Dick Tracy etc.

En France, le terme de roman graphique apparaît également dans les années 70 sous l’influence états-unienne avec « La ballade en mer salée » d’Hugo Pratt. Il s’impose à la fin des années 90 lorsque des éditeurs tels que « l’Association », « Cornélius » ou « Les Requins marteaux » se posent dans une différenciation nette par rapport aux traditionnels albums de bande dessinée franco-belge en s’éloignant des standards conventionnels (couverture fine et rigide, 48 pages, destiné à un lectorat plus jeune) et en offrant un modèle moins fermé (couverture épaisse et souple, pagination libre, noir et blanc et abordant des thèmes considérés comme plus adultes).

Très vite cependant, le roman graphique cesse de rentrer dans une case stricte et bien définie dans laquelle nous pourrions facilement le ranger. Beaucoup de romans sont désormais considérés comme graphiques sans qu’ils ne répondent aux critères initiaux et il y a évidemment un aspect marketing derrière tout cela (les libraires espérant toucher un public plus large en affichant comme romans graphiques des bandes dessinées qui, pour certains, ne le sont pas forcément). En outre, le roman graphique peut répondre à des définitions diverses et variées selon la zone géographique, l’histoire et la sensibilité de chacun. Nous pouvons toutefois tenter d’identifier des similitudes entre tous les ouvrages et fournir ici notre propre définition du roman graphique.

Pour nous, le roman graphique c’est avant tout une bande dessinée offrant un graphisme soigné, sans réelle contrainte de format qui aborde soit des thèmes intimes (histoire vécue, journal, carnet de voyage, autobiographie etc.) soit des récits de fiction, avec ou sans aspect humoristique mais toujours avec une ambition littéraire et destiné à un public adulte. Néanmoins, penser le roman graphique comme une bande dessinée plus authentique au style supérieur que celles que nous avons connues dans notre enfance serait une erreur. Le roman graphique est avant tout un art double, la rencontre entre deux arts que sont la littérature et la bande dessinée, un mélange opportun qui permet de réconcilier nos préoccupations d’adultes avec nos âmes d’enfants, celles-ci ne se trouvant jamais très loin 😊.

Vous trouverez ci-dessous une liste de lecture non exhaustive des différents genres souvent retrouvés dans les romans graphiques. Bonne lecture !

 

Marine & Stéphane

Séance 45: Migrations

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Notre chère petite planète a dû voir beaucoup des choses bouger, changer de place, migrer. Les animaux migrateurs par example sont nombreux : des poissons aux oiseaux, à certains mammifères ; il existe même des papillons migrateurs !

L’homme, qui est toujours un animal, migre aussi. Depuis que nos deux pattes ont touché cette terre, on a commencé à se déplacer sans jamais s’arrêter et, en partant du cœur de l’Afrique, on est arrivé à peupler toute la terre. Personnellement, j’ai toujours trouvé cela magique, que l’homme est arrivé à traverser des mères immenses, des montagnes escarpées, des steppes arides, sans la technologie d’aujourd’hui, pour aller habiter simplement partout sur cette terre. Et oui, on l’a bien chatouillé cette notre chère terre avec nos deux petites pattes !

J’imagine un groupe d’hommes et femmes primitifs qui décide de laisser la communauté pour aller ailleurs. Pour quelles raisons ? la famine, des luttes internes, besoin de plus de terres ou d’un enivrement plus favorable, l’exile, la peur, la curiosité et l’instinct de recherche que seule l’homme a et qui le rend un animal assez spéciale. Des raisons différentes ont donc poussé les hommes à migrer mais j’y vois un élément commun, c’est-à-dire la communauté, le groupe. La communauté, ou une partie d’elle, décide d’aller chercher un autre endroit pour vivre. Ils prennent leurs familles, leurs simples outils, les armes pour la chasse et vont à l’encontre de l’inconnu.

Le mouvement ne s’est pas arrêté et aujourd’hui hommes et femmes continuent à bouger afin d’améliorer leurs vies. Les raisons ne sont peut-être pas très différentes de celles du passé ancestrale : le besoin de travailler, le manque de nourriture, la famine et les catastrophes naturelles, les guerres, l’exile, la peur et l’espoir, et finalement cette curiosité, cette envie de découvrir l’inconnu. Le choix de migrer par contre n’est plus seulement au niveau de la communauté ou du groupe mais, à mon avis, individuel ou familiale.

C’est sur ce dernier point que je vous propose de se concentrer pour la prochaine séance : les choix, les difficultés, les histoires personnelles. Bien évidemment la migration est un phénomène social très large et je ne vous demande donc pas de mettre à côté la dimension sociale/politique/économique, mais plutôt de la voir comme l’arrière-plan, la scénographie des histoires personnelles. Je voudrais donc que, lors de notre rencontre, on discute des individus et leurs histoires. Lors de la séance vous serez donc appelés à vous identifier avec le protagoniste de votre roman et le laisser parler à travers vous !

La littérature a abordé ce sujet de plusieurs points de vues ; il existe beaucoup des titres, dans toutes les langues, des tous les pays. Pour cette bibliographie, je me suis concentrée sur des œuvres en français mais je n’ai pas exclus quelques peu de titres en anglais et italien, même si dépourvus de traduction française. Plusieurs titres sont récents et signés par des auteurs immigrés ou originaires des endroits du monde différents de ceux desquels ils habitent. Toutefois, je vous invite, si vous avez envie, à découvrir des histoires du passé, de quand on quittait l’Europe pour aller chercher sa chance ailleurs – histoire de se souvenir que l’Europe a été, et parfois est encore, une terre d’émigration !

Les premiers deux livres de la liste sont parmi les 12 gagnants du Prix de littérature de l’Union européenne qui, depuis 2009, récompense les écrivains émergents en Europe: https://ec.europa.eu/programmes/creative-europe/actions/literature-prize_fr

Avant de vous souhaiter une bonne lecture, je voudrais vous demander d’intégrer cette liste avec vos suggestions en commentaire à ce post !

 

The Year of the Runaways, Sunjeev Sahota (disponible en anglais)

Δενδρίτες (Dendrites), Kallia Papadaki (disponible en grèque)

Madame Bâ, Erik Orsenna

Americanah, Chimamanda Ngozi Adichie

Middlesex, Jeff Eugenides

Leo l’Africain, Amin Malouf

Persepolis, Marjane Satrapi (roman graphique)

How the Garcia girls lost their accent, Julia Alvarez (disponible en anglais)

Le Grand Quoi. Autobiographie de Valentino Achak Deng, Dave Eggers

Ulysse from Bagdad, Eric-Emmanuel Schmitt

Désorientale, Négar Djavadi

Eldorado, Laurent Gaudé

Des fourmis dans la bouche, Khadi Hane

Lyuba ou la tête dans les étoiles, Valentine Gobi

Mémoires d’immigrés, Yamina Benguigui

Droit du sol, Charles Masson (roman graphique)

La mer, le matin, Margaret Mazzantini

Partir, Tahar Ben Jelloun

Le ventre de l’Atlantique, Fatou Diome

Adua, Igiaba Scego (disponible en italien et traduction anglaise)

L’ultimo arrivato, Marco Balzano (disponible en italien et traduction allemande)

Le gang des rêves, Luca di Fulvio

Signes qui précéderont la fin du monde, Yuri Herrera

 

Toutefois, mes livres préférés sur ce thème sont ceux que j’achète en été sur la plage en Italie; des immigrés de toute partie du monde mais surtout venant d’Afrique, marchent pour toute la journée sur la plage sous une grande chaleur en offrant des marchandises différentes : il y en a qui vend des lunettes de soleils et des sacs, des serviettes de plage et des ballon, et il y en a aussi qui vend petits livres ; il s’agit des livres d’éditions indépendantes écrits par d’autres immigrés qui racontent leur histoire personnelle d’émigration et intégration en Italie, ou les légendes des leurs pays, ou les histoires que leurs mères leur racontaient quand ils étaient enfants. Cette séance est dédiée à ces livres, ces histoires et ces personnes.

 

Bonne lecture

Flavia

Session 42: Merlin, le Roi Arthur et le Graal

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Bien des grandes mythologies font partie du patrimoine immatériel de l’humanité.

Nous comptons parmi elles les Védas hindoues, la Torah hébraïque, le Gilgamesh assyro-babylonien, l’Odyssée grecque, les Edda scandinaves pour n’en citer que quelques-unes. Certaines mythologies sont plus difficiles à saisir que d’autres, car elles sont plus changeantes et plus soumises aux péripéties de l’histoire.

Il en est ainsi du mythe du Roi Arthur et de celui de Merlin, distincts au départ. Ces deux mythes sont issus d’une culture disparue, celle des Celtes. Cette culture a été petit à petit effacée de la carte, essentiellement pour trois raisons : son mode oral de transmission, la défaite des Celtes face à Rome et l’implantation de la religion chrétienne dans le nord de l’Europe. Quelques mythes ont survécu, ils étaient utiles à la nouvelle religion dans une des tentatives de re-moraliser la chevalerie.

Pendant longtemps on a voulu ignorer que l’abondante littérature médiévale, connue sous l’appellation de « cycle arthurien » ou de « romans de la Table Ronde », écrite en latin mais aussi en français, en anglais, en occitan, en italien, en allemand et en scandinave, tire ses sources d’une tradition celtique bien plus ancienne. Des bribes de cette tradition sont retrouvées grâce aux progrès de la philologie : d’innombrables épopées irlandaises écrites en gaélique et des récits écrits en langue galloise ont enfin pu être déchiffrés.

Le mythe du Roi Arthur.

Le mythe le plus ancien est probablement celui du Roi Arthur. Ne nous méprenons pas : tant le mythe de Merlin que celui du Roi Arthur reposent sur des mythes celtes bien plus anciens dont ils ne sont que la cristallisation. Arthur est un personnage historique autour de l’an 500 de notre ère. C’est un chef de guerre louant ses services aux rois bretons dans leur guerre contre les saxons. Cette guerre se faisait dans l’île de Bretagne. On était à la fin de l’Empire romain et au début de la civilisation mérovingienne en ce qui concerne le continent. Le plus juste serait d’imaginer cet Arthur revêtu d’un uniforme romain du Bas-Empire plutôt que de le décrire sous l’aspect d’un roi Plantagenêt du XIIe siècle. Son champ d’action a été essentiellement le Cornwall avec la fameuse forteresse de Tintagel, le Devon, le Somerset, la fameuse île d’Avalon, le sud du Pays de Galles, et le pays autour de Carlisle (le Carduel des romans arthuriens). Bien des forteresses romaines étaient encore utilisées. Les victoires d’Arthur jointes à sa fin tragique en face d’un rival et à la sombre période qui s’ensuit ont cristallisées des mythes dormants plus anciens. Le rival est devenu le Mordret de la version dite cistercienne de la légende.

Le mythe de Merlin.

Le mythe de Merlin, prophète et enchanteur, daterait de la fin du Vie siècle et se fondrait sur un personnage réel. Il s’agirait d’un petit chef de tribu, Laï-loken, devenu fou et sage à la fois suite à une bataille. Merlin est l’enfant qui parle, le fou plein de sagesse, le grand magicien, le maître de la nature, mais aussi un prêtre issu du paganisme, un fils d’un démon incube.

Le couple Merlin-Arthur.

Arthur et Merlin ont très vite été jumelés en un corpus mythologique unique.

Le Graal.

Le Graal de Chrétien de Troyes (fin du XIIe siècle) ou de Wolfram von Eschenbach (XIIIe siècle) ne sont que le sommet de l’iceberg d’une littérature antérieure abondante. Le Graal prend différentes formes. Du chaudron d’immortalité celte, il devient récipient indéfini, puis un calice ou encore une écuelle. C’est en 1205 que se définit le dogme chrétien de la transsubstantiation, la remise au jour de légendes du Graal n’est pas un hazard.

Moraliser la chevalerie.

Toute guerre est une barbarie, c’est un pléonasme que de l’écrire. Le christianisme a eu bien des torts, dont celui d’avoir voulu éradiquer par la violence toute pensée en contradiction avec lui. Mais il a aussi eu des mérites que l’on oublie trop souvent. Plusieurs fois il a fait des tentatives pour moraliser la chevalerie et les règles de combat. Les « romans de la Table Ronde » en furent une des multiples tentatives…

Des mythes remis au goût du jour.

Aujourd’hui Merlin, le Roi Arthur et le Graal ont été introduits dans plein de récits contemporains. On les retrouve jusqu’à l’autre bout du monde.

Quelques livres suggérés

Les classiques que je recommande :

« Perceval ou le Conte du Graal » de Chrétien de Troyes, éditions Poche

« Le Livre du Graal », anonyme, Bibliothèque de la Pléiade, trois tomes.

Cet excellent ouvrage est très complet sur la question du Graal et des mythes arthuriens. Voir http://www.humanite.fr/node/423085

« Le cycle du Graal » de Jean Markale, éditions « J’ai lu », quatre tomes : « La naissance du roi Arthur », « Les chevaliers de la Table Ronde », « Lancelot du Lac », « La fée Morgane ». Entre roman et reconstitution historique d’anciens mythes.

« La légende arthurienne – Le Graal et la Table Ronde » éditeur Robert Laffont

Mon coup de cœur :

« Le cycle de Merlin » de Mary Stewart, Le livre de poche, trois tomes : « La grotte de cristal », « Les collines aux mille grottes », « Le dernier enchantement ».

C’est une approche très subtile du mythe, les personnages sont terriblement attachants, on regrette quand l’histoire se termine. L’histoire est extrêmement cohérente, c’est une reconstitution homogène et crédible d’un matériel très disparate au départ. Entre roman et reconstitution historique d’anciens mythes.

Romans :

« Les Dames du lac » et « Les brumes d’Avalon » de Marion Zimmer Bradley, aux éditions Pygmalion.

Trois tomes, Emmanuèle Baumgartner, Éditeur Honoré Champion : « Lancelot », « La Quête du saint Graal », « La Mort du roi Arthur ».

« Graal – Le chevalier sans nom » de Christian de Montella, suivi de « Graal – La neige et le sang » éditions Castor Poche, livres jeunesse. Au moins quatre tomes.

« Le Cycle de Pendragon », de Stephen R. Lawhead, cinq tomes, Le Livre de Poche, fantasy.

« Perceval ou le conte du Graal », de Anne-Marie Cadot-Colin & Chrétien de Troyes (sic !) Livre de Poche Jeunesse.

Roman policier :

« L’Empire du Graal », Giacometti et Ravenne, édition JC Lattès

Il y a surement encore plein d’autres livres que je n’ai pas répertoriés, tout apport est le bienvenu ! Je vous ai épargné les livres ésotériques sur la question ; il y a plein de choses très farfelues et un peu indigestes dans ce genre particulier…

Bonne lecture !

Eric

40e rencontre du Canapé littéraire : La rentrée littéraire 2016

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Plus que dans tout autre pays, en France, le monde littéraire concentre son attention sur la période septembre-octobre quand la plupart des nouveaux livres paraissent. Ainsi, la « rentrée littéraire » est célébrée comme un événement annuel, avec des numéros spéciaux des journaux et magazines, et naturellement la panoplie de prix littéraires avec ses étapes de la première sélection au décernement solennel au début du mois de novembre. Cependant, si on ne s’occupe pas professionnellement de la littérature contemporaine, on n’a souvent pas le temps de se faire une idée des nombreuses nouveautés à découvrir.

C’est pourquoi nous avons décidé de consacrer aussi cette année une session du canapé littéraire à cet événement littéraire incontournable, et de lire et présenter chacun un de ces nouveaux livres, en grand format, qui se trouvent en grand piles dans les librairies, souvent sur une table spéciale « rentrée littéraire ». Ainsi, nous pourrons avoir une bonne première impression personnelle des nouveautés de cette année.

Pour choisir, le plus efficace serait de se rendre dans une librairie et de juste feuilleter les livres et d’en consulter les quatrièmes de couvertures. Cependant, sur la base des premières sélections des prix littéraires les plus importants, je vous indique également quelques suggestions ci-dessous, en ordre alphabétique, avec les nominations entre parenthèses.

Si vous cliquez sur les titres (Ctrl+), vous arriverez sur les pages de présentation de l’éditeur, et de plus, j’ai ajouté quelques mots clés pour chaque titre, selon ce que j’ai pu comprendre des quatrièmes de couverture. J’espère ça vous aidera de faire votre choix.

Nathacha Appanah, Tropique de la violence (Gallimard) (sélections : Goncourt, Medicis, Femina) – jeunesse, île de Mayotte, violence du quotidien.

Metin Arditi, L’enfant qui mesurait le monde (Grasset) (sélections : Goncourt) – île grecque, projets, enfant autiste, homme retraité.

Sophie Avon, Le vent se lève (Mercure de France) (sélections : Renaudot, Femina) – couple, voyage en bateau jusqu’au Brésil.

Hugo Boris, Police (Grasset) (sélections : —) – quotidien de la police, reconduction à la frontière.

Jean-Marc Ceci, Monsieur Origami (Gallimard) (sélections : —) – premier roman, Japon/Italie, mémoire, amour impossible.

Magyd Cherfi, Ma part de Gaulois (Actes Sud) (sélections : Goncourt) – membre de Zebda, maghrébins en France, identité, jeunesse.

Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Le Dernier des nôtres (Grasset) (Lauréate : Filigranes, sélections : Renaudot, Académie française, Interallié) – New York, 1969, Dresde 1945, deux frères ennemis, amours impossibles.

Catherine Cusset, L’autre qu’on adorait (Gallimard) (sélections : Goncourt, Renaudot, Femina, Décembre, Interallié) – mort d’un ami, Etats-Unis, psychologique.

Jean-Baptiste Del Amo, Règne animal (Gallimard) (sélections : Goncourt, Medicis, Femina) – à travers les générations, relation homme/animal, élevage porcin.

Benoît Duteurtre, Livre pour adultes (Gallimard) (sélections : Renaudot, Décembre, Académie française) – autobiographique, femmes, décès de la mère, naissance/déclin/mort.

Eric Faye, Eclipses japonaises (Seuil) (sélections : —) – Faits réels, Japon, disparitions mystérieuses, Corée du Nord.

Gaël Faye, Petit pays (Grasset) (Lauréat : FNAC, sélections : Goncourt, Medicis, Femina, Académie française, Interallié) – Burundi/Rwanda, jeune garçon, guerre civile.

Laurent Gaudé, Écoutez nos défaites (Actes Sud) (sélections : —) – Agent secret français, archéologue irakienne, Beyrouth, temps, passé.

Frédéric Gros, Possédées (Albin Michel) (sélections : Goncourt, Renaudot, Femina) – 1632, les démons de Loudun, exorcisme, politique, religion.

Nicolas Idier, Nouvelle jeunesse (Gallimard) (sélections : Medicis, Décembre) – Chine contemporaine, jeunesse à Pékin.

Ivan Jablonka, Laëtitia ou la fin des hommes (Seuil) (lauréat : Le Monde ; sélections : Goncourt, Medicis, Décembre) – récit-essai, fait réel, jeune femme enlevée et assassinée, société.

Régis Jauffret, Cannibales (Seuil) (sélections : Goncourt, Renaudot) – roman épistolaire, mère et maîtresse d’un homme, conte cruel, amour.

Serge Joncour, Repose-toi sur moi (Flammarion) (sélections : Femina, Interallié) – ville/campagne, solidarité/égoïsme, amour.

Luc Lang, Au commencement du septième jour (Stock) (sélections : Goncourt, Femina, Décembre) – accident de voiture, déclenchant une recherche, secrets de famille.

Simon Liberati, California girls (Grasset) (sélections : Renaudot) – Charles Manson, meurtre de Sharon Tate, hyper-réalisme.

Marcus Malte, Le garçon (Zulma) (sélections : Femina, Académie française) – enfant sauvage, à l’encontre du monde, de l’humanité.

Laurent Mauvignier, Continuer (Minuit) (sélections : Goncourt, Medicis, Femina, Décembre) – mère/fils, voyage au Kirghizstan, recherche de soi.

Céline Minard, Le grand jeu (Rivages) (sélections : Medicis, Femina) – femme, comment vivre ?, nature.

Christine Montalbetti, La vie est faite de ces toutes petites choses (POL) (sélections : Medicis) – mission d’astronautes, vie quotidienne à la station spatiale, les dernières fois.

Alexandre Postel, Les deux pigeons (Gallimard) (sélections : —) – couple d’aujourd’hui, société française des années 2000.

Yasmina Reza, Babylone (Flammarion) (sélections : Goncourt, Renaudot) – bourgeoisie, drame, malentendu, solitude, couple.

Joann Sfar, Comment tu parles de ton père (Albin Michel) (Sélection : Décembre) – dessinateur BD, décès du père.

Leila Slimani, Chanson douce (Gallimard) (sélections : Goncourt, Renaudot, Femina, Interallié) – couple, nounou, drame, dépendance d’autres personnes.

Laurence Tardieu, A la fin le silence (Seuil) (sélections : Renaudot) – vente de la maison d’enfance, mémoire familiale, attentats en France 2015.

Karine Tuil, L’insouciance (Gallimard) (sélections : Goncourt, Académie française, Interallié) – conflits de la société contemporaine, différents milieux, racisme, politique.

La liste n’est pas tout à fait complète, et bien sûr, comme toujours ce ne sont que des suggestions. Si vous voulez savoir plus sur les titres, je vous recommande le site web de l’Express, où il y a de nombreuses présentations des auteurs et des livres, avec beaucoup de liens.

Vous pouvez bien sûr aussi trouver d’autres titres qui ne sont pas considérés pour des prix littéraires, mais qui se vendent très bien.

Vous trouverez certainement encore d’autres sources de commentaires sur la rentrée, comme par exemple le site de Filigranes…

Je propose que nous choisissions des livres français, mais si vous ne trouvez rien d’intéressant, n’hésitez pas de présenter des nouveautés parus dans d’autres langues.

Bonne lecture !

Johannes

Littérature japonaise du XXe siècle

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Hideo FURUKAWA (Alors Belka, tu n’aboies plus ?)

Masuji IBUSE (La salamandre)

Takuji ICHIKAWA (Je reviendrai après la pluie)

Yasushi INOUE (Le fusil de chasse / Shirobamba / Le sabre des Takeda)

Ira ISHIDA (Call-boy)

Yasunari KAWABATA (Les belles endormies / Le Lac / Pays de neige)

Hiromi KAWAKAMI (Les 10 amours de Nishino, Les années douces)

Mieko KAWAKAMI (Seins et oeufs)

Mariko KOIKE (Je suis déjà venue ici)

Yukio MISHIMA (La mort en été / L’école de la chair)

Akira MIZUBAYASHI (Mélodie)

Haruki MURAKAMI (Saules aveugles, femme endormie/ Kafka sur le rivage/ Après le tremblement de terre / La ballade de l’impossible)

Ryû MURAKAMI (Love & Pop / Bleu presque transparent / Les bébés de la consigne automatique / Miso soup)

Kenzaburô Oé (Dites-nous comment survivre à notre folie)

Yôko OGAWA (La piscine / La grossesse /La mer)

Hideo OKUDA (Les remèdes du docteur Irabu)

Ryoko SEKIGUCHI(Ce n’est pas un hasard. Chronique japonaise)

*Natsume SOSEKI (Oreiller d’herbes / Je suis un chat/ Petits contes de printemps)

Junichirô TANIZAKI (Le chat, son maître et ses deux maîtresses / Journal d’un vieux fou / Quatre soeurs )

Banana YOSHIMOTO (Kitchen)

Akira YOSHIMURA (Liberté conditionnelle / Naufrages)

Si quelqu’un veut chercher autre chose, il y a une liste énorme ici (par auteur): http://www.plathey.net/livres/japon/japon.html

Bonne lecture!

Naomi

38e canapé littéraire: Les classiques incontournables du XXe siècle

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Qui n’a pas encore entendu parler de « Lolita », du « Petit prince » ou de « Gatsby le magnifique » ? Qui n’est pas conscient de l’importance littéraire d’un Kafka, d’un Proust ou d’un Hemingway ?

Vous connaissez certainement cette situation : vous entendez le nom d’un écrivain, vous le connaissez de nom, vous êtes conscients qu’il ou elle est considéré(e) comme un des auteurs les plus importants du XXe siècle, vous savez peut-être même citer le titre de son œuvre la plus connue parce que vous l’avez déjà vu tant de fois en librairie, vous avez éventuellement même une vague idée de quoi ça parle – mais vous n’avez jamais lu cet incontournable auteur ou livre, et vous vous êtes toujours dit que vous devriez le faire un jour.

Alors, voici une bonne occasion : pour la 38e session du canapé littéraire, nous allons chacun lire un de ces « incontournables », qui sont apparemment une référence pour tout le monde… Et n’ayez pas honte, personne ne les aura lu tous, pour chacun il y aura des titres à découvrir finalement.

Selon le degré de connaissance du livre, on pourra commencer comme d’habitude avec une courte présentation du livre, mais ensuite il sera intéressant cette fois-ci de réfléchir ensemble, si l’œuvre mérite sa célébrité, sur ce qui lui a valu l’admiration à travers le temps, et si on recommande aux autres de le lire rapidement, s’ils ne le connaissent pas encore.

Voici une liste de suggestions, bien sûr non-exhaustive, inspirée par plusieurs listes des 100 livres les plus importants que l’on peut trouver sur internet, notamment celui publié par Le Monde, où la littérature française occupe naturellement une place importante.

Bonne lecture !

Littérature française
Alain-Fournier : Le Grand Meaulnes, 1913
Marcel Proust : À la recherche du temps perdu, 1913-1927
André Gide : Les Faux-monnayeurs, 1925
François Mauriac : Thérèse Desqueyroux, 1927
Louis-Ferdinand Céline : Voyage au bout de la nuit, 1932
André Malraux : La Condition humaine, 1933
Albert Camus : L’Étranger, 1942
Albert Camus : La peste, 1947
Antoine de Saint-Exupéry : Le Petit Prince, 1943
Boris Vian : L’Écume des jours, 1947
Marguerite Yourcenar: Mémoires d’Hadrien, 1951
Raymond Queneau : Zazie dans le métro, 1959
Albert Cohen : Belle du Seigneur, 1968
Michel Tournier : Le Roi des aulnes, 1970
Georges Perec : La Vie mode d’emploi, 1978
Marguerite Duras : L’Amant, 1984

Littérature d’autres langues
Joseph Conrad : Au cœur des ténèbres, 1899
James Joyce : Ulysse, 1922
Thomas Mann : La Montagne magique, 1924
Francis Scott Fitzgerald : Gatsby le Magnifique, 1925
Franz Kafka : Le Procès, 1925
Franz Kafka : Le château, 1926
Virginia Woolf: Mrs Dalloway, 1925
William Faulkner : Le Bruit et la Fureur, 1929
Erich Maria Remarque: À l’Ouest, rien de nouveau, 1929
Alfred Döblin : Berlin Alexanderplatz, 1929
Aldous Huxley : Le Meilleur des mondes, 1932
Margaret Mitchell : Autant en emporte le vent, 1936
John Steinbeck : Des souris et des hommes, 1937
John Steinbeck : Les Raisins de la colère, 1939
George Orwell: La Ferme des animaux, 1945
George Orwell : 1984, 1949
J. D. Salinger : L’Attrape-cœurs, 1951
Ernest Hemingway : Le Vieil Homme et la Mer, 1952
William Golding: Sa Majesté des mouches, 1954
Vladimir Nabokov : Lolita, 1955
Jack Kerouac : Sur la route, 1957
Truman Capote: Petit déjeuner chez Tiffany, 1958
Günter Grass: Le tambour, 1959
Harper Lee: Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, 1960
Joseph Heller : Catch-22, 1961
Alexandre Soljenitsyne : Une journée d’Ivan Denissovitch, 1962
Alexandre Soljenitsyne : L’Archipel du Goulag, 1973
Gabriel García Márquez : Cent ans de solitude, 1967
Mikhaïl Boulgakov : Le Maître et Marguerite, 1967
Milan Kundera : La Plaisanterie, 1967
Milan Kundera : L’Insoutenable Légèreté de l’être, 1984
Heinrich Böll : L’Honneur perdu de Katharina Blum, 1974
Italo Calvino: Si par une nuit d’hiver un voyageur, 1979
Umberto Eco : Le Nom de la rose, 1980
John Irving: L’Hôtel New Hampshire, 1981
Salman Rushdie : Les Enfants de minuit, 1981
Salman Rushdie : Les Versets sataniques, 1988
Elfriede Jelinek: La pianiste, 1983
Patrick Süskind : Le Parfum, 1985
Bruce Chatwin: Le Chant des pistes, 1987

Johannes