Archives de Catégorie: Livres d’été

Contributions des participants qui décrivent brièvement les livres lus en été

Les livres d’été – Johannes

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Mes lectures d’été ont commencé par quelques textes de notre canapé littéraire sur l’amitié: d’abord « Reunion » (« L’ami retrouvé ») de Fred Uhlmann, puis « Tonio Kröger » de Thomas Mann. Du premier, j’étais quelque peu déçu. Cette nouvelle se concentre bien évidemment sur le thème de l’amitié comme peu d’autres textes, et elle raconte une belle histoire, mais je trouve que la toute dernière partie, la vie du protagoniste en Amérique et la découverte sur son ami d’enfance, est beaucoup trop courte par rapport à la narration de la jeunesse des deux. « Tonio Kröger » m’a impressioné pour la beauté du langage (en allemand), mais je n’ai pas vraiment percé le sens de ce texte qui traite plusieurs thèmes…

Après ces constats, je voudrais continuer avec une recommandation, ayant lu et beaucoup apprécié:

« Suite française » par Irène Némirovsky

La quatrième de couverture de mon édition parle d’un « tableau de moeurs impressionnant » et d’ « un des meilleurs livres jamais écrits sur la Deuxième Guerre mondiale ». Je peux parfaitement confirmer ces deux jugements.

Le roman a deux parties, qui sont seulement faiblement liées. Même si certains personnages de la première partie sont sporadiquement évoquées dans la deuxième, les histoires racontées sont presque complètement indépendantes. « Suite française » met en scène un moment particulier de l’histoire française, l’invasion allemande de l’année 1940, et l’occupation qui s’ensuit.

La première partie décrit comment la population de Paris réagit face à la conquête immimente de leur ville par l’armée allemande. Marqués par la panique, les gens tentent de s’enfuir vers la campagne, mais, en raison des possibilités de transport limitées (en train et en voiture), ils réussissent plus ou moins bien: certains sont contraints de quitter la ville à pied. La situation extrême, le desespoir, des réfugiés révèle leur vrai caractère, le trait observé le plus étant la lâcheté. A la fin, tout le monde ne songe qu’à sauver sa peau, les riches au début aussi à préserver leur statut. Surtout cette première moitié du roman mérite d’être qualifiée de « tableau » plutôt que d’histoire, car il n’y a pas de personnage principal. Le récit saute d’un personnage à l’autre, et à certains moments les différents destins se croisent.

La deuxième partie se joue à la campagne, dans un petit village, évoqué brièvement dans la première partie, déjà sous l’occupation allemande. Les habitants sont obligés à héberger les soldats allemands, un dans chaque maison. Contrairement à la première partie, le récit se concentre sur deux lignes d’intrigue principales, qui sont pourtant exemplaires pour les deux réactions que la présence de l’ennemi suscite dans le village. Une jeune femme réalise que les soldats, eux aussi, sont des personnes coincées et lassées par la guerre, et tombe amoureuse de l’officier vivant dans sa maison. D’autres habitants n’arrivent pas à faire abstraction de la guerre et expriment leur haîne.

Sans révéler la fin, je dois dire que j’ai fermé le livre avec une certaine déception car le dénouement n’est pas vraiment satisfaisant. Ceci s’explique pourtant par le contexte extrêmement intéressant de l’oeuvre. Irène Némirovsky est née en Ukraine en 1903, mais elle émigre en France avant la Révolution d’Octobre. Là, elle devient une sensation littéraire, mais, d’origine juive, elle ne survit pas l’époque qu’elle décrit si brillamment. En 1942, elle est déportée par les Nazis et meurt peu après à Auschwitz. A ce moment-là, elle travaillait sur un livre monumental sur la deuxième guerre mondiale en France, qui devrait compter cinq parties, et bien plus de 1000 pages. Ce manuscrit est resté disparu pendant plus de 60 ans après sa mort et c’est seulement en 2004, que les deux parties déjà achevées, redécouvertes dans une valise par la fille d’Irène Némirovsky, ont été publiées sous le titre « Suite française ». Les notes trouvées montrent que Némirovsky avait prévu d’écrire trois parties supplémentaires où les personnages introduits dans les deux premières auraient réapparu dans d’autres contextes de la guerre (prisonniers de guerre, batailles, résistance etc.). Ainsi, la fin peu spectaculaire doit être excusée et le livre doit vraiment être considéré comme un tableau.

Johannes

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Les livres d’été – Julie

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Voici mes lectures de cet été:

A Heartbreaking Work of Staggering Genius, Dave Eggers  (Une œuvre déchirante d’un génie renversant)
Un premier roman écrit il y a déjà 10 ans et qui avait fait beaucoup de bruit sur la scène littéraire anglo-saxonne (finaliste du Prix Pulitzer).L’histoire est plutôt simple: un jeune homme (l’auteur) doit s’occuper de son frère cadet à la mort de ses parents. Tout l’intérêt réside dans le style, drôle et ironique, et dans le rapport particulier de l’auteur face à son oeuvre. Eggers fait en permanence référence au processus littéraire, en commentant ou explicitant ses propres choix stylistique et narratifs.
J’ai apprécié cette lecture, mais je ne pense pas que ce livre plaise à tout le monde. Pour un premier essai, ce roman est quand même remarquable.

Journal d’un corps, Daniel Pennac
Je lis peu en français, mais Pennac reste une de mes valeurs sûres. Et son dernier roman ne m’a pas déçue, même s’il a un côté un peu « formule » qui frise l’exercice de style. Le roman est un journal intime tenu uniquemment pour relater la vie du « corps »  (adolescence vue par les transformations physiques et sexuelles, maladies, accidents etc…). Pour moi, Pennac gagne son pari en parvenant à garder le lecteur intéressé tout du long.
Je conseille!

A long walk, Stephen King  (« Marche ou crève »)
J’adore cet auteur américain ultra populaire pour ses récits d’horreur. Mais pour moi, il excelle surtout dans l’écriture de forme courte (nouvelles, novellas) et dans la chronique sociale. Cette longue nouvelle, écrite en 1979, m’a fait froid dans le dos. L’histoire est d’une simplicité redoutable. Dans un futur proche, le jeux le plus populaire s’appelle « La longue marche »: 100 adolescents s’affrontent dans une épreuve de marche forcée. Pas de ligne d’arrivée, c’est le dernier debout qui gagne, les perdants étant tués au premier signe de faiblesse.
Ce qui m’a vraiment touché, c’est le manque total de sens à cette tuerie: les jeunes participent de leur plein gré à ce jeu grotesque, suivi avec avidité par des millions de personnes. Une métaphore à peine voilée de l’obsession militariste des Etats-Unis et du carnage encore récent de la guerre du Vietnam.

Rouge-Gorge,  Jo Nesbø
Un très bon polar norvégien, parfait pour se rafraîchir un peu quand on grille sur une plage.
Si vous aimer les romans policiers  , je vous conseille d’essayer un Nesbø.

Tales of the unexpected, Roald Dahl
C’est un recueil de nouvelles écrites par Roald Dahl, plus connu en France pour ses livres pour enfants (le Bon Gros Géant, Mathilda…).Le ton des nouvelles est résolument ironique, voire cruel, et le récit est souvent construit autour d’un « twist final ». L’écriture est un peu surannée, mais ça m’a rappelé avec nostalgie mes cours d’anglais de lycée.

We need to talk about Kevin, Lionel Shriver  (« Il faut qu’on parle de Kevin »)
Je n’en parle pas plus, car ce roman est parfait pour notre prochain canapé!

Julie

Les livres d’été – Katja

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J’ai voudrais rajouter trois livres qui j’ai lu/je suis en train de lire et qui je peux vous conseiller:

 Histoire d’un Allemand de l’Est par Maximi Leo

Pour tous qui s’intéressent comme moi aux rapports franco-allemands.  Maxim Leo, journaliste au Berliner Zeitung, avait vingt ans au moment de la chute du Mur. Aujourd’hui, il nous raconte  l’histoire de deux générations de sa famille franco-allemande: ses grand-pères et ses parents.  Après avoir combattu dans la Résistance française, son grand-père a contribué à la fondation de la RDA.  Sa mère a cru en l’avenir du jeune Etat communiste, tandis que son père rêvait déjà de le voir disparaître…A travers 60 ans d’histoire, Leo essaye de nous faire comprendre ce que fut la RDA, et d’expliquer les contradictions de l’Allemagne actuelle. J’ai trouvé particulièrement remarquable la manière avec laquelle l’auteur travail avec une clé de lecture historique tellement détaillé de la propre famille… un témoignage à découvrir.

La photographie sociale par Michel Christolhomme

Je suis tombe par hasard sur ce livre dans une librairie indépendante, mais il vaut vraiment la peine. Il présente au lecteur une introduction très intéressante à la photographie sociale, de ses origines au XIXe siècle jusqu’ à nos jours. Comme le dit l’auteur dans l’introduction : « La photographie sociale est la photographie d’investigation et de communication sur les problèmes sociaux. C’est une photographie militante dont l’objet est de témoigner en faveur des victimes et de contribuer à la résolution des problèmes par le témoignage direct et l’action sur l’évolution des mentalités ».  Bref, un livre qui contient des images commentés qui nous font imaginer des histoires tristes, cruels; qui nous font  réfléchir… En plus,   le livre m’a donné envie de étudier plus en profondeur les photographes présentées, comme par exemple l’Américain Jacob Riis avec ses images de la misère à New-York,  Roman Vishniac aves ses photos du ghetto de Varsovie, ou encore Salgado en Afrique et Amérique Latin…

 L’amant  par Abraham Yehoshua

Comme suivi littéraire de mes vacances en Israël, je suis en  train de découvrir plusieurs auteurs israéliennes, parmi eux Amos Oz et Abraham B. Yehoshua. Autres suggestions de votre part sont bienvenus!

L’histoire – ou plutôt : les histoires – du roman L’amant se  déroulent pendant la guerre du Kippour. C’est d’abord l’histoire d’un homme juif, Adam, à la recherche de Gabriel, l’amant de sa femme Assiah. Au même temps, c’est l’histoire d’une famille déboussolée par la mort de leur premier enfant. Et encore, c’est histoire d’un jeune arabe qui travaille au garage d’Adam. C’est que j’aime beaucoup de ce livre, est que l’auteur change en continuation la prospective, c’est-à-dire qu’il fait  tour à tour chaque personnage, de façon à découvrir la même histoire, les mêmes événements, les mêmes détails, sous le regard de chacun…

Je suis très contente de vous rencontrer tous la semaine prochaine et de découvrir des nouveaux titres ensemble!

 Katja

Les livre d’été – Eric

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J’ai lu plusieurs livres cet été, j’ai choisi de vous en commenter trois.

1) Commençons par le plus sérieux : « L’Europe mal-traitée » (sic) par « Les Economistes atterrés » aux éditions « Les Liens qui Libèrent » nous éclaire sur le « Pacte budgétaire » du 2 mars 2012 adopté par les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro. Je cite (page 12) : « On a beau chercher, on ne trouvera pas un mot sur la finance ni sur la manière dont elle a accéléré tous les déséquilibres d’un capitalisme rendu aux forces erratiques du marché par trente années de dérégulations systématiques. Rien sur le chantage permanent et les krachs récurrents que les marchés infligent à nos sociétés. Rien sur l’absurdité qui consiste pour la Banque centrale européenne interdite de financer directement les déficits publics, à inonder les banques privées de plus de mille milliards d’euros de crédits à très faible taux (1%) pour que les banques puissent ensuite (…) prêter une partie de ces sommes aux Etats à 3%, 5% ou 10%. Rien sur l’accroissement spectaculaire des inégalités sociales, du chômage, de la précarité et de l’instabilité économique qui ont découlé de la montée en puissance du capitalisme financier. » Ce traité ne s’attaque à aucune des causes de la crise actuelle, et risque d’aboutir à l’explosion de l’euro et à l’effondrement de ce qui nous reste de démocratie en Europe. Ce livre est à lire absolument !

2) Il y a des livres qui sont lumineux et bienfaisants. Il y en a d’autres qui sont noirs et laissent un gout de désespoir dans la bouche. « Les Enfants terribles » de Jean Cocteau, admirablement bien écrit, fait partie de ces derniers. Il raconte la décadence mortifère de jeunes bourgeois désœuvrés. Les personnages sont monstrueux. On pourrait résumer le livre autrement : une passion immature et incestueuse entre un frère et une sœur vivant dans un univers confiné et un désordre total. Le désordre est aussi bien intérieur aux personnages qu’extérieur. Je ne parlerais pas ici d’un véritable amour : l’amour véritable élève, jamais n’abaisse ni ne tue ! Les personnages sont enfermés en eux-mêmes, incapables d’un vrai élan vers l’autre. Trop souvent la passion est confondue avec l’amour : la passion peut mener vers l’amour, mais sans amour elle mène vers la destruction. Trop de critiques littéraires sont dans cette totale confusion lorsqu’ils commentent ce livre. Il faut dire que la langue française si riche par ailleurs est horriblement pauvre quant au mot « amour » : on peut « faire l’amour » sans aucun amour, et « tomber amoureux » alors que tout simplement on éprouve de la passion pour quelqu’un. Sauf aux amateurs de belle écriture, ce livre ne vous apportera rien sinon un gout de cendres…

3) « Les animaux célèbres » de Michel Pastoureau nous mènent dans un univers de symboles. C’est un livre distrayant, il se lit très facilement. L’auteur est féru de culture médiévale occidentale. Je regrette juste ses lacunes en culture byzantine. Le passage sur l’âne et le bœuf de la crèche de Noël en ressort particulièrement appauvri ! Malgré cela, c’est un livre très instructif à lire par tous les amateurs de symbolisme ou tout simplement d’histoires amusantes.

Je vous salue tous et vous souhaite une bonne rentrée

Eric

Les livres d’été – Flavia

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Je vous avoue que je ne lis pas beaucoup… ou plutôt je ne lis pas rapidement : ce qui fait que la liste de bouquins terminés à la fin de l’an n’est pas trop longue, mais… Mais il y a l’été pour allonger la liste : le rythme de travail ralentit, les activités sociales sont plus souples et le temps et les énergies intellectuelles pour les lectures sont élargis.

Tout ça pour dire que les 5 livres consommés entre fin juin et fin aout sont effectivement beaucoup pour moi, surtout parce que il y a des œuvres importantes :

Les mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar : c’est le livre parfait. La critique qu’on fait à l’écrivaine belge est basée sur le fait que un homme de l’époque, de plus un empereur, n’aurait jamais écrit avec une telle honnêteté, ou n’aurait point écrit demandant à un intellectuel contemporain de laisser son éloge pour le futur. C’est peut-être vrai mais est ce qu’il est important ? Il est un livre tellement beau que après l’avoir lu, le lecteur n’est plus autant intéressé à la véridicité (bien qu’elle soit respectée et glorifiée par Marguerite) mais il est intéressé à retrouver dans sa vie les passions, les aventures, les dangers, les ennemis et les amis de l’empereur et sera étonné de retrouver tout ça dans sa propre petite vie d’homme ou femme qui ne gère pas un empire.

Siddhartha d’Herman Hesse. La route pour la sagesse et le bonheur n’est pas droite et n’est pas facile, n’est surtout pas la même pour tout le monde. Banale peut être ? ça depent: si c’est M Hesse qui le dit à travers un compte entre le réel et le extra-ordinaire, n’est moins que fascinant. La prochaine fois que je croise un fleuve je me mettrai à l’écoute…

One Fifht Avenue de Candace Bushnell qui est l’autrice du célèbre « Sex and the City ». Un livre de plage, facile, sans gros enseignements philosophiques mais plutôt riche de réflexions sur la vie contemporaine : l’autrice connaît les gens, la vie, les hommes et les femmes d’aujourd’hui, leurs passions plus nobles ou plus baisses et y bâtit dessus des histoires, des personnages qui se rencontrent, se perdent, se croisent à nouveau, trompent et se trompent, aiment et apprennent à aimer.

Ça faisait très longtemps que je voulais lire Lessico Familiare de Natalia Ginzburg et la séance du prochain Canapé m’en a donné l’occasion ! Laissant donc à côté l’aspect lié aux relations familiales, il est intéressant de souligner ici que l’autrice part des expressions et des phrases utilisées à la maison, en famille (lessico signifie vocabulaire), pour raconter l’histoire de sa famille, et quelle famille ! et quelle histoire !, je vous laisse le découvrir. Le style est facile, presque la transcription d’un compte oral : cela correspond aux souvenirs plus anciens de l’autrice enfant et change au fur et à mesure que Natalia devienne adulte et que la vie devienne complexe, même dangereuse et dramatique pendant la guerre.

La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier qui m’a déçu ! Le livre est agréable, la description de la vie de l’époque intéressante ; l’idée de créer une histoire à partir d’une œuvre d’art dont on ne connaît pas grande chose, intrigue le lecteur. Pourtant le fait que le roman soit écrit en première personne crée des problèmes : par exemple, comment est-il possible que une jeune fille qui ne connaît presque rien et qui demande à son maître le significat de certains mots, soit capable de nous raconter son histoire avec un langage si riche, détaillé, complexe ? Et comment est-elle capable d’interpréter le caractère des autres si bien, si elle n’est jamais sortie de chez soi avant le début de l’histoire ? Est-elle si douée ? ou c’est peut être le cas d’un personnage qui est devenu trop puissant ?

Flavia

Les livres d’été – Marco

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Pendant que tout le monde est parti en vacances, la ville est plus calme. Le rythme au travail a aussi diminué.

Je décide, donc, de (me) dédier et de réserver du temps à la lecture. Même si de temps en temps ma tête fuit vers des paysages de mer et les rayons de soleil me font rêver des plages exotiques, ma liste de lecture me reporte à la réalité des faits: je dois rester en ville.

Avec cet état d’esprit, voilà que je termine ces livres dont je voudrais partager mes réflexions avec vous:

« Guerra agli uomini » de Wu Ming (http://www.railibro.rai.it/recensioni.asp?id=197): le nom de cet auteur est en réalité un collectif d’écrivains italiens « alternatifs ». Le roman parle d’un jeune homme qui décidé de fuir sur les montagnes pour fonder une nouvelle civilisation troglodyte. En ligne avec leurs décisions de céder leurs droits d’auteur, les écrivains mélangent des réflexions assez pointues sur notre civilisation occidentales (immigration, société de consommation de masse, rapport travail-homme, etc.) avec un mystère à résoudre (disparition d’un chien) et une histoire d’amour. A lire par tous les passionnés de la « critique sociale »! P.S: le titre est tiré d’un roman de Krott.

« Qui a tué Palomino Molero » de Mario Vargas Llosa (http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/11940): en ne connaissant pas ce prix Nobel, j’ai décidé de lire un petit roman qui raconte la mort d’un jeune homme métis dans un petit village du Mexique. Les chapitres se suivent assez rapidement: une petite fresque sociale est peinte entre les lignes qui décrivent la résolution du crime. Peut-être ce livre ne représente pas au mieux cet auteur…

« Non ti muovere » de M. Mazzantini (http://it.wikipedia.org/wiki/Non_ti_muovere_%28romanzo%29) : j’ai décidé de lire ce best-seller italien pour savoir où la littérature italienne contemporaine se situe. Le roman se lit très facilement. Le livre décrit les  réflexions d’un médecin de 50 ans sur sa vie. L’histoire est raconté à sa fille (qui a subi une opération chirurgicale très délicate suite à un accident de voiture) en lui révélant son passée caché (histoire d’amour avec une femme rencontrée par hasard). Touchant!

« Les enfants terribles » de Cocteau (http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Enfants_terribles_%28roman%29): ce roman raconte l’histoire du lien entre frère et sœur orphelins et leur relation avec le monde extérieur (surtout avec un autre jeune garçon et une jeune fille). Insouciants des problèmes de la quotidienneté de la vie, les enfants semblent être sans points de repères et vivent dans un « jeu ». Les épisodes mêlent le thème du rapport fraternel, amour, jalousie et mensonge. Le style rend la lecture un peu difficile. Surement, ce n’est pas un de mes livres préférés.

« Bonjour Tristesse » de F. Sagan (http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/5027): raconte « autobiographique » de l’autrice sur un été passé au Midi quand elle était adolescente. Le thème principal est la découverte de l’amour et du sexe. En cours de lecture.

« Sense and Sensibility » de J. Austen (http://en.wikipedia.org/wiki/Sense_and_Sensibility): Classique de la littérature anglaise. Après « Pride and Prejudice« , un autre binôme de sentiments et un autre couple de sœurs différentes l’une de l’autre. En cours de lecture.

Marco