Archives de Catégorie: Invitations

Invitations à différents événements et initiatives soit du Canapé soit d’autres sujets.

Séance n. 54 : Les histoires du 1968

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50 ans sont passés du 1968 et plusieurs articles et livres dédiés à cette année qui a marqué l’histoire récente et la conscience collective, sont disponibles dans les journaux et les magazines ainsi que sur l’internet. A plusieurs se sont penchés sur l’héritage du 1968, en se posant des questions sur les liens entre événements, sur les combats, sur les conquêtes et les chutes des mouvements de contestations qui à la fin des années ‘60s ont essayé de changer le monde.

Nombreux événements ont eu lieu en 1968 partout dans le globe et des nombreux thèmes ont été l’objet des contestations et des protestations à partir du 1965 jusqu’à la fin des années ’60s, le ’68 étant le pic qui a marqué la conscience collective. Ce n’est pas celui-ci le lieu pour évoquer événement ni thème sur lesquels l’on peut trouver des nombreux ouvrages sociologiques, historiques, politiques. Ce que je vous propose pour notre séance dédiée à cette année marquante, est de s’en approcher d’un angle personnel et romanesque, de regarder comment les protagonistes ont vécu ces événements, quels étaient leurs combats, leurs désirs, leurs quêtes personnelles et pour la société.

Le centre de notre discussion ne sera donc que la contestation du May ‘68 à Paris mais l’œil des jeunes qui à Berkley, à Prague, à Paris sont descendus dans les rues pour porter leurs idéaux, rompre avec la société des pères, demander la démocratie, la justice sociale ou la fin des discriminations raciales et celle d’une guerre qui les tuait sans pitié. Les jeunes étaient les protagonistes d’une volonté de rupture d’une société telle que celle créée par leurs pères, ce qui a fait inévitablement basculer l’équilibre de plusieurs familles et le destin individuel des activistes les plus engagées.

L’internet est riche d’articles et même de bibliographies des romans dédiés au 1968. Je vais donc vous renvoyer vers les liens qui me semblent plus intéressants :

Un usager de Babelio a préparé cette excellente bibliographie qui comprend surtout des auteurs français : https://www.babelio.com/liste/1324/Mai-68

Cet article de The Guardian propose des ouvrages internationaux : https://www.theguardian.com/books/2018/may/11/may-1968-the-revolution-retains-its-magnetic-allure

Pour ceux qui aiment la bande dessinée, voici une bibliographie dédiée à la bande dessinée et le ’68 : https://journals.openedition.org/belphegor/1012?lang=en

Il ne manque pas des recueilles d’ouvrages sorties en 1968 et qui étaient achetés et lus pendant l’année ; pour ceux qui lisent l’italien, voici un petit article assez intéressant : http://quiquotidiano.it/2018/03/17/letteratura-1968-carrellata-flash-di-scrittori-poeti-sia-italiani-che-stranieri/. Dans ce contexte on ne peut pas manquer d’évoquer le livre d’inspiration des étudiants en révolte, c’est-à-dire « L’Homme unidimensionnel » de Herbert Marcuse. Si vous ne l’avez pas lu, cet article de Le Monde pourrait vous aider : https://www.lemonde.fr/idees/article/2008/08/04/l-homme-unidimensionnel-par-stephane-legrand_1080098_3232.html. L’analyse sociologique et historique ne sera pas l’objet de notre discussion mais si vous voulez approfondir, l’ouvrage de Richard Vinen, « The long ’68« , qui est sorti en avril 2018 présente et explique les événements globaux.

Pour terminer, voici ma petite sélection d’ouvrages romanesques qui pourraient donner une contribution par rapport à l’approche que je vous propose pour notre séance de la rentrée : les histoires individuelles. N’hésitez pas à ajouter vous suggestions en commentaire à ce post.

A Paris, au printemps, ça sent la merde et les lilas, de Régine Deforge qui est condamnée pour « outrage aux bonnes mœurs par la voie du livre » par la 17e Chambre correctionnelle pour les œuvres érotiques publiés par sa maison d’éditions.

Chien blanc, un regard de Romain Gary sur l’Amérique des contestations.

Chronique de May ’68, Mavis Gallant, Canadienne de langue anglaise habitant Paris, a tenu un journal du 3 mai au 4 juin 1968.

Camarade de classe, Didier Daeninckx nous raconte, avec précision et humanité, l’histoire d’une génération marquée par les bouleversements des années soixante et soixante-dix.

Derrière la vitre, Robert Merle, Au huitième étage de la tour, les étudiants, assis dans les fauteuils des mandarins, s’emparaient symboliquement du pouvoir.

Fleurs de rage, Jacques Mondoloni. Souvenirs de printemps, alors que les pavés fleurissaient dans les mains des étudiants et que ceux-ci offraient leurs bouquets aux flics hilares, bâtons de guignol dans les mains.

Forget ’68, de Daniel Cohn-Bendit, Stéphane Paoli et Jean Viard. Réflexions sur les ’68 accompagnés des témoignages et souvenir de l’étudiant expulsé Daniel Cohn-Bendit.

Jeunes femmes rouges toujours plus belles, Frédéric H. Fajardie. Freddy et Teddy sont deux jeunes chiens fous. Ils vont de manifs en émeutes jusqu’au jour où la police les choisit à leur insu pour monter une provocation.

La Manière noire, d’Hélène Parmelin est la vie d’un écrivain nommé Faubourg, à Paris, à la fin du mois d’octobre 1968, entre six heures du soir un certain jour, et l’aube de la nuit suivante.

L’insoutenable légèreté de l’être, Milan Kundera. La relation tourmentée d’un couple pendant plusieurs années et plusieurs pays.

L’uso della vita, Romano Luperini : roman historique qui comte le ’68 à Pisa en mescland faits et personnages réels et de fiction.

My Revolutions de Hari’s Kunzru dont le personnage principale participe au mouvement de contestation contre la guerre au Viet Nam aux Etats Unis et rentre par la suite dans un groupe terroriste.

Qu’as-tu fait de tes frères? de Claude Arnaud. La confession d’un enfant d’une époque qui continue de hanter notre imaginaire.

Vogliamo tutto (disponible en français avec le titre de Nous voulons tout), de Nanni Balestrini sur les luttes ouvrières des années ’68 et ’69 en Italie.

Bonne lecture,

Flavia

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Invitations aux lecteurs … à Bruxelles

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Cher(e)s ami(e)s,

Nous voudrions démarrer un salon ou cercle littéraire et nous souhaiterions inviter des amis qui s’intéressent autant que nous à la lecture et aux livres…

Le salon littéraire, en particulier le salon parisien du XIXème siècle, reste dans l’imaginaire des amants des beaux-arts une sorte de culte ou de mythe autant que les cafés de la rive gauche des impressionnistes. Nous sommes pourtant à Bruxelles au XXIème siècle et, sans être Madame de Staël, restons toujours aussi curieux et passionnés pour la littérature et le monde qui nous entoure. Du mythe des salons littéraires et du désir de partager avec des amis les idées et les émotions données par les livres naît l’idée d’organiser une sorte de cercle littéraire : le Canapé Littéraire.

Si comme nous vous avez envie de partager cette passion, de connaître des nouveaux titres et de voir des livres déjà lus avec d’autres yeux, nous vous proposons de se rencontrer une fois par mois dans un café avec des ambitions littéraires, le Blomqvists, et de discuter des livres, sous l’inspiration d’un thème chaque fois différent, tout en suivant des simples règles.

Règles : être intéressé ! C’est bien la règle principale : il n’est pas nécessaire de lire des tonnes de livres par an – l’essentiel est d’aimer les livres et d’aimer lire, de vouloir partager ce qu’on a lu et de vouloir découvrir des nouveaux auteurs, titres, tendances. Tous les mois, un thème sera proposé: vous serez invités à lire des livres à votre choix et développer ce thème à votre guise, à en explorer tous les aspects et de là s’embarquer vers d’autres réflexions. Un mot accueille en soi tout un monde et peut donner des idées, des pensés différentes d’une personne à l’autre selon notre vécu, notre culture, nos racines, notre langue maternelle. Voilà pourquoi un même thème pourra amener deux personnes à lire des livres tout à fait différents.

Lieu : Café Blomqvists, situé dans le quartier Saint Boniface (rue Francart, 14 – 1050 Bxl)  et géré par Vitalba, elle-même passionnée de la littérature. Le café offre déjà des livres en plusieurs langues qui aideront à coup sûr nos réflexions… tout comme les petits pains maison à la cannelle qu’on pourra y trouver !

Quand : un mercredi par mois à 19h – première séance mercredi 21 Mars 2012, deuxième 25 avril, et puis à décider ensemble !

Langue de communication : le français bien que vous soyez évidemment libres de lire dans les langues que vous préférez.

Katja et Flavia