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Séance 45: Migrations

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Notre chère petite planète a dû voir beaucoup des choses bouger, changer de place, migrer. Les animaux migrateurs par example sont nombreux : des poissons aux oiseaux, à certains mammifères ; il existe même des papillons migrateurs !

L’homme, qui est toujours un animal, migre aussi. Depuis que nos deux pattes ont touché cette terre, on a commencé à se déplacer sans jamais s’arrêter et, en partant du cœur de l’Afrique, on est arrivé à peupler toute la terre. Personnellement, j’ai toujours trouvé cela magique, que l’homme est arrivé à traverser des mères immenses, des montagnes escarpées, des steppes arides, sans la technologie d’aujourd’hui, pour aller habiter simplement partout sur cette terre. Et oui, on l’a bien chatouillé cette notre chère terre avec nos deux petites pattes !

J’imagine un groupe d’hommes et femmes primitifs qui décide de laisser la communauté pour aller ailleurs. Pour quelles raisons ? la famine, des luttes internes, besoin de plus de terres ou d’un enivrement plus favorable, l’exile, la peur, la curiosité et l’instinct de recherche que seule l’homme a et qui le rend un animal assez spéciale. Des raisons différentes ont donc poussé les hommes à migrer mais j’y vois un élément commun, c’est-à-dire la communauté, le groupe. La communauté, ou une partie d’elle, décide d’aller chercher un autre endroit pour vivre. Ils prennent leurs familles, leurs simples outils, les armes pour la chasse et vont à l’encontre de l’inconnu.

Le mouvement ne s’est pas arrêté et aujourd’hui hommes et femmes continuent à bouger afin d’améliorer leurs vies. Les raisons ne sont peut-être pas très différentes de celles du passé ancestrale : le besoin de travailler, le manque de nourriture, la famine et les catastrophes naturelles, les guerres, l’exile, la peur et l’espoir, et finalement cette curiosité, cette envie de découvrir l’inconnu. Le choix de migrer par contre n’est plus seulement au niveau de la communauté ou du groupe mais, à mon avis, individuel ou familiale.

C’est sur ce dernier point que je vous propose de se concentrer pour la prochaine séance : les choix, les difficultés, les histoires personnelles. Bien évidemment la migration est un phénomène social très large et je ne vous demande donc pas de mettre à côté la dimension sociale/politique/économique, mais plutôt de la voir comme l’arrière-plan, la scénographie des histoires personnelles. Je voudrais donc que, lors de notre rencontre, on discute des individus et leurs histoires. Lors de la séance vous serez donc appelés à vous identifier avec le protagoniste de votre roman et le laisser parler à travers vous !

La littérature a abordé ce sujet de plusieurs points de vues ; il existe beaucoup des titres, dans toutes les langues, des tous les pays. Pour cette bibliographie, je me suis concentrée sur des œuvres en français mais je n’ai pas exclus quelques peu de titres en anglais et italien, même si dépourvus de traduction française. Plusieurs titres sont récents et signés par des auteurs immigrés ou originaires des endroits du monde différents de ceux desquels ils habitent. Toutefois, je vous invite, si vous avez envie, à découvrir des histoires du passé, de quand on quittait l’Europe pour aller chercher sa chance ailleurs – histoire de se souvenir que l’Europe a été, et parfois est encore, une terre d’émigration !

Les premiers deux livres de la liste sont parmi les 12 gagnants du Prix de littérature de l’Union européenne qui, depuis 2009, récompense les écrivains émergents en Europe: https://ec.europa.eu/programmes/creative-europe/actions/literature-prize_fr

Avant de vous souhaiter une bonne lecture, je voudrais vous demander d’intégrer cette liste avec vos suggestions en commentaire à ce post !

 

The Year of the Runaways, Sunjeev Sahota (disponible en anglais)

Δενδρίτες (Dendrites), Kallia Papadaki (disponible en grèque)

Madame Bâ, Erik Orsenna

Americanah, Chimamanda Ngozi Adichie

Middlesex, Jeff Eugenides

Leo l’Africain, Amin Malouf

Persepolis, Marjane Satrapi (roman graphique)

How the Garcia girls lost their accent, Julia Alvarez (disponible en anglais)

Le Grand Quoi. Autobiographie de Valentino Achak Deng, Dave Eggers

Ulysse from Bagdad, Eric-Emmanuel Schmitt

Désorientale, Négar Djavadi

Eldorado, Laurent Gaudé

Des fourmis dans la bouche, Khadi Hane

Lyuba ou la tête dans les étoiles, Valentine Gobi

Mémoires d’immigrés, Yamina Benguigui

Droit du sol, Charles Masson (roman graphique)

La mer, le matin, Margaret Mazzantini

Partir, Tahar Ben Jelloun

Le ventre de l’Atlantique, Fatou Diome

Adua, Igiaba Scego (disponible en italien et traduction anglaise)

L’ultimo arrivato, Marco Balzano (disponible en italien et traduction allemande)

Le gang des rêves, Luca di Fulvio

Signes qui précéderont la fin du monde, Yuri Herrera

 

Toutefois, mes livres préférés sur ce thème sont ceux que j’achète en été sur la plage en Italie; des immigrés de toute partie du monde mais surtout venant d’Afrique, marchent pour toute la journée sur la plage sous une grande chaleur en offrant des marchandises différentes : il y en a qui vend des lunettes de soleils et des sacs, des serviettes de plage et des ballon, et il y en a aussi qui vend petits livres ; il s’agit des livres d’éditions indépendantes écrits par d’autres immigrés qui racontent leur histoire personnelle d’émigration et intégration en Italie, ou les légendes des leurs pays, ou les histoires que leurs mères leur racontaient quand ils étaient enfants. Cette séance est dédiée à ces livres, ces histoires et ces personnes.

 

Bonne lecture

Flavia

Séance 44 du canapé: La redécouverte de la rencontre

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Qu’est-ce que c’est une rencontre? La rencontre désigne le ‘fait de rencontrer quelqu’un, de se trouver en sa présence sans l’avoir cherché’ (La Rousse). Elle est aussi définie comme ‘un commencement. Mais le commencement de quoi? C’est là qu’on entre dans l’acceptation. Accepter ou refuser ce qui vous arrive.”(Alain Badiou) et « Une vraie rencontre, une rencontre décisive, c’est quelque chose qui ressemble au destin.’ (Tahar Ben Jelloun)

Pourquoi la redécouvrir? La rencontre moderne prend des formes nouvelles. L’utilisation massive des réseaux sociaux (comme Facebook) et d’applications de rencontres (par exemple Tinder) a, en effet, un véritable effet de dématérialisation de la nature de la rencontre, qui, par conséquence, se caractérise de plus en plus par la ressemblance, la marchandisation, et le contrôle. On ne fait plus confiance au hasard, à l’imprévu, qui par contre nous emporte là où l’on n’aurait jamais eu le courage d’aller.

Cette tendance vers ‘l‘absence de la rencontre’ dans sa forme immédiate m’a donné envie d’aller à la recherche des formes de rencontre en littérature et d’interroger la littérature sur le rôle et les éléments enrichissants qu’une rencontre peut apporter au lecteur. Par ailleurs, un livre ‘c’est aussi une rencontre. Toutes les rencontres sont inoubliables, même quand on en croit les avoir oubliées. Il y en a cependant qui nous bouleversent profondément, qui changent notre manière de voir, de penser, de réagir.’ (Jean-Paul Nozière)

De fait, la littérature semble émaillée de rencontres diverses qui ont un effet décisif sur la vie du personnage ou bien du narrateur: rencontres au hasard ou rencontres orchestrées, rencontres entre deux ou plusieurs personnes, rencontres-retrouvailles, rencontres que le personnage aurait besoin de faire, ou encore rencontres impossibles…
Souvent la rencontre se passe au début de la narration, car elle permet de diriger le personnage vers de nouvelles pistes. Mais parfois, elle arrive après que le personnage a déjà surmonté une série d’obstacles… En tous cas, la rencontre n’est jamais neutre : elle engage l’avenir, pour le meilleur et pour le pire.

Par ailleurs, la rencontre avec l’autre est souvent aussi la (re)-découverte et mise en question de soi-même et de sa certitude: comme tout le monde appartient en effet à une réalité bien concrète, située dans un lieu, une histoire, avec une culture, une organisation sociale, etc., rencontrer l’autre signifie ainsi s’ouvrir à d’autres points de vue, d’autres vérités. ‘Tu ne vaux que ce que valent tes rencontres, le seul luxe est celui des relations humaines.’ (Antoine de Saint-Exupéry)

Pour cette séance du Canapé Littéraire, je vous propose donc de redécouvrir différents types de rencontres dans le domaine littéraire. Il sera ensuite intéressant de réfléchir ensemble sur leur rôle et leur importance.

Voici quelques pistes qui peuvent guider vos lectures et ensuite notre discussion:

  • Quelles sont les caractéristiques de la rencontre et quel est son but? Quelle est la fonction de la rencontre pour la narration de l’hisoire?
  • Qu’est-ce que le personnage cherche? Qu’est-ce qu’il trouve et retire de la rencontre ?
  • Est-ce que la rencontre pose des questions qui peuvent inspirer le lecteur et influencer sa vision du monde?

Voici également quelques suggestions de lecture qui sont bien entendu seulement un début et vous pourriez y rajouter d’autres titres dans lesquels la rencontre joue un rôle déterminant.

  • E.T.A. Hoffman, Le Vase d’or, 1814 L’étrange rencontre avec un serpent bouleverse le cours de la vie d’Anselme, jeune étudiant
  • Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913 Un récit singulier et autonome de la passion amoureuse qui lie un esthète à une « cocotte ».
  • André Breton, Nadja, 1928 Mot clefs : Surréaliste, Rencontre, Amour, Société
  • Antoine de Saint Exupéry, Le Petit Prince, 1943 Un conte poétique et philosophique sous l’apparence d’un conte pour enfants.
  • Albert Camus, La Femme adultère, 1957 Janine, désabusée par sa vie médiocre de femme au foyer qui accompagne son mari représentant en tissus dans le sud algérien, connaît une expérience fusionnelle avec le désert qui la comble.
  • Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, 1958 Le récit de la construction d’une identité. Des proches et des amis acquièrent le statut de guides, avant le détachement progressif de la jeune femme qu’est Simone de Beauvoir et qui permet son cheminement propre.
  • Georges Perec, Un homme qui dort, 1967, Le décrochage d’un jeune homme, qui du jour au lendemain, abandonne sa vie d’étudiant parisien et ne rencontre plus personne
  • Philippe Labro, Un été dans l’Ouest, 1988 Mot clefs : Amour, Rencontre, Roman autobiographique, États-Unis, Initiation
  • Françoise Giroud, Leçons particulières, 1990 L’autrice évoque non pas une seule, mais plusieurs rencontres décisives.
  • Didier Van Cauwelaert, Un aller simple, 1994 Mot clefs : Récit de voyage, Immigration, Rencontre, Gitans, Prix Goncourt
  • Jaques Poulin, La Tournée d’automne, 1997 La tournée d’un chauffeur de bibliobus entre Québec et la côte nord, dont la vie monotone va changer après sa rencontre avec Marie.
  • Ian McEwan, Un bonheur de rencontre, 2003 Mary et Colin se connaissent trop. Leur amour n’en finit pas de mourir. Tout bascule le jour où ils rencontrent Robert et son épouse, la mystérieuse Caroline.
  • Hélène Gaudy, Vues sur la mer,2006 2e sélection du prix Médicis, Mot clefs : Rencontre, Femme, Vie quotidienne
  • Henry Bauchau, Déluge, 2010 Florence, une intellectuelle parisienne, fait la connaissance d’un peintre vieillissant, Florian, dans un petit port du Sud de la France où elle s’est installée pour soigner une grave maladie.
  • Philippe Grimbert, La mauvaise rencontre, 2010 Rien n’aurait dû séparer les deux garçons, croix de bois croix de fer, à la vie à la mort. Il n’y a pas eu de rivalités imbéciles, c’est autre chose qui les a déchirés, quelque chose qui était là depuis le début, mais que personne ne pouvait encore imaginer.
  • Isabelle Pestre, La rencontre, 2012 Dans un univers charnel, poétique et végétal, le parcours poignant d’une jeune femme en quête d’elle-même. Finaliste du Prix des deux Magots
  • Antoine Laurain, La femme au carnet rouge, 2014 Rencontre, Littérature Française, Comédie romantique, Jeu de piste, Destins croisés, Sac à Mains
  • Alessandro Baricco, Trois fois dès l’aube, 2015, Deux personnages se rencontrent à trois reprises.
  • Olivier Poivre d’Arvor, Le Jour où j’ai rencontré ma fille, 2016 À la cinquantaine, moment où son désir d’enfant, jusqu‘ici inexistant, devient une évidence, le narrateur apprend qu’il est stérile. Quelques mois plus tard, il rencontre une fillette de 7 ans au Togo : leur premier contact est bouleversant, l’instant est décisif, c’est Amaal qui sera sa fille. Mais comment fait-on quand on est un homme célibataire pour devenir père ?
  • Emmelene Landon, La Baie de la Rencontre, 2017 La Baie de la Rencontre raconte un retour, celui de George, en Australie, sa terre natale, quittée dans l’enfance. Mais par où aborder ce pays continent ?
  • Kelley York, La rencontre du dernier espoir, 2017 « L’histoire de ces trois ados réunis par des forces qui nous dépassent vous brisera le cœur. Leur amitié plus forte que la mort est décrite avec un talent et une émotion qui vous laisseront K-O. »

“Lire, c’est partir à la découverte d’un univers, c’est aussi partir à la rencontre de celui qu’on est.” (Claire Genoux). Je vous souhaite une belle lecture !

Katja

Séance 43 du Canapé: Guerre et littérature.

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Avec l’amour, la guerre est peut être l’un des plus anciens thèmes de la littérature.  De la Grèce antique (L’Iliade) aux livres écrits sur les conflits contemporains, la liste des livres parlant de la guerre est sans fin.
Si de très nombreux romans se veulent de témoigner directement de la guerre en la laçant au centre du récit, elle est aussi un motif récurrent dans tous les types de littérature. Du roman historique (Guerre et Paix) au roman d’amour (Un long dimanche de fiançailles) en passant par le fantastique et la science-fiction (La guerre des mondes)… On peut aussi penser à la série de romans policiers de James Lee Burke, avec son personnage de flic vétéran du Vietnam (Dans la brume électrique avec les morts confédérés), ou aux romans centrés autour de réfugiés/émigrés et de leur famille  (Middlesex).
A cette richesse de forme s’ajoute l’universalisme du thème, que l’on retrouve dans les
littératures du monde entier, permettant non seulement de mieux comprendre des enjeux qui peuvent nous échapper par le biais seul de l’histoire, mais également des regards croisés fascinants sur un même conflit.
Afin de vous guider dans votre choix et votre lecture, voici quelques pistes de réflexion
supplémentaires:

  • quel est le type de littérature?  fiction, roman autobiographique, journal, correspondances écrites durant une guerre, pièce de théâtre, poème…?
  • l’auteur a-t-il un lien direct avec la guerre? Est-il lui-même un vétéran, une victime, un témoin, un historien….?
  • les personnages sont-ils eux-mêmes des soldats, des civils, des dirigeants, des membres de la famille…?
  • si la guerre est le thème principal du livre, quel en est le but? témoignage, pacifisme,
    patriotisme, exaltation de l’héroïsme…?
  • quel est le « positionnement » du lecteur? fascination avec la guerre, respect, colère, volonté d’apprendre, de comprendre…?
Dresser une bibliographie exhaustive étant impossible, je vais me borner à vous proposer des ouvrages qui m’ont particulièrement marqués:
Série de bandes-dessinées de Jacques Tardi sur la 1ere guerre mondiale et notamment:
C’était la guerre des tranchée, Putain de guerre ou Le dernier assaut.
Tardi décrit la guerre comme une boucherie insensée et un gâchis humain, et est résolument anti-nationaliste. C’est étrangement le premier « livre » qui me soit venu à l’esprit lorsque je préparais la bibliographie. J’y vois là la force des visuels de Tardi qui montre de façon frontale toute l’horreur physique et mentale de la guerre.
Catch-22 de Joseph Heller
Je l’avais présenté au canapé sur les classiques. Un monument de la littérature américaine, et un chef d’œuvre satirique sur la 2ème guerre mondiale.
Tout est illuminé (Everything Is Illuminated) de Jonathan Safran Foer.
Récit autobiographique d’un jeune juif américain qui voyage en Ukraine pour retrouver la
femme qui a sauvé son grand-père de l’Holocauste.  Les parents de l’écrivain sont des
survivants de la Shoah d’origine polonaise.
La Débâcle, Emile Zola
Sur la guerre franco-prussienne de 1870 et la Commune de Paris. Un récit très dur sur la
brutalité de la guerre, et qui montre bien ses ravages sur la vie des gens ordinaires.
Chronique du règne de Charles IX, de Prosper Mérimée
Roman historique sur le massacre de la Saint-Barthélemy (1572) et plus largement sur les
guerres de religion opposant catholiques et protestants. Prosper Mérimée est très précis dans sa reconstitution historique, et critique ouvertement l’intolérance religieuse qui sévit jusque dans les foyers.
Un long dimanche de fiançailles de Sébastien Japrisot
Roman d’amour et roman historique suivant une jeune femme à la recherche de son fiancé
donné pour mort dans les tranchées de la 1ere guerre mondiale  (adapté au cinéma par Jean-Pierre Jeunet).
À l’Ouest, rien de nouveau (Im Westen nichts Neues) de Erich Maria Remarque
Encore sur la 1ère  guerre mondiale, un roman pacifiste qui suit un jeune soldat allemand.
L’auteur devra quitter l’Allemagne à cause de son pacifisme (également adapté au cinéma,
oscar du meilleur film en 1930).
Suite Française, Irène Némirovsky
Grand succès littéraire, ce roman (en fait deux romans, sur cinq initialement projetés) décrit la France aux débuts de l’occupation par l’armée allemande. L’auteur meure à Auschwitz en 1942 sans finir son œuvre, qui ne sera publiée qu’en 2004.
La Chambre des officiers, Marc Dugain
Sur le phénomène des « gueules cassées », ces soldats défigurés lors des combats de la 1ere
guerre mondiale et qui doivent refaire leur vie tant bien que mal.
Les Cerfs-volants de Kaboul (The Kite Runner), de Khaled Hosseini,
Un autre grand succès littéraire, ce roman raconte l’histoire d’un jeune Afghan, depuis
l’invasion soviétique jusqu’à la montée du régime taliban. L’auteur est né en Afghanistan, et sa famille s’est exilée aux Etats-Unis en 1980.
La Route étroite vers le Nord lointain (The Narrow Road to the Deep North) de Richard Flanagan
Mon choix pour le canapé: roman traitant notamment de la vie des prisonniers de guerre
travaillant à la construction d’un chemin de fer entre la Birmanie et la Thaïlande lors de la
2eme guerre mondiale.

Session 42: Merlin, le Roi Arthur et le Graal

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Bien des grandes mythologies font partie du patrimoine immatériel de l’humanité.

Nous comptons parmi elles les Védas hindoues, la Torah hébraïque, le Gilgamesh assyro-babylonien, l’Odyssée grecque, les Edda scandinaves pour n’en citer que quelques-unes. Certaines mythologies sont plus difficiles à saisir que d’autres, car elles sont plus changeantes et plus soumises aux péripéties de l’histoire.

Il en est ainsi du mythe du Roi Arthur et de celui de Merlin, distincts au départ. Ces deux mythes sont issus d’une culture disparue, celle des Celtes. Cette culture a été petit à petit effacée de la carte, essentiellement pour trois raisons : son mode oral de transmission, la défaite des Celtes face à Rome et l’implantation de la religion chrétienne dans le nord de l’Europe. Quelques mythes ont survécu, ils étaient utiles à la nouvelle religion dans une des tentatives de re-moraliser la chevalerie.

Pendant longtemps on a voulu ignorer que l’abondante littérature médiévale, connue sous l’appellation de « cycle arthurien » ou de « romans de la Table Ronde », écrite en latin mais aussi en français, en anglais, en occitan, en italien, en allemand et en scandinave, tire ses sources d’une tradition celtique bien plus ancienne. Des bribes de cette tradition sont retrouvées grâce aux progrès de la philologie : d’innombrables épopées irlandaises écrites en gaélique et des récits écrits en langue galloise ont enfin pu être déchiffrés.

Le mythe du Roi Arthur.

Le mythe le plus ancien est probablement celui du Roi Arthur. Ne nous méprenons pas : tant le mythe de Merlin que celui du Roi Arthur reposent sur des mythes celtes bien plus anciens dont ils ne sont que la cristallisation. Arthur est un personnage historique autour de l’an 500 de notre ère. C’est un chef de guerre louant ses services aux rois bretons dans leur guerre contre les saxons. Cette guerre se faisait dans l’île de Bretagne. On était à la fin de l’Empire romain et au début de la civilisation mérovingienne en ce qui concerne le continent. Le plus juste serait d’imaginer cet Arthur revêtu d’un uniforme romain du Bas-Empire plutôt que de le décrire sous l’aspect d’un roi Plantagenêt du XIIe siècle. Son champ d’action a été essentiellement le Cornwall avec la fameuse forteresse de Tintagel, le Devon, le Somerset, la fameuse île d’Avalon, le sud du Pays de Galles, et le pays autour de Carlisle (le Carduel des romans arthuriens). Bien des forteresses romaines étaient encore utilisées. Les victoires d’Arthur jointes à sa fin tragique en face d’un rival et à la sombre période qui s’ensuit ont cristallisées des mythes dormants plus anciens. Le rival est devenu le Mordret de la version dite cistercienne de la légende.

Le mythe de Merlin.

Le mythe de Merlin, prophète et enchanteur, daterait de la fin du Vie siècle et se fondrait sur un personnage réel. Il s’agirait d’un petit chef de tribu, Laï-loken, devenu fou et sage à la fois suite à une bataille. Merlin est l’enfant qui parle, le fou plein de sagesse, le grand magicien, le maître de la nature, mais aussi un prêtre issu du paganisme, un fils d’un démon incube.

Le couple Merlin-Arthur.

Arthur et Merlin ont très vite été jumelés en un corpus mythologique unique.

Le Graal.

Le Graal de Chrétien de Troyes (fin du XIIe siècle) ou de Wolfram von Eschenbach (XIIIe siècle) ne sont que le sommet de l’iceberg d’une littérature antérieure abondante. Le Graal prend différentes formes. Du chaudron d’immortalité celte, il devient récipient indéfini, puis un calice ou encore une écuelle. C’est en 1205 que se définit le dogme chrétien de la transsubstantiation, la remise au jour de légendes du Graal n’est pas un hazard.

Moraliser la chevalerie.

Toute guerre est une barbarie, c’est un pléonasme que de l’écrire. Le christianisme a eu bien des torts, dont celui d’avoir voulu éradiquer par la violence toute pensée en contradiction avec lui. Mais il a aussi eu des mérites que l’on oublie trop souvent. Plusieurs fois il a fait des tentatives pour moraliser la chevalerie et les règles de combat. Les « romans de la Table Ronde » en furent une des multiples tentatives…

Des mythes remis au goût du jour.

Aujourd’hui Merlin, le Roi Arthur et le Graal ont été introduits dans plein de récits contemporains. On les retrouve jusqu’à l’autre bout du monde.

Quelques livres suggérés

Les classiques que je recommande :

« Perceval ou le Conte du Graal » de Chrétien de Troyes, éditions Poche

« Le Livre du Graal », anonyme, Bibliothèque de la Pléiade, trois tomes.

Cet excellent ouvrage est très complet sur la question du Graal et des mythes arthuriens. Voir http://www.humanite.fr/node/423085

« Le cycle du Graal » de Jean Markale, éditions « J’ai lu », quatre tomes : « La naissance du roi Arthur », « Les chevaliers de la Table Ronde », « Lancelot du Lac », « La fée Morgane ». Entre roman et reconstitution historique d’anciens mythes.

« La légende arthurienne – Le Graal et la Table Ronde » éditeur Robert Laffont

Mon coup de cœur :

« Le cycle de Merlin » de Mary Stewart, Le livre de poche, trois tomes : « La grotte de cristal », « Les collines aux mille grottes », « Le dernier enchantement ».

C’est une approche très subtile du mythe, les personnages sont terriblement attachants, on regrette quand l’histoire se termine. L’histoire est extrêmement cohérente, c’est une reconstitution homogène et crédible d’un matériel très disparate au départ. Entre roman et reconstitution historique d’anciens mythes.

Romans :

« Les Dames du lac » et « Les brumes d’Avalon » de Marion Zimmer Bradley, aux éditions Pygmalion.

Trois tomes, Emmanuèle Baumgartner, Éditeur Honoré Champion : « Lancelot », « La Quête du saint Graal », « La Mort du roi Arthur ».

« Graal – Le chevalier sans nom » de Christian de Montella, suivi de « Graal – La neige et le sang » éditions Castor Poche, livres jeunesse. Au moins quatre tomes.

« Le Cycle de Pendragon », de Stephen R. Lawhead, cinq tomes, Le Livre de Poche, fantasy.

« Perceval ou le conte du Graal », de Anne-Marie Cadot-Colin & Chrétien de Troyes (sic !) Livre de Poche Jeunesse.

Roman policier :

« L’Empire du Graal », Giacometti et Ravenne, édition JC Lattès

Il y a surement encore plein d’autres livres que je n’ai pas répertoriés, tout apport est le bienvenu ! Je vous ai épargné les livres ésotériques sur la question ; il y a plein de choses très farfelues et un peu indigestes dans ce genre particulier…

Bonne lecture !

Eric

40e rencontre du Canapé littéraire : La rentrée littéraire 2016

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Plus que dans tout autre pays, en France, le monde littéraire concentre son attention sur la période septembre-octobre quand la plupart des nouveaux livres paraissent. Ainsi, la « rentrée littéraire » est célébrée comme un événement annuel, avec des numéros spéciaux des journaux et magazines, et naturellement la panoplie de prix littéraires avec ses étapes de la première sélection au décernement solennel au début du mois de novembre. Cependant, si on ne s’occupe pas professionnellement de la littérature contemporaine, on n’a souvent pas le temps de se faire une idée des nombreuses nouveautés à découvrir.

C’est pourquoi nous avons décidé de consacrer aussi cette année une session du canapé littéraire à cet événement littéraire incontournable, et de lire et présenter chacun un de ces nouveaux livres, en grand format, qui se trouvent en grand piles dans les librairies, souvent sur une table spéciale « rentrée littéraire ». Ainsi, nous pourrons avoir une bonne première impression personnelle des nouveautés de cette année.

Pour choisir, le plus efficace serait de se rendre dans une librairie et de juste feuilleter les livres et d’en consulter les quatrièmes de couvertures. Cependant, sur la base des premières sélections des prix littéraires les plus importants, je vous indique également quelques suggestions ci-dessous, en ordre alphabétique, avec les nominations entre parenthèses.

Si vous cliquez sur les titres (Ctrl+), vous arriverez sur les pages de présentation de l’éditeur, et de plus, j’ai ajouté quelques mots clés pour chaque titre, selon ce que j’ai pu comprendre des quatrièmes de couverture. J’espère ça vous aidera de faire votre choix.

Nathacha Appanah, Tropique de la violence (Gallimard) (sélections : Goncourt, Medicis, Femina) – jeunesse, île de Mayotte, violence du quotidien.

Metin Arditi, L’enfant qui mesurait le monde (Grasset) (sélections : Goncourt) – île grecque, projets, enfant autiste, homme retraité.

Sophie Avon, Le vent se lève (Mercure de France) (sélections : Renaudot, Femina) – couple, voyage en bateau jusqu’au Brésil.

Hugo Boris, Police (Grasset) (sélections : —) – quotidien de la police, reconduction à la frontière.

Jean-Marc Ceci, Monsieur Origami (Gallimard) (sélections : —) – premier roman, Japon/Italie, mémoire, amour impossible.

Magyd Cherfi, Ma part de Gaulois (Actes Sud) (sélections : Goncourt) – membre de Zebda, maghrébins en France, identité, jeunesse.

Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Le Dernier des nôtres (Grasset) (Lauréate : Filigranes, sélections : Renaudot, Académie française, Interallié) – New York, 1969, Dresde 1945, deux frères ennemis, amours impossibles.

Catherine Cusset, L’autre qu’on adorait (Gallimard) (sélections : Goncourt, Renaudot, Femina, Décembre, Interallié) – mort d’un ami, Etats-Unis, psychologique.

Jean-Baptiste Del Amo, Règne animal (Gallimard) (sélections : Goncourt, Medicis, Femina) – à travers les générations, relation homme/animal, élevage porcin.

Benoît Duteurtre, Livre pour adultes (Gallimard) (sélections : Renaudot, Décembre, Académie française) – autobiographique, femmes, décès de la mère, naissance/déclin/mort.

Eric Faye, Eclipses japonaises (Seuil) (sélections : —) – Faits réels, Japon, disparitions mystérieuses, Corée du Nord.

Gaël Faye, Petit pays (Grasset) (Lauréat : FNAC, sélections : Goncourt, Medicis, Femina, Académie française, Interallié) – Burundi/Rwanda, jeune garçon, guerre civile.

Laurent Gaudé, Écoutez nos défaites (Actes Sud) (sélections : —) – Agent secret français, archéologue irakienne, Beyrouth, temps, passé.

Frédéric Gros, Possédées (Albin Michel) (sélections : Goncourt, Renaudot, Femina) – 1632, les démons de Loudun, exorcisme, politique, religion.

Nicolas Idier, Nouvelle jeunesse (Gallimard) (sélections : Medicis, Décembre) – Chine contemporaine, jeunesse à Pékin.

Ivan Jablonka, Laëtitia ou la fin des hommes (Seuil) (lauréat : Le Monde ; sélections : Goncourt, Medicis, Décembre) – récit-essai, fait réel, jeune femme enlevée et assassinée, société.

Régis Jauffret, Cannibales (Seuil) (sélections : Goncourt, Renaudot) – roman épistolaire, mère et maîtresse d’un homme, conte cruel, amour.

Serge Joncour, Repose-toi sur moi (Flammarion) (sélections : Femina, Interallié) – ville/campagne, solidarité/égoïsme, amour.

Luc Lang, Au commencement du septième jour (Stock) (sélections : Goncourt, Femina, Décembre) – accident de voiture, déclenchant une recherche, secrets de famille.

Simon Liberati, California girls (Grasset) (sélections : Renaudot) – Charles Manson, meurtre de Sharon Tate, hyper-réalisme.

Marcus Malte, Le garçon (Zulma) (sélections : Femina, Académie française) – enfant sauvage, à l’encontre du monde, de l’humanité.

Laurent Mauvignier, Continuer (Minuit) (sélections : Goncourt, Medicis, Femina, Décembre) – mère/fils, voyage au Kirghizstan, recherche de soi.

Céline Minard, Le grand jeu (Rivages) (sélections : Medicis, Femina) – femme, comment vivre ?, nature.

Christine Montalbetti, La vie est faite de ces toutes petites choses (POL) (sélections : Medicis) – mission d’astronautes, vie quotidienne à la station spatiale, les dernières fois.

Alexandre Postel, Les deux pigeons (Gallimard) (sélections : —) – couple d’aujourd’hui, société française des années 2000.

Yasmina Reza, Babylone (Flammarion) (sélections : Goncourt, Renaudot) – bourgeoisie, drame, malentendu, solitude, couple.

Joann Sfar, Comment tu parles de ton père (Albin Michel) (Sélection : Décembre) – dessinateur BD, décès du père.

Leila Slimani, Chanson douce (Gallimard) (sélections : Goncourt, Renaudot, Femina, Interallié) – couple, nounou, drame, dépendance d’autres personnes.

Laurence Tardieu, A la fin le silence (Seuil) (sélections : Renaudot) – vente de la maison d’enfance, mémoire familiale, attentats en France 2015.

Karine Tuil, L’insouciance (Gallimard) (sélections : Goncourt, Académie française, Interallié) – conflits de la société contemporaine, différents milieux, racisme, politique.

La liste n’est pas tout à fait complète, et bien sûr, comme toujours ce ne sont que des suggestions. Si vous voulez savoir plus sur les titres, je vous recommande le site web de l’Express, où il y a de nombreuses présentations des auteurs et des livres, avec beaucoup de liens.

Vous pouvez bien sûr aussi trouver d’autres titres qui ne sont pas considérés pour des prix littéraires, mais qui se vendent très bien.

Vous trouverez certainement encore d’autres sources de commentaires sur la rentrée, comme par exemple le site de Filigranes…

Je propose que nous choisissions des livres français, mais si vous ne trouvez rien d’intéressant, n’hésitez pas de présenter des nouveautés parus dans d’autres langues.

Bonne lecture !

Johannes

Littérature japonaise du XXe siècle

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Hideo FURUKAWA (Alors Belka, tu n’aboies plus ?)

Masuji IBUSE (La salamandre)

Takuji ICHIKAWA (Je reviendrai après la pluie)

Yasushi INOUE (Le fusil de chasse / Shirobamba / Le sabre des Takeda)

Ira ISHIDA (Call-boy)

Yasunari KAWABATA (Les belles endormies / Le Lac / Pays de neige)

Hiromi KAWAKAMI (Les 10 amours de Nishino, Les années douces)

Mieko KAWAKAMI (Seins et oeufs)

Mariko KOIKE (Je suis déjà venue ici)

Yukio MISHIMA (La mort en été / L’école de la chair)

Akira MIZUBAYASHI (Mélodie)

Haruki MURAKAMI (Saules aveugles, femme endormie/ Kafka sur le rivage/ Après le tremblement de terre / La ballade de l’impossible)

Ryû MURAKAMI (Love & Pop / Bleu presque transparent / Les bébés de la consigne automatique / Miso soup)

Kenzaburô Oé (Dites-nous comment survivre à notre folie)

Yôko OGAWA (La piscine / La grossesse /La mer)

Hideo OKUDA (Les remèdes du docteur Irabu)

Ryoko SEKIGUCHI(Ce n’est pas un hasard. Chronique japonaise)

*Natsume SOSEKI (Oreiller d’herbes / Je suis un chat/ Petits contes de printemps)

Junichirô TANIZAKI (Le chat, son maître et ses deux maîtresses / Journal d’un vieux fou / Quatre soeurs )

Banana YOSHIMOTO (Kitchen)

Akira YOSHIMURA (Liberté conditionnelle / Naufrages)

Si quelqu’un veut chercher autre chose, il y a une liste énorme ici (par auteur): http://www.plathey.net/livres/japon/japon.html

Bonne lecture!

Naomi

38e canapé littéraire: Les classiques incontournables du XXe siècle

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Qui n’a pas encore entendu parler de « Lolita », du « Petit prince » ou de « Gatsby le magnifique » ? Qui n’est pas conscient de l’importance littéraire d’un Kafka, d’un Proust ou d’un Hemingway ?

Vous connaissez certainement cette situation : vous entendez le nom d’un écrivain, vous le connaissez de nom, vous êtes conscients qu’il ou elle est considéré(e) comme un des auteurs les plus importants du XXe siècle, vous savez peut-être même citer le titre de son œuvre la plus connue parce que vous l’avez déjà vu tant de fois en librairie, vous avez éventuellement même une vague idée de quoi ça parle – mais vous n’avez jamais lu cet incontournable auteur ou livre, et vous vous êtes toujours dit que vous devriez le faire un jour.

Alors, voici une bonne occasion : pour la 38e session du canapé littéraire, nous allons chacun lire un de ces « incontournables », qui sont apparemment une référence pour tout le monde… Et n’ayez pas honte, personne ne les aura lu tous, pour chacun il y aura des titres à découvrir finalement.

Selon le degré de connaissance du livre, on pourra commencer comme d’habitude avec une courte présentation du livre, mais ensuite il sera intéressant cette fois-ci de réfléchir ensemble, si l’œuvre mérite sa célébrité, sur ce qui lui a valu l’admiration à travers le temps, et si on recommande aux autres de le lire rapidement, s’ils ne le connaissent pas encore.

Voici une liste de suggestions, bien sûr non-exhaustive, inspirée par plusieurs listes des 100 livres les plus importants que l’on peut trouver sur internet, notamment celui publié par Le Monde, où la littérature française occupe naturellement une place importante.

Bonne lecture !

Littérature française
Alain-Fournier : Le Grand Meaulnes, 1913
Marcel Proust : À la recherche du temps perdu, 1913-1927
André Gide : Les Faux-monnayeurs, 1925
François Mauriac : Thérèse Desqueyroux, 1927
Louis-Ferdinand Céline : Voyage au bout de la nuit, 1932
André Malraux : La Condition humaine, 1933
Albert Camus : L’Étranger, 1942
Albert Camus : La peste, 1947
Antoine de Saint-Exupéry : Le Petit Prince, 1943
Boris Vian : L’Écume des jours, 1947
Marguerite Yourcenar: Mémoires d’Hadrien, 1951
Raymond Queneau : Zazie dans le métro, 1959
Albert Cohen : Belle du Seigneur, 1968
Michel Tournier : Le Roi des aulnes, 1970
Georges Perec : La Vie mode d’emploi, 1978
Marguerite Duras : L’Amant, 1984

Littérature d’autres langues
Joseph Conrad : Au cœur des ténèbres, 1899
James Joyce : Ulysse, 1922
Thomas Mann : La Montagne magique, 1924
Francis Scott Fitzgerald : Gatsby le Magnifique, 1925
Franz Kafka : Le Procès, 1925
Franz Kafka : Le château, 1926
Virginia Woolf: Mrs Dalloway, 1925
William Faulkner : Le Bruit et la Fureur, 1929
Erich Maria Remarque: À l’Ouest, rien de nouveau, 1929
Alfred Döblin : Berlin Alexanderplatz, 1929
Aldous Huxley : Le Meilleur des mondes, 1932
Margaret Mitchell : Autant en emporte le vent, 1936
John Steinbeck : Des souris et des hommes, 1937
John Steinbeck : Les Raisins de la colère, 1939
George Orwell: La Ferme des animaux, 1945
George Orwell : 1984, 1949
J. D. Salinger : L’Attrape-cœurs, 1951
Ernest Hemingway : Le Vieil Homme et la Mer, 1952
William Golding: Sa Majesté des mouches, 1954
Vladimir Nabokov : Lolita, 1955
Jack Kerouac : Sur la route, 1957
Truman Capote: Petit déjeuner chez Tiffany, 1958
Günter Grass: Le tambour, 1959
Harper Lee: Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, 1960
Joseph Heller : Catch-22, 1961
Alexandre Soljenitsyne : Une journée d’Ivan Denissovitch, 1962
Alexandre Soljenitsyne : L’Archipel du Goulag, 1973
Gabriel García Márquez : Cent ans de solitude, 1967
Mikhaïl Boulgakov : Le Maître et Marguerite, 1967
Milan Kundera : La Plaisanterie, 1967
Milan Kundera : L’Insoutenable Légèreté de l’être, 1984
Heinrich Böll : L’Honneur perdu de Katharina Blum, 1974
Italo Calvino: Si par une nuit d’hiver un voyageur, 1979
Umberto Eco : Le Nom de la rose, 1980
John Irving: L’Hôtel New Hampshire, 1981
Salman Rushdie : Les Enfants de minuit, 1981
Salman Rushdie : Les Versets sataniques, 1988
Elfriede Jelinek: La pianiste, 1983
Patrick Süskind : Le Parfum, 1985
Bruce Chatwin: Le Chant des pistes, 1987

Johannes