Archives Mensuelles: avril 2014

Séance n. 22: À la découverte des Caraïbes …

Par défaut

Le terme « Caraïbes » s’est peu à peu imposé pour nommer l’ensemble des îles et des pays qui bordent la mer des Antilles : Cuba, Guadeloupe, Guyane, Haïti, Jamaïque, Martinique, Porto Rico, Sainte-Lucie, Trinité-et-Tobago, et d’autres encore…

Avec cette séance du canapé je voudrais vous inviter à découvrir ces îles pleines de charmes, de couleurs, de musique et de magie, grâce à la lecture d’un livre d’un auteur caribéen ou né(e) en Europe mais avec des parents originaires de Caraïbes. Vous pouvez aussi, bien évidemment, choisir un bouquin qui a pour sujet les Caraïbes, même si l’écrivain n’est pas originaire de cette partie du monde. Dans les années 1930-1940, par exemple, le célèbre écrivain américain Ernest Hemingway s’est ‘installé à Cuba. Il y trouve un toit, un lieu de détente et surtout un endroit pour écrire. Son œuvre la plus célèbre ‘ Le Vieil Homme et la Mer’ (1952) traite d’un vieux pêcheur cubain en lutte avec un énorme marlin au large du Gulf Stream. Grâce à ce bouquin, il reçoit en 1954 le Prix Nobel de la littérature qu’il dédie au peuple cubain.

La liste des pays et des auteurs que vous trouverez en bas n’est bien sûr pas exhaustive, donc n’hésitez pas à ajouter des pays et/ou des écrivains…

Entre sensibilité et sensualité, la littérature de la Caraïbe traite plusieurs thèmes, par exemple l’amour, le colonialisme, la révolte ou la révolution, les peuples noirs de Caraïbes, le racisme à l’égard des noirs et des classes sociales inférieures. On retrouve aussi des bouquins qui peuvent être inscrits dans le filon du réalisme magique, genre littéraire de l’Amérique latine. La littérature caribéenne peut être une écriture émerveillée des sens ou au contraire lourde d’un malaise existentiel

Des mouvements comme le « négrisme », l’ « antillanité » ou la « créolité » sont très importants dans la littérature des Caraïbes. Le « Négrisme » est un courant qui nait dans la Caraïbe hispanophone des années 20-30 (Nicolás Guillén, Léon Gontran-Damas et Aimé Césaire) et qui revendique fortement les racines africaines des peuples des caraïbes et dénonce souvent l’aliénation et l’exploitation dont les Noirs étaient victimes. L’écrivain martiniquais Edouard Glissant propose, à la fin des années 60, le concept d’ « Antillanité » pour décrire l’identité antillaise qui ne s’appuie pas uniquement sur l’expérience des descendants d’esclaves africains, mais intègre aussi l’apport des Caraïbes, des colons européens, des Indiens venus des Indes, des Chinois et des Syriens.

Finalement, la « Créolité » (du terme Créole, qui vient de l’espagnol criollo et signifie né aux Amériques) est un mouvement littéraire né en Martinique dans les années 1980 sous la plume de Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant et Jean Bernabé. Le trio publie en 1989 ‘L’éloge de la Créolité’. Ils  définissent la Créolité comme « l’agrégat interactionnel ou transactionnel, des éléments culturels caraïbes, européens, africains, asiatiques et levantins, que le joug de l’Histoire a réunis sur le même sol » (citation).

Dans la littérature caribéenne on retrouve tous ces thèmes et encore plus…. Le prix Nobel de littérature a récompensé récemment deux grands écrivains caribéens : Derek Walcott de Sainte-Lucie en 1992 et V. S. Naipaul de Trinité-et-Tobago en 2001. Je vous invite donc à partir pour un voyage exotique et surprenant vers une île des Caraïbes…

CUBA

Reinaldo ARENAS (1943-1990)

Persécuté par le régime castriste pour son homosexualité, il s’exila aux États-Unis en 1980 et raconta son histoire dans Avant la nuit, un récit autobiographique. Oeuvres : Le monde hallucinant (1982) ; Avant la nuit(1990) ; Voyage à La Havana (1990).

Lydia CABRERA (1899-1991)

Écrivaine, anthropologue et chercheuse cubaine exilée. Ses histoires racontent des mythes sur l’origine de l’univers africain. Œuvres : Contes nègres de Cuba (1940) ; Pourquoi… Nouveaux contes nègres de Cuba (1954); Itinerarios del Insomnio: Trinidad de Cuba (1977).

Guillermo CABRERA INFANTE (1929-2005)

Prend part à la révolution castriste. Il traite thèmes comme la vie nocturne de La Havane, les cabarets, le tourisme de prostitution, la musique cubaine. Il a reçu en 1997 le prix Cervantes pour l’ensemble de son œuvre. Oeuvres : Dans la paix comme dans la guerre (1960), nouvelles ; Trois tristes tigres(1967) ; La Havane pour un Infante défunt (1979).

Alejo CARPENTIER (1904-1980)

Écrivain cubain, romancier, essayiste, musicologue, qui a profondément influencé la littérature latino-américaine. Alejo Carpentier est célèbre pour son style baroque et sa théorie du réalisme magique.

Oeuvres : Ecue-yamba-o! (1933) ; Le Royaume de ce monde (1949); Le partage des eaux (1955) ; Le Siècle des Lumières (1962) ; La Guerre du Temps (1967) ; Concert baroque (1974). Son roman Le Recours de la méthode, publié en 1974, est l’un des grands romans de la littérature latino-américaine à tracer le portrait type du dictateur (en prenant ici pour modèle la figure de Machado).

Pedro Juan GUTIÉRREZ (1950- )

Son premier livre, Trilogie sale de La Havane (2000), a remporté un succès international. Animal tropical (2003) a obtenu en Espagne le prix Alfonso Garcia-Ramos. Autres œuvres : Le roi de La Havane (2004) ; Le nid du serpent (2007).

Leonardo PADURA FUENTES (1955- )

Journaliste et écrivain cubain. Il est auteur de romans policiers dont le héros est le lieutenant Mario Conde.

Oeuvres : Mort d’un chinois à La Havane(2001) ; Le Palmier et l’Étoile (2003) ; Adiós Hemingway (2004) ; Les Brumes du passé (2006) ; L’Homme qui aimait les chiens (2011).

Zoé VALDÉS (1853- )

Romancière, poète et scénariste cubaine exilée en France. Des succès internationaux en ont fait l’un des écrivains cubains les plus connus. Le Néant quotidien (1995) ; La Douleur du dollar (1997) ; Les Mystères de la Havane (2002) ; L’Éternité de l’instant (2005) ; Danse avec la vie (2009) ; La Fiction Fidel (2009) ; Le paradis du néant (2011).

DOMINIQUE

Jean RHYS (1890-1979)

L’écriture de Jean Rhys a souvent pour thème la vie de femmes coupées de leurs racines et abandonnées aux caprices de groupes sociaux qui ne leur sont pas familiers, visiblement en écho aux difficultés de sa propre existence. Son style a été caractérisé comme un mélange spécifique de techniques narratives modernes et des sensibilités de son pays d’origine. Oeuvres : Voyage dans les ténèbres (1934) ; La Prisonnière des Sargasses (1966) ; Il ne faut pas tirer les oiseaux au repos (1976).

GUADALOUPE

Maryse CONDÉ (1937- )

Les romans de Condé explorent des questions de sexes, de races et de cultures, dans différents lieux et époques historiques. Elle a publié de nombreux romans historiques dont Moi, Tituba sorcière (1986) ; Les Belles Ténébreuses (2008) ; En attendant la montée des eaux (2010) ; La Vie sans fards (2012).

Ernest PÉPIN (1950- )

Puisant son inspiration dans son île natale, avec une œuvre alternant poésie et prose créole, Ernest Pépin s’est affirmé comme une plume majeure de la Guadeloupe et de la Caraïbe, couronnée à plusieurs reprises. Oeuvres : L’Homme-au-bâton (1992) ; Tambour-Babel (1996) ; Le Tango de la haine (1999) ; Cantique des tourterelles (2004) ; L’envers du décor (2006) ; Toxic Island (2010) ; Le Soleil pleurait (2011) ; La Darse rouge (2011).

Gisèle PINEAU (1956- )

Née en 1956 à Paris de parents originaire de la Guadeloupe[], est une femme de lettres française. Œuvres : La Grande Drive des esprits (1993) ; Caraïbes sur Seine (2001) ; Fleur de barbarie(2007) ; Morne Câpresse(2008).

HAITI

Edwidge DANTICAT (1969- )

Écrivain francophone américaine d’origine haïtienne. Parmi ses romans, on peut citer : La récolte douce des larmes (1999) ou Le briseur de rosée (2005).

Jacques ROUMAIN (1907-1944)

Fondateur du Parti Communiste Haïtien, cet observateur habile se classe dans la catégorie des écrivains haïtiens les plus lus et les plus connus. Son chef-d’œuvre, le roman Gouverneurs de la rosée (1944), a été traduit en 17 langues.

MARTINIQUE

Aimé CÉSAIRE (1913-2008)

Un des fondateurs du mouvement littéraire de la négritude et un anticolonialiste résolu. Il fait surgir, en 1939 – dans un grand poème, le Cahier d’un retour au pays natal, devenu depuis lors un classique majeur des littératures du monde noir -, le mot « négritude », forgé pour redonner leur dignité à « ceux qui n’ont jamais rien inventé » et que l’esclavage ou la colonisation avaient rendus muets.

Ėdouard GLISSANT (1928-2011)

Fondateur des concepts d’« antillanité » et de « créolisation ». Il obtient le prix Renaudot pour son roman « La Lézarde » en 1958.

Patrick CHAIMOISEAU (1953- )

Auteur de romans, de contes, d’essais, théoricien de la créolité, il a également écrit pour le théâtre et le cinéma. Il obtient la consécration en 1992 en gagnant le prix Goncourt pour son roman Texaco, une œuvre vaste présentant la vie de Martiniquais sur trois générations. Œuvres : Texaco (1992) ; L’Esclave vieil homme et le molosse (1997) ; Biblique des derniers gestes (2002) ; Un dimanche au cachot (2007) ; Les Neuf consciences du Malfini (2009) ; Le papillon et la lumière (2012).

Raphaël CONFIANT (1951- )

Militant de la cause créole dès les années 1970, il participe avec Jean Bernabé et Patrick Chamoiseau à la création du mouvement de la créolité. En 1988, après avoir publié 5 livres en créole, Raphaël Confiant passe au français et publie Le Nègre et l’Amiral, roman traitant de la Deuxième Guerre mondiale aux Antilles, qui est un succès éclatant. Suivront une trentaine d’ouvrages dont beaucoup seront couronnés par des prix : Eau de Café (1991) ; Ravines du Devant-Jour (1993) ; L’Hôtel du Bon Plaisir (2009) ; La Jarre d’or (2010) ; Rue des Syriens (212).

SAINTE LUCIA

Derek WALCOTT (1930- )

Auteur de plus d’une quinzaine de recueils de poésie et d’une trentaine de pièces de théâtre qui évoquent tous superbement à leur manière la vie et la culture caribéenne. Il est principalement connu pour son poème épique Omeros (1990), une adaptation de l’Iliade aux Caraïbes. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1992.

TRINITÉ ET TOBAGO

V. S. NAIPAUL (1932- )

Né à Trinité-et-Tobago, est un écrivain britannique lauréat du prix Nobel de littérature en 2001. Ses premiers romans se déroulent aux Antilles. Dans La Traversée du milieu (1962), il livre plusieurs brefs aperçus des sociétés post-coloniales britannique, française et néerlandaise aux Caraïbes et de leur dérive vers une américanisation galopante. Œuvres : Le Masseur mystique (1957) et The Suffrage of Elvira (1958) ; Une maison pour Monsieur Biswas (1961).

Les Caraïbes vue par des écrivains non caribéens 

Ernest HEMINGWAY, Le Vieil Homme et la Mer (1952)

Davide BARILLI, Nascita del Che. Racconti da Cuba (2014)

 

Bonne lecture…et bon voyage!

Lucia

 

Les écrivains nomades

Par défaut

Jusqu’à la fin du siècle dernier, pour la plupart des enfants, le premier grand voyage se faisait à travers les livres. Traditionnellement, le prix d’excellence dans les écoles donnait lieu à un cadeau, un passeport pour le voyage : un grand livre relié rouge aux lettres d’or, un Atlas ou un livre de Jules Verne (pour les Français).

Le premier souvenir, le premier désir était de foncer comme Indiana Jones dans les espaces inexplorés de l’Amazonie ou de la Mongolie, et descendre au fond des Mers à bord du Nautilus. Des destinations que les compagnies low-cost ne dispensent pas encore…

De nombreux enfants ne grandissent jamais, et certains se mettent à écrire. Chez beaucoup d’écrivains, on trouve la capacité à voyager, à émigrer, le désir de partager d’autres exotismes et civilisations, la tentation de l’aventure ou de son souvenir. Plusieurs romanciers ont deux patries (Stendhal et l’Italie, Tabucchi et le Portugal, Hemingway avec l’Espagne et Cuba). Plusieurs ont des souvenirs de guerres ou d’ambassades.

Mais chez tous ceux-là il y a la catégorie particulière de ceux dont le voyage est l’essence même de leur vie : les écrivains voyageurs.

Pour quelles raisons voyagent-ils autant ? Pour découvrir l’autre ? Pour suivre la marche du monde ?

Ou comme le personnage de The passenger d’Antonioni, pour se fuir soi-même?

http://www.youtube.com/watch?v=f5d0fHAocNM

On peut distinguer plusieurs catégories de ces écrivains (qui bien entendu se confondent), dont je soustrais délibérément les récits maritimes :

–        Les écrivains défricheurs

Ils tirent de leurs voyages des enseignements pouvant alimenter leurs contemporains dans leurs réflexions sur le monde (et sur l’évolution des sciences humaines : histoire, géographie, anthropologie)

Historiens et anthropologues :

HÉRODOTE, Histoires – Au Vème siècle avant JC, Hérodote parcourut l’Asie, l’Afrique et l’Europe

L.-A de BOUGAINVILLE, Voyage autour du monde (1769)

Claude LÉVI-STRAUSS, Tristes tropiques (1955), à l’origine de l’anthropologie. L’incipit du livre rompt délibérément avec les récits de voyage au sens classique : «  Je hais les voyages et les explorateurs ».

Découvreurs :

Marco POLO, La Description du monde (ou Le Devisement du monde) (1298)

Récits de voyages d’écrivain

Une large place chez les Français et Britanniques du XIXème siècle à l’orientalisme, comme :

Gérard de NERVAL, Voyage en Orient (1851)

Beaucoup d’écrivains du XXème siècle se sont faits une spécialité de refléter dans leurs récits dramatiques leur connaissances des pays et villes visitées :

Paul MORAND, Ouvert la nuit (1924), Fermé la nuit (1935) : nouvelles

Jean-Marie LE CLEZIO, Déserts (1981), Voyage à Rodriques (1986) : toute son œuvre francophone est tournée vers l’ailleurs : Japon, Afrique, île Maurice, …

Paul BOWLES, Mémoires d’un nomade (1982) : l’auteur d’Un thé au Sahara avait élu domicile dans l’Afrique du Nord

Herman HESSE, Le voyage en Orient (1932) : tout voyage est initiatique vers l’Orient et ses sagesses.

–        Les récits de voyage des ambassadeurs et diplomates

C’est une activité adventice à leur profession. Bien des diplomates ne se content pas d’écrire des télégrammes diplomatiques et laissent des témoignages de leurs voyages et péripéties

STENDHAL : Rome, Naples et Florence ;

Lawrence DURELL : Affaires urgentes ; Citrons acides ; le Quatuor d’Alexandrie

Britannique longtemps en poste dans plusieurs pays du Sud Méditerranéen (Italie, Grèce, Egypte, …)

Jean-François DENIAU, Mémoires de sept vies (1997) : rédacteur du préambule du Traité de Rome, ambassadeur en Mauritanie, en Espagne, négociateur au Liban, en Yougoslavie, … Ses récits d’aventures, contes, et récits d’espionnage sont souvent vrais

–        Les journalistes et aventuriers

Les grands reporters du XXème siècle :

Ils ont accompagné les grands conflits et ont contribué à élever en mythes les exploits techniques du vingtième siècle (comme l’aviation et l’Aéropostale)

Albert LONDRES, Le Juif errant est arrivé (1930) : bilan de sa vie par le célèbre journaliste mort dans un naufrage mystérieux

Joseph KESSEL, Tous n’étaient pas des Anges (1963)

Son livre le plus connu le désigne lui-même : le Lion. Kessel a couvert tous les grands conflits du XXème siècle, a écrit en 1943 le Chant des partisans (hymne de la Résistance), magnifié l’Afghanistan (Les cavaliers) et connu les malfrats les plus extraordinaires du siècle, dont il tire le portrait depuis Vladivostok jusqu’à l’Irlande dans Tous n’étaient pas des Anges.

Les aventuriers et écrivains d’aventure

TE LAWRENCE, Les sept piliers de la sagesse (1926)

Romain GARY, La promesse de l’aube (1960) : le récit de sa vie :avec une mère pareille, et une ascendance juive qui vous fait fuir de la Russie jusqu’à Londres, comment ne pas entrer dans l’escadrille de la Résistance ?

Jules VERNE, Le Tour du monde en 80 jours

Jack LONDON

R.L. STEVENSON, Le voyage avec un âne dans les Cévennes (1879) : l’auteur de L’île au trésor (1833) s’adonne aux joies du camping en France

Ilija TROJANOW, Le Collectionneur de mondes (Der Weltensammler) (2006) : sur la vie de l’explorateur Richard Burton

–        Les écrivains nomades :

Ce sont les écrivains qu’on a le plus de mal à asseoir sur une chaise. Comme la bicyclette de Che Guevara, s’ils n’avancent pas, ils meurent.

Les Pape de cette religion sans chapelle seraient sans doute le britannique Bruce Chatwin et le Français Nicolas Bouvier

Bruce CHATWIN, En Patagonie (1977), le Chant des pistes (1988)

Nicolas BOUVIER, L’usage du monde (1963) : le classique du voyage

Blaise CENDRARS, Bourlinguer (1948), Prose du transsibérien (1922)

Les suivent beaucoup d’écrivains « marcheurs », notamment les Français :

Jacques LACARRIÈRE, Chemin faisant (1992) : mille kilomètres à pied à travers la France, par ce spécialiste de la Grèce et des dieux antiques

Sylvain TESSON, Petit traité sur l’immensité du monde (2005) : essai type pour les marcheurs

Jean-Luc COATALEM – La Consolation des voyages (2004) : l’autobiographie d’un grand déménageur

Jean-Christophe RUFIN, Immortelle randonnée (2012) : le romancier grand voyageur (Brésil, Afrique, monde arabe) revient sur son voyage personnel vers Compostelle

Olivier MAULIN, En attendant le roi du monde (2008) : nomadisme économique au Portugal

 

Place enfin à un genre particulier dans la littérature américaine : le road-trip

Jack LONDON, La Route (les vagabonds du rail)

Jack KEROUAC, Sur la route (1953)

James ELLROY, Un tueur sur la route (1987)