Archives Mensuelles: décembre 2013

Compte-rendu de la 17ème séance : Alice Munro, Prix Nobel de littérature 2013

Par défaut

La 17ème rencontre du canapé littéraire était dédiée à la découverte de l’écrivain Alice Munro, prix Nobel de littérature 2013, dont l’œuvre littéraire est principalement constituée de nouvelles.

Les commentaires des participants du canapé et la discussion qui a suivi la présentation des livres choisis étaient plutôt critiques par rapport à l’œuvre de la canadienne.

Katja a présente le recueil Trop de bonheur (2009), la douzième anthologie publiée par Alice Munro. Elle comprend dix nouvelles qui traitent de la quête du bonheur par des femmes tentant de surmonter le deuil, l’humiliation ou une crise conjugale. Katja a observé que le drame évoqué dans chaque nouvelle n’est pas le thème principal de ces dernières, mais que l’auteur essaye plutôt de créer des « paysages psychologiques intérieurs ». Néanmoins, selon Katja, l’écrivain ne réussit pas à transmettre vraiment quelque chose ni même « le vide ».

Johannes et Sylvia ont choisi le titre Selected stories (1996), qui recueille une trentaine de nouvelles, surtout des années 70 et 80. Johannes a été frappé par le fait qu’en peu de pages on apprend beaucoup sur les caractères des personnages, donc la description est très riche et nuancée. Néanmoins, en ce qui concerne la structure des nouvelles, il a observé que les histoires bougent dans des directions inattendues et que c’est seulement à la fin qu’on réalise que l’histoire n’a pas suivi le chemin qu’elle semblait prendre au début. Sylvia n’a pas beaucoup aimé l’absence d’action dans les nouvelles. Les histoires présentent souvent des portraits déprimants de femmes ordinaires qui ont raté leur mariage et leur vie amoureuse : elles attendent.

Éric, qui en général apprécie beaucoup les écrivains femmes de qualité, était curieux de découvrir l’œuvre d’Alice Munro, mais il a été particulièrement déçu. Il a opté pour Secrets de polichinelle (1994), qui traite de huit femmes face à leur destin, de l’adolescente à l’épouse trompée. Selon Éric, ce sont des nouvelles ennuyeuses et confuses. Ces histoires répètent toujours la même trame. Dans ces nouvelles les personnages et la société sont décrits de manière superficielle et jamais en profondeur. Selon Éric les histoires ne dépassent pas le niveau des commérages de quartier. Bref, il y a un total manque de trame solide et de sens dans ces histoires d’un auteur à laquelle, pourtant, a été décerné le prix Nobel.

Rossana a choisi Les lunes de Jupiter (1982). Elle a déploré une écriture sans complaisance, dure, des descriptions d’événements quotidiens qui forment des histoires plates. Rossana n’a pas trouvé de véritable profondeur ni d’émotion dans ce livre. En plus, les histoires, qui se  concentrent sur des femmes désorientées, ne sont jamais consacrées à un seul personnage, mais ouvrent vers d’autres personnages et d’autres moments, à travers une série de flashbacks incompréhensibles et sans fil rouge.

Enfin, Flavia nous a présenté Un peu, beaucoup, pas du tout(2001). Flavia, en général, n’aime pas beaucoup le genre des nouvelles : elle a besoin d’une centaine de pages pour entrer vraiment dans l’histoire et dans le monde des personnages. La lecture du bouquin de Munro a confirmé son désamour pour les nouvelles. Néanmoins, elle a apprécié dans le style de Munro le fait que cette dernière réussit à présenter la perspective d’une pluralité de personnages entrant en scène. Ce n’est pas un exercice facile.

Katja

 

Publicités

Conte rendu de la 16ème séance: les mythes grecs

Par défaut

« Les mythes grecs » étant le thème de la séance du 13 novembre 2013 (la 16ème), les Canapiens ont choisi des textes modernes et contemporains qui réinterprètent ou s’inspirent des mythes et des légendes de la Grèce antique. Chacun a présenté son livre en liaison avec la légende originaire et la discussion a cherché à comprendre à la fois le mythe et comment les auteurs ont utilisé un mythe.

Ayant proposé et préparé la séance, j’ai expliqué l’importance du classicisme pour mon développement intellectuel et le fait qui a fait déclencher l’envie de m’approcher à nouveau à ce thème, après tant d’année : à l’occasion de la séance dédiée à la rentrée littéraire, j’ai lu « Le quatrième mur » de Sorj Chalandon, roman dans lequel le protagoniste cherche à mettre en scène l’Antigone de Jean Anouilh au Liban en 1982 au temps des massacres de Chabra et Chatila, en devenant à la fin du roman lui-même personnification de la tragédie dans la tragédie plus grande de la guerre. Le mythe a été toujours d’inspiration dans tous les arts et auteurs d’époques différentes l’ont utilisé ou réinterprété pour parler de leur contemporanéité ou tout simplement l’on peut dire que le mythe est complètement intégré dans la culture et littérature européenne.

J’ai donc décidé d’approfondir le personnage d’Antigone, qui me fascinait aussi au lycée, en lisant le roman de Henri Bauchau, « Antigone ». Bauchau développe le personnage d’Antigone en restant fidèle à l’Antigone ancienne de Sophocle et nous explique sa rectitude, sa justesse et son tragique tout ancien : Bauchau donne en fait plusieurs chances à s’échapper à Antigone qui au contraire les refuse ou ne les voie pas car sa rectitude lui empêche même de penser « pratique » et l’oblige à arriver au bout de son chemin tragique.

Pour rester dans le tragique, Ambra présente aux participants « Phèdre » de Jean Racine (sous le modèle de Euripide) qu’elle a aimé pour la beauté de la langue, nonobstant la difficulté des vers et du langage du XVII siècle, et pour l’humanité et les faiblesses de Phèdre qui sera effectivement punie pour ses fautes ; comme pour Antigone, pour Phèdre il n’est pas possible de s’arrêter non plus, il faut aller jusqu’au bout avec les conséquences de ses actions, jusqu’à la mort qui pour les anciens représentait la fin la plus horrible, étant la mort même perçu comme une vrai damnation.

Vitalba se rattache à l’histoire d’amour de Phèdre et nous propose « Le Songe d’une nuit d’été » de Shakespeare qui utilise la Grèce du mythe pour créer une ambiance de conte de fées où l’amour gagne sur tout. L’histoire est assez complexe : plusieurs mariages se déroulent et plusieurs couples se forment et se séparent, sous inspiration de plusieurs mythes. A rappeler la représentation théâtrale de l’histoire d’amour de Pyrame et Thisbé qui est aussi la source de la tragédie Romeo et Juliette.

« Ulysse from Bagdad » de Eric Emmanuel Schmitt a été choisi par Katja et Lucia : il s’agit de l’histoire d’un clandestin qui, comme Ulysse, traverse la mer et plusieurs aventures mais qui, au contraire de l’héros grecque qui voyage pour rentrer chez soi, s’enfuit de son pays, l’Iraq, en quête de liberté. En racontant le destin et les péripéties d’un clandestin, le roman critique la société européenne.

Barbara nous emmène en Allemagne pendant la période nazi à travers un roman de Jonathan Littell, « Les Bienveillantes ». Le titre fait référence aux Erinyes qui dans la mythologie grecque poursuivaient, comme le sens de culpabilité, les coupables, les parricides en particulier comme Oreste dans la tragédie de Eschyle. En contraposition au titre, le protagoniste n’a jamais le sens de la culpabilité pour les actes affreux qu’il accompli comme officier des SS. Le protagoniste est homosexuel et devient nazi pour se sauver de la persécution contre les homosexuels. Ce roman a déclenché une intéressante discussion visant d’un côté à l’analyse d’un personnage qui, comme l’explique Eric, perd sa morale en conséquence du refus de la société envers sa façon d’être, et de l’autre coté sur le nazisme dans la littérature.

La guerre est présente aussi dans le choix de Johannes qui expose « La guerre de Troie n’aura pas lieu » de Jean Giraudoux. [Si je peux me permettre un blague dans ce contexte si sérieux, je voudrais porter votre attention sur le fait que en France pour être dramaturge il faut impérativement s’appeler Jean : Jean Racine, Jean Anouilh, Jean Giraudoux, Jean Cocteau]. Mais pour revenir à cette pièce de théâtre écrite en 1935, elle raconte le moment à Troie qui précède la guerre et l’affrontement des pacifistes come Hector, qui connais la guerre et est conscient des horreurs y associés, et des ceux qui veulent la guerre contre les grecques au nom de la gloire et des héros de guerre. La pièce reflet l’ambiance de la période historique : la seconde guerre mondiale pas lointaine et la guerre d’Abyssinie en cours ; et elle veut dénoncer la stupidité de gens qui avec prétextes veulent faire la guerre en oubliant sa cruauté.

Eric choisi de parler du mythe d’Héraclès, qui l’intrigue et l’inspire dans son travail d’artiste peintre, pour montrer que le mythe nous parle de l’âme humaine et nous explique certaines choses qu’on ne pourrait pas autrement dire. Dans le mythe d’Héraclès en particulier, les outils ne servent pas à vaincre le lion car celui-ci ne représente que nos propres défauts et obstacles : pour les surmonter il faut s’appeler à sa propre force intérieure et énergie.

Flavia

18ème seance: les contes des fées

Par défaut

Pour le Canapé de janvier je vous propose de redécouvrir un genre littéraire trop souvent oublié dés  »l’âge de la raison » et de retrouver dans les mailles du grenier les vieux et bien aimés bouquins des contes merveilleux. Mai d’abord quelques clarifications entre conte merveilleux, légende, mythe, et fable, pour donner une dignité propre à ce genre trop souvent réduit à simple rôle pédagogique.
Le mot « merveilleux » vient du latin populaire miribilia, altération de mirabilia « choses étonnantes, admirables ».
« Ce qui est inexplicable de façon naturelle; le monde du surnaturel » (Le Petit Robert, 1993).
« Ce qui s’éloigne du caractère ordinaire des choses; ce qui paraît miraculeux, surnaturel » (Le Petit Larousse, 2001).

Dans un récit merveilleux, l’histoire se déroule dans un passé indéterminé; le merveilleux réside en grande partie dans la présence de personnages surnaturels et d’objets magiques. Le conte merveilleux est coupé du réel, le fabuleux ne s’y trouve ni expliqué, ni rationalisé.

 « On le pressent: le merveilleux n’est pas absurde ou insignifiant, il a sa raison d’être. Simplement, aucun déchiffrage, mythique ou structural, ne semble pouvoir le définir totalement. Le merveilleux reste une belle énigme, et c’est peut-être là son sens premier: donner à réfléchir, donner à rêver. » (A. Preiss, Dictionnaire des littératures de langue française, Bordas, Paris, 1984).

Dans la perspective classique, il y a incompatibilité entre le merveilleux et la prose. En effet, le merveilleux est réservé, du Moyen Age à la fin du XVIII aux épopées ou poésies versifiées. La littérature médiévale est imprégnée du merveilleux. C’est Perrault qui fut l’un des premiers à s’affranchir de cette règle en publiant ses contes même si certains sont encore en vers (Peau d’âne, Les Souhaits ridicules).

 Le merveilleux intervient dans les contes à différents niveaux: chez Perrault, il est l’apanage de certains êtres ou objets distincts du monde humain alors que chez les Grimm, les personnages sont beaucoup moins humains dans leurs comportements, ils participent du merveilleux par leur conduite étrange.

Le conte merveilleux, si important dans la tradition orale, est beaucoup moins fréquent en littérature, sans doute parce que le surnaturel y prend d’autres formes et s’y fait plutôt fantastique, ou onirique, ou bien surréel selon les époques à moins qu’il ne tourne à la facétie. 
Le conte merveilleux populaire est entièrement sous le signe de la fictivité. Il suppose un « jeu » de la part de l’auditeur, qui peut sans trouble aucun feindre de prêter foi aux événements narrés, parce que le conte, sécrétant son espace, son temps, ses personnages propres, est entièrement coupé de la réalité – qu’il ne peut donc menacer. 
Loin d’être une marque de la crédulité populaire, il témoigne d’une grande sophistication.

Le conte fait partie de la grande famille du récit. Comme le souligne Jeanne Michel: « Le conte est tout d’abord une narration brève (…). Mais la narration aussi courte soit-elle est rigoureusement construite ». D’un point de vue linguistique, c’est un type d’énoncé relatant des faits présentés comme  » passés « , et marqué par l’effacement du sujet qui parle, l’emploi de la troisième personne, ainsi que celui du passé simple et de l’imparfait.

Pour Marc Soriano, les contes sont des « récits de voie orale, dont l’origine est vraisemblablement antérieure aux civilisations historiques et qui, d’une époque à l’autre, se manifestent parfois dans la littérature écrite sous forme d’adaptation » (Guide de littérature pour la jeunesse, Flammarion, 1975). 
Le conte se situe dans l’intemporel. Alors que la majorité des récits se situent dans un passé daté, le conte appartient à un passé indéterminé, et en général lointain. Les contes commencent en effet par des expressions telles que  » Il était une fois… « ,  » Il y a bien longtemps… « , ou encore  » En ce temps-là… « .

Contrairement au fantastique, le merveilleux n’entretient pas d’ambiguïté entre ce qui existe réellement et ce qui paraît surnaturel. Le merveilleux ne nécessite aucune justification et se donne pour tel. Le merveilleux ne cherche pas à rationaliser le surnaturel, à l’expliquer. En revanche, dans le fantastique, le lecteur ne doit pas se sentir d’emblée dans le surnaturel, il doit douter.

Pour certains auteurs, mythe et conte ne se distinguent pas, mais il existe en fait des différences importantes. 
D’abord, la plupart des héros de contes, contrairement aux héros mythiques (Hercule, Thésée, Romulus…) n’ont pas de nom propre mais des surnoms empruntés par exemple à des objets (Cendrillon, le Petit Chaperon Rouge…). Mais la différence entre mythe et conte s’avère beaucoup plus fondamentale que cela: Marthe Robert (Roman des origines et origines du roman) explique: « le Prince charmant a beau naître sous les auspices les plus favorables à l’acquisition d’un format épique, jamais il ne devient Œdipe, ni Moïse, ni Judas; jamais il ne fonde Rome ou l’empire de Cyrus, jamais il n’attache son nom à un lieu sacré, à une action mémorable ou à une quête réussie au bénéfice de la communauté ». Le héros du conte aspire à « rentrer au plus vite dans le rang en fondant un royaume sans Histoire ».

Les aventures des personnages des contes merveilleux, si elles sont miraculeuses, sont aussi toujours présentées de façon ordinaire, comme pouvant arriver à n’importe qui. Les faits les plus extraordinaires sont racontés comme des événements banals. C’est exactement l’inverse en ce qui concerne le mythe: « on peut dire que le sentiment dominant transmis par le mythe est le suivant: cette histoire est absolument unique; jamais elle n’aurait pu arriver à quelqu’un d’autre ni ailleurs; ces événements sont prodigieux, terrifiants et ne pourraient absolument pas s’appliquer à de simples mortels, comme vous et moi». Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées, Robert Laffont, 1976. Le mythe requiert la croyance dans la société où il a cours.

 D’autre part, la conclusion, dans les mythes, est presque toujours tragique alors qu’elle est presque toujours heureuse dans les contes merveilleux (sauf notamment dans le Petit Chaperon Rouge de Perrault que Bettelheim ne considère pas comme un conte de fées mais comme un conte de mise en garde essentiellement pour cette raison).

Par contre la légende partage avec le conte le fait d’être avant tout un récit à caractère merveilleux. Dans La Chanson de Roland par exemple, les Francs sont soutenus par les anges et les Sarrasins par les démons. Dans l’Odyssée, le voyage hors du monde fait surgir des monstres…

Pour les frères Grimm, contes et légendes ont la même origine, une « révélation spontanée de la nature », c’est à dire quelque chose de supérieur à l’homme et qui le dépasse. Cependant, une différenciation s’est faite au cours du temps : les légendes sont localisées, rattachées à un fait historique alors que les contes ne se réfèrent à aucune réalité précise et c’est pour cela qu’ils se répandent plus facilement. Le conte est plus général, plus vaste dans ses sujets alors que la légende s’est particularisée ; elle est plus colorée, plus pittoresque.

De plus, la légende est, comme le mythe, objet de croyance contrairement au conte. Elle est exemplaire, elle raconte la vie et la mort d’un héros qui nous montre la voie à suivre.
Enfin, le conte est plus naïf alors que la légende est relativement plus proche du réel, plus proche de faits historiques.

La fable a été très longtemps confondue avec le mythe alors qu’elle est en fait un récit mettant la plupart du temps en scène des animaux. Dans Le dictionnaire des genres littéraires (Encyclopaedia Universalis), Marc Soriano écrit: « Sous cet éclairage [fonction, description, morphologie], les fables sont inséparables des contes. Il s’agit de formes d’art spécifiques qui viennent d’un lointain passé et qui ont un mode d’existence essentiellement oral, par l’intermédiaire de conteurs, spécialisés ou non, qui n’ont pas le statut de créateurs, mais qui créent malgré tout en élaborant sans cesse ces œuvres et en les adaptant à leur public qui intervient à sa manière et peut, de ce fait, être à son tour considéré comme créateur ».

Cependant la fable – outre le fait de faire intervenir le plus souvent des animaux ce qui se fait d’ailleurs également dans certains contes – possède une caractéristique essentielle qui la différencie du conte merveilleux . On met en scène des animaux dans un but bien précis qui n’est pas innocent : c’est un moyen de contourner la censure des puissants (Le Roman de Renart est une violente satire des injustices de la société féodale) et les allusions politiques sont nombreuses (Les Fables de La Fontaine, Trilussa).

Quelques contes merveilleux célèbres:
Cendrillon
Le Petit Chaperon rouge
Jack et le Haricot magique
La Belle au bois dormant
La Barbe bleue
Le Petit Poucet
Boucles d’or et les Trois Ours
La Belle et la Bête
Peau d’âne.
Blanche-Neige
Pinocchio
Hansel et Gretel
Raiponce

Cette liste n’est pas du tout exhaustive, et vous pouvez choisir le ou les contes spécifiques à votre pays/région.
On compte aussi des livres de jeunesse (qui ont été souvent résumées en contes plus synthétiques) que vous ont marquez dans votre enfance et le relire avec les yeux de l’adulte (!) que vous êtes aujourd’hui.

Exemples:
1001 nuits (avec les histoires d’Aladin, Ali Baba etc.)
Alice au pays des merveilles
Le livre de la jungle

Intéressantes analyses des contes selon Bettelheim, Grimm, et autres auteurs: http://expositions.bnf.fr/contes/cles/
Article Psychologie : http://www.psychologies.com/Culture/Philosophie-et-spiritualite/Savoirs/Articles-et-Dossiers/Ce-que-les-contes-nous-racontent/4
Pentamerone: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pentamerone

Autres articles à complément des comptes que vous choisirez :
http://www.pur-editions.fr/couvertures/1246442482_doc.pdf
http://litterature.ens-lyon.fr/litterature/dossiers/litterature-de-jeunesse/lire-les-contes-de-fees/contes-de-fees-et-subversion
http://www.vox-poetica.org/sflgc/biblio/nieres-chevrel.html
« L’histoire des contes de fées : une histoire de livres », Cyrille François (compte rendu de l’essai de Ruth B. Bottigheimer, Fairy Tales. A New History), publié sur le site Fabula, septembre 2009.
Noémie Courtès, « Actualité du conte merveilleux », Acta Fabula, vol. 7, no 5 octobre 2006, [lire en ligne].
J. R. R. Tolkien : « Du conte de fées » (On Fairy Stories), 1947 Essai universitaire présentant une définition de ce genre littéraire, ses motivations et origines, ainsi que les points communs entre le conte de Fées et la Fantasy, évolution moderne du genre précédent.
Jean-François Perrin et Régine Jomand-Baudry (éd.), Le Conte merveilleux au xviiie siècle, Actes du colloque de Grenoble (septembre 2000), Paris, Kimé, 2002.

Pour terminer, je voudrais aussi mentionner le rôle qui a joué dans les temps l’illustration dans les livres des contes. Etant donné que pour notre Canapé on sera dans une galerie d’art, je vous propose aussi de remarquer les illustrations des bouquins que vous aurez choisis. Et si vous serez à Londres pendant les vacances, je vous suggère vivement cette exposition gratuite à la British Library (Picture This: Children’s Illustrated Classics): http://www.theguardian.com/books/2013/oct/03/childrens-book-illustrators-british-library-picture-this

Ambra