Archives Mensuelles: janvier 2013

L’adaptation littéraire au cinéma – Compte rendu de la rencontre

Par défaut

Presque aussi longue que l’adaptation de Guerre et Paix par Serguei Bondartchouk (merci Eric pour le conseil !), la dernière séance du canapé littéraire a engendré de riches discussions sur les adaptations de romans au cinéma.

La séance cherchait à entamer une réflexion sur les processus d’adaptation, en comparant un livre avec son (ou ses) adaptation au cinéma afin d’essayer de dégager des méthodes narratives ou stylistiques, et d’analyser les choix qui font d’un film une « bonne » ou une « mauvaise » adaptation.  Pendant la séance on a aussi abordé thèmes tel que la fidélité de l’œuvre cinématographique à l’œuvre littéraire, le rôle du lecteur/spectateur etc.

Les débats ont permis de dégager quelques réflexions intéressantes :

  • Une adaptation cinématographique réussie l’est souvent grâce au talent d’un réalisateur qui a su se réapproprier l’œuvre littéraire, y rajouter sa patte et ses propres thématiques. Il n’est pas nécessaire d’être fidèle au roman pour faire une bonne adaptation. Il y a même de nombreux exemples qui montrent le contraire. Les bons films arrivent à donner aux livres une autre forme de vie, qu’on peut qualifier d’autonome.
  • Un film dure  en moyenne deux heures et, par conséquent, il n’arrive pas à montrer tous les aspects d’un livre complexe et/ou long. Le film doit donc résumer le livre et, pour cette raison, peut décevoir l’imaginaire du spectateur. Même si le film dans certains cas ‘ampute’ le livre, dans des autres cas il peut aussi l’enrichir et le rendre plus vivante grâce au jeu des acteurs (cfr. la remarquable interprétation de l’actrice Josiane Balasko dans ‘Le hérisson’) ou à des choix scénaristiques (prendre le temps de créer un personnage, de poser un décor…)
  • L’intensité des mots n’est pas toujours facile à retranscrire au cinéma. Les mots et les images n’ont pas le même pouvoir, et sont utilisés différemment suivant le médium. Par exemple : scène tragique plus puissante avec des mots (Non ti Muovere). Images permettent plus facilement de planter un décor (Eat Pray Love)
  • En général, les membres du canapé se sont entendus pour dire aimer plus les livres que les adaptions cinématographiques. Est-ce dû au fait que, si on connaît déjà l’histoire, il manque l’effet de surprise ? Sur suggestion de Stéphane, on a aussi mentionné que pour faire un bon film il faut une bonne histoire. Néanmoins, une bonne histoire littéraire ne fait pas nécessairement un bon film !
  • On a aussi touché le thème de la valeur ajouté du film par rapport au livre, ce qui se retrouve, selon Ambra, dans les cas de films fantastique (Harry Potter) ou historiques (La Bible). Il faut aussi considérer que le film peut apporter plus de sensations, grâce à la présence de l’image, du son, des dialogues, de la musique…

Les livres (et films) choisis :

  • L’élégance du hérisson, de Muriel Barbery (2006)

Adaptation : Le hérisson, de Mona Achache (2009) : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=135234.html

  • Dracula, de Bram Stocker (1897)

Adaptation : Dracula, de Francis Ford Coppola (1992) : http://www.imdb.com/title/tt0103874/?ref_=fn_al_tt_1

  • Non Ti Muovere, de Margaret Mazzantini (2001)

Adaptation : Non Ti Muovere, de Sergio Castellitto (2004) :  http://www.imdb.com/title/tt0330702/

  • The Help (La couleur des sentiments), de Kathryn Stockett (2009)

Adaptation : The Help, de Tate Taylor (2011)  : http://www.imdb.com/title/tt1454029/?ref_=fn_al_tt_1

  • Eat, Pray, Love, de Elizabeth Gilbert (2006)

Adaptation: Eat, Pray, Love de Ryan Murphy (2010): http://www.imdb.com/title/tt0879870/?ref_=fn_al_tt_1

  • La délicatesse, de David Foenkinos (2010)

Adaptation : La délicatesse, de David Foenkinos, Stéphane Foenkinos (2011) : http://www.imdb.com/title/tt1828995/?ref_=sr_1

  • 99 Francs, de Frédéric Beigbeder (2000)

Adaptation : 99 Francs, de Jan Kounen (2007) : http://www.imdb.com/title/tt0875113/?ref_=fn_al_tt_1

  • Norwegian Wood, de Haruki Murakami (1987)

Adaptation: Norwegian Wood (La balade de l’impossible), de Tran Anh Hung (2010): http://www.imdb.com/title/tt1270842/?ref_=fn_al_tt_1

  • L’amour au temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez (1985)

Adaptation : L’amour au temps du choléra, de Mike Newell (2007) : http://www.imdb.com/title/tt0484740/?ref_=sr_2

  • Il Gattopardo (le Guépard) de Giuseppe Tomasi di Lampedusa (1958)

Adaptation : Le guépard, de Luchino Visconti (1963) : http://www.imdb.com/title/tt0057091/

  • Senso de Camillo Boito (1882)

Adaptation : Senso, de Luchino Visconti (1954) : http://www.imdb.com/title/tt0047469/

  • L’homme qui voulait être roi, de Rudyard Kipling (1888)

Adaptation : L’homme qui voulait être roi, de John Huston (1975) : http://www.imdb.com/title/tt0073341/?ref_=sr_1

  • The Da Vinci Code (2003 ) et Angels and Demons (2000)  de Dan Brown

Adaptations : Da Vinci Code, de Ron Howard (2006) : http://www.imdb.com/title/tt0382625/?ref_=fn_al_tt_1

Angels and Demons, de Ron Howard (2009) : http://www.imdb.com/title/tt0808151/?ref_=fn_al_tt_4

 

Julie et Lucia

 

La littérature belge: bibliographie

Par défaut

Grands classiques

Charles De Coster, La Légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d’Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays des Flandres

Maurice Maeterlinck, Pelléas & Mélisande – L’oiseau bleu – Princesse Maleine

Fernand Crommelynck, Le cocu magnifique (théâtre) – Tripes d’or

Michel de Gelderhode, Pantagleize qui trouvait la vie belle –Escurial (théâtre) – Sortilèges

Georges Rodenbach,  Bruges-la-Morte

Emile Verhaeren, Les villages illusoires (poésie)

Cours de littérature

Conrad Detrez, L’herbe à brûler – Les plumes du Coq

Jean Louvet, Conversation en Wallonie

Henri Michaux, Plume (précédé d’Un lointain intérieur) – Ecuador

Dominique Rolin, L’infini chez soi – Les marais – Journal amoureux

André Baillon, Un homme si simple – Le perce-oreille du Luxembourg

Henri Bauchau, Œdipe sur la route – La déchirure – Le régiment noir

Marie Gevers, Madame Orpha – La comtesse des digues- Vie et mort d’un étang

Nicole Malinconi, Nous deux. Da Solo – A l’étranger – Hôpital silence

André Sempoux, Moi aussi je suis peintre(et autres nouvelles) – Petit Judas : nouvelles

Pierre Mertens, Une paix royale – Terre d’asile – Collisions et autres textes

Divers

Jacqueline Harpman, en particulier L’apparition des Esprits – La plage d’Ostende – Le bonheur dans le Crime – l’Orage rompu – Orlanda (La fille démantelée est un peu différent des autres)

Béatrix Beck, Confidences de gargouille

Alain Berenboom, La position du missionnaire roux

Charles Bertin, Don Juan – Journal d’un crime – Le voyage d’hier

Gaston Compère, Sept machines à rêver

François Emmanuel, Le tueur mélancolique – Grain de peau – L’invitation au voyage

Bernard Tirtiaux, Le passeur de lumière

Guy Goffette, Un été autour du cou

Thomas Gunzig, Mort d’un parfait bilingue

Franz Hellens, Œil de Dieu – Mélusine – Les filles du désir – Le double

Marguerite Yourcenar, L’oeuvre au noir

Georges Simenon (romans policiers, Maigret)

Charles Plisnier, Faux passeports – Folie douce

Jean Ray, Le grand nocturne – Le carrousel des maléfices

Suzanne Lilar, Une enfance gantoise

Camille Lemonnier, Un mâle

Françoise Mallet-Joris, Trois âges de la nuit

Thomas Owen, La truie et autres histoires secrètes

Colette Nys-Mazure, Contes d’espérance

Marcel Thiry, Nouvelles du grand possible

Charles Van Lerberghe, Contes hors du temps

Paul willems, Blessures

Liliane Wouters, La salle des profs

Sans oublier la bande dessinée (mais pour un autre thème peut-être ?)

Hergé, Franquin, Jijé, Cauvin, Tillieux, Dany, Gelluck, Peyo, Roba, Jidéhem, Schuiten, Van Hamme, Servais, … (éditions Casterman, Dupuis et Le Lombard)

Naomi

9ème rencontre: la littérature Belge

Par défaut

Canapéens et Canapéennes bonsoir,

Le thème de la 9e rencontre sera la Littérature belge. Comme nous n’aurons pas le temps d’expliquer tous les facteurs sociaux, économiques, politiques ou artistiques qui y sont liés, je vous propose de consulter ce résumé détaillé de l’Histoire de la littérature belge : http://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/histoire-de-la-litterature

L’auteur divise l’évolution de la Littérature belge en 5 grandes périodes, dans lesquelles il classe les grands courants esthétiques. Ceci vous aidera sans doute à situer l’auteur/l’œuvre que vous allez choisir :

1)     1830-1880 : un Romantisme embourgeoisé (Til Ulenspiegel, texte fondateur)

2)     1880-1914 : l’Age d’or (colonialisme, Art Nouveau, naturalisme, Art Moderne, symbolisme-expressionnisme, régionalisme)

3)     1914-1940 : Avant-garde (Dadaïsme, modernisme, surréalisme, socialisme, populisme, essor du théâtre et romans psychologiques)

4)     1940-1960 (fantastique, roman policier, poésie, exil français, Belgique sauvage)

5)     1960-1985 (Nouveau Roman, veine classique, politique, goût de l’insolite, recherche d’un ton nouveau)

Littérature belge

Parce que la Belgique est un pays biculturel, il n’y a pas, à proprement parler, de « littérature belge ». Les écrivains belges font partie soit de la littérature française, soit de la littérature néerlandaise, voire allemande (dans les Cantons de l’Est). D’autre part, la Belgique n’existant pas avant 1830, on entendra par « auteurs belges », les écrivains du territoire belge actuel. On peut également ajouter qu’il existe une littérature régionale, notamment wallophone.

Littérature belge francophone

La Belgique actuelle devient majoritairement francophone au XVIe  siècle dans les cercles aristocratiques et les sphères de pouvoir. La littérature n’atteint plus le niveau des siècles précédents, en grande partie à cause de l’émigration de l’élite vers les Pays-Bas pendant les guerres de religion (contre-réforme, Charles Quint et Philippe II). L’élite restée au pays était donc en grande partie francophone ou pouvait s’exprimer dans les deux langues.

Le langage du peuple non éduqué reste essentiellement dialectal. La cour bourguignonne, puis habsbourgeoise espagnole et surtout autrichienne, est francophone. Ce phénomène de francisation sera encore plus vrai durant la période française qui se termine en 1815 (comme dans toute l’Europe).

La Belgique actuelle date de 1830. C’est un état francophone bâti en opposition au régime orangiste néerlandais. À cette époque, l’enseignement se fait donc essentiellement en français (dans le but de franciser les classes sociales supérieures puis moyennes et enfin les masses populaires).

C’est à partir de la fin du XIXe siècle que la littérature belge francophone prend véritablement son essor avec des grands noms comme : Georges Rodenbach, Émile Verhaeren, Maurice Maeterlinck. Au XXe siècle des auteurs comme Jean Ray, Michel de Ghelderode, Camille Lemonnier, Simenon, les surréalistes Paul Nougé, Louis Scutenaire, ou plus récemment Conrad Detrez, Henry Bauchau, Nicole Malinconi et Amélie Nothomb montrent que la littérature belge francophone est bien vivante.

Les écrivains francophones sont couramment édités et lus en France, les auteurs eux-mêmes se tournent plus facilement vers Paris que vers leurs voisins du Nord.

Littérature belge néerlandophone

Une littérature flamande ou néerlandophone de qualité florissait depuis le début du Moyen Age dans nos régions. Depuis la création de la Belgique (1830), les grades supérieurs de l’éducation ne pouvaient se faire qu’en français, d’où le néerlandais est resté une langue populaire délaissée par l’élite. Beaucoup d’écrivains flamands s’exprimaient en frnaçais, comme Maurice Maeterlinck, Emile Verhaeren et Marie Gevers. Toutefois, certains rédigeaient dans leur langue maternelle, tels Guido Gezelle, Félix Timmermans et Marnix Gijsen. D’autres enfin passèrent d’une langue à l’autre. Parmi ceux-ci, le plus illustre changeait de nom de plume en même temps que de langue : il signait « Jean Ray » ses œuvres écrites en français, « John Flanders » celles rédigées en néerlandais.

Cette situation aboutit à la guerre des langues en Belgique et explique le fait que la littérature belge néerlandophone est moins abondante que la littérature belge francophone.

Les écrivains flamands sont couramment lus aux Pays-Bas, et vice versa. Mais il est très rare qu’une œuvre en néerlandais pénètre la sphère culturelle francophone. Parmi les écrivains flamands les plus connus, l’on note Hugo Claus, Louis Paul Boon, Kristien Hemmerechts, Tom Lanoye, Anne Provoost et Geert van Istendael.

Naomi

3 livres de 2012: Marco

Par défaut

Bonjour à tout le monde et bonne année à ceux que je n’ai pas encore revus! Voilà un petit aperçu des livres que j’ai aimé en 2012:

1) « Raphaël » d’Alphonse de Lamartine: ce classique de la littérature française m’a vraiment plu! Lamartine décrit l’histoire de Raphaël (en réalité l’écrivain même) qui tombe amoureux d’une jeune femme mariée pendant leur séjour sur un lac suisse. Ce roman représente un des livres pour comprendre le Romantisme et l’esprit de l’époque sur la représentation des sentiments (en particulier, l’amour) à travers lesquels on voyait et vivait la réalité. L’écriture est recherchée mais fluide et on est vite pris par l’histoire d’amour des protagonistes. Un classique qui ne peut pas manquer dans votre bibliothèque!

2) « Sense and sensibility » (« Le cœur et la raison« ) de Jane Austen: un autre classique, mais de la littérature anglaise. Ce roman décrit l’histoire de deux sœurs de la classe bourgeoise anglaise, dont l’une agit en suivant seulement sa rationalité et les conventions sociales, tandis que l’autre représente l’action  basée sur les sentiments. Suite à différents épisodes d’amour, il y aura un glissement des attitudes des deux sœurs. Austen nous dit-elle que l’attitude meilleure pour vivre la vie se trouve au milieu? Si vous voulez découvrir la réponse, lisez-le!

3) « Guerra agli umani » (« La guerre contre les humains« ) du collectif Wu Ming: ce nom désigne en réalité un collectif d’écrivains italiens « alternatifs ». Le roman parle d’un jeune homme qui décidé de fuir sur les montagnes italiennes pour fonder une nouvelle civilisation troglodyte. En ligne avec leurs décisions de céder leurs droits d’auteur, les écrivains mélangent des réflexions assez pointues sur notre civilisation occidentale (immigration, société de consommation de masse, rapport travail-homme, etc.) en les mélangeant à la résolution d’un mystère (disparition d’un chien) et à une histoire d’amour. A lire par tous les passionnés de la « critique sociale »! P.S: le titre est tiré d’un roman de Krott.

Au plaisir de vous revoir au prochain canapé!

Marco

3 livres de 2012: Barbara

Par défaut

MES BOUQUINS 2012

L’année 2012 a été un voyage à la découverte de moi-même…de ces endroits de mon être dont je ne pensais pas posséder ou encore être capable de découvrir….

1) En restant dans le thème du voyage, mon bouquin 2012 par excellence a été de Tiziano Terzani “La mia fine é il tuo inizio”….M. Terzani atteint d’une maladie grave raconte à son fils toute sa vie.

Ce n’est pas seulement un bouquin de voyage. C’est un bouquin qui raconte le voyage dans l’âme de Terzani : « Ce qui est dehors on peut le trouver aussi dedans. Et ce qui n’est pas dedans alors on ne peut pas le trouver nulle part ailleurs. Pour cette raison voyager est inutile. Si on n’a rien dans notre âme, on ne trouvera jamais quelque chose dehors. C’est inutile de rechercher dehors ce qu’on ne trouve pas dans nous-mêmes ».

2) Comment ne pas tomber amoureux du petit Momo et de la formidable Madame Rosa de la “La vie devant soi” ? moi j’ai craqué… C’est à Belleville, au 6ème étage sans ascenseur, chez Madame Rosa, une vieille juive qui a connu Auschwitz, et qui autrefois se défendait[1] rue Blondel, que se passe cette histoire. Elle a ouvert “une pension sans famille pour les gosses qui sont nés de travers”, autrement dit une cache clandestin où les dames qui se défendent “abandonnent plus ou moins leurs gosses”. Momo, 10 ans plus ou moins, raconte sa vie chez madame Rosa et son amour pour la seule maman qui lui reste, cette ancienne respectueuse grosse virile laide sans cheveux et qu’il aime de tout son cœur. Presque autant que son “parapluie Arthur”….

3) Et le troisième livre, je l’ai choisi car il y en a qui aiment et qui détestent… Moi j’aime! Je dois dire que son écriture n’a rien de Camus ou de Nick Horby non plus… Mais ça détend, ça amuse et il y a des moments où il faut juste que le temps passe… C’est pour ça que je vous conseille un bon verre de Crogiolino d’Asti avec “Le prime luci del mattino” de Fabio Volo… Une histoire de femme qui pourrait être arrivée à tout le monde, qui fait pleurer, rigoler et un petit peu rêver aussi…..

Barbara


[1] Se prostituer

2012 in review

Par défaut

Chers tous,

c’est avec plaisir qu’on voudrait partager avec vous le rapport annuel 2012 du blog du Canapé! Le rapport, préparé par WordPress.com, montre entre autre les articles les plus lus, le nombre de visiteurs et dans quels pays ils étaient. Merci à tous pour l’ intérêt et la fidélité! un merci spécial à tous ceux qui ont préparé des contributions et des bibliographies: merci pour avoir partagé avec nous tous vos impressions et votre travail!

Bonne année!

Katja et Flavia

En voici un extrait :

600 personnes ont atteint le sommet de l’Everest en 2012. Ce blog a été vu 2 500 fois en 2012. Pour que chaque personne ayant atteint le somment de l’Everest puisse visiter ce blog, 4 ans auraient été nécessaires.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.