Archives Mensuelles: juillet 2012

Bibliographie Amitié – Encore quelques romans sur l’amitié

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ROMANS CLASSIQUES FRANÇAIS :

Le Père Goriot, d’Honoré de Balzac (1835), Folio. Le père Goriot ce n’est pas seulement un père victime consentante de ses deux filles trop gâtées. C’est aussi la pension Vauquer et son implacable médiocrité; ce sont les débuts de Rastignac, étudiant pauvre et ambitieux qui perd son innocence au contact de l’amitié Vautrin, cynique et brillant patron d’une mafia qui ne s’appelait pas encore ainsi. (J’ai Lu)

Les Trois mousquetaires, Alexandre Dumas (1844). Le cardinal de Richelieu veut perdre Anne d’Autriche aux yeux du roi Louis XIII, son époux. Mettant à profit une imprudence de la reine – celle-ci n’a-t-elle pas donné ses ferrets de diamants au duc de Buckingham, qu’elle avait reçu en secret ? – le Cardinal va triompher… Mais quatre hommes se dressent, gentilshommes dévoués à leur souveraine, les plus fines épées du royaume. Ce sont trois mousquetaires : Athos, Porthos et Aramis, auxquels s’est joint le brillant d’Artagnan, cadet de Gascogne. (Source : Hachette)

L’éducation sentimentale, Gustave Flaubert (1869), Le Livre de poche. Nous sommes à la veille de la Révolution de 48. Jamais l’on n’a plus débattu de la démocratie, de la République et de la propriété. Ses amis s’engagent, militent, Frédéric, lui, pense à sa carrière et rêve à Mme Arnoux qui passe dans la vie les yeux baissés, fidèle à son honneur. La bêtise règne sur les salons bourgeois, dans les réunions politiques, les salles de rédaction et les ateliers. L’Education sentimentale est le roman de la parole qui ne mène qu’au rêve en amour, en politique comme au travail. De ce chef d’œuvre noir où Flaubert a mis tant de lui-même, tout le roman contemporain est sorti. (Source : Le Livre de Poche, LGF)

ROMAN FRANÇAIS CONTEMPORAINS :

Les copains, de Jules Romains (1913), Folio. Ce petit roman nous montre qu’avant la première guerre mondiale on savait rigoler et qu’on s’y connaissait déjà en matière de canulars et de mystifications en tous genres. Il nous montre aussi que les Académiciens n’écrivent pas forcément des bouquins ennuyeux. Les copains est un hymne à l’amitié, à la rigolade, à la loufoquerie et aux bons vivants

Le Petit Prince, d’Antoine de Saint-Exupéry (1943)

L’après-midi de Monsieur Andesmas, de Marguerite Duras (1962), Gallimard, L’imaginaire. Une après-midi en été. Un vieillard, Monsieur Andesmas attend sur un chaise en osier. Il est assis devant la maison qu’il a achetée à sa fille Valérie. Il attend la venue de Michel Arc, un entrepreneur qui doit lui présenter le devis pour une terrasse. La chaleur est écrasante. Au loin, il aperçoit la mer et en bas de la colline, le village. Il y a un bal sur la place du village, régulièrement il entend les bruits de la fête qui montent. Il entend aussi sa fille Valérie chanter à la fête. La femme de Michel Arc rejoint Monsieur Andesmas pour le faire patienter. Son mari aura du retard. La chaleur devient de plus en plus étouffante. On ressent un désastre qui couve. Valérie s’affiche au bal avec Michel Arc. Loin du bal, la tristesse et l’ennui se transforment en angoisse, en désespoir. Une immense fatigue et une lassitude mortelle envahissent M. Andesmas et la femme de Michel Arc… (France Loisirs)

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, d’Eric-Emmanuel Schmitt (2001), Le Livre de Poche. Paris, Rue bleue. Dans les années 60. Moïse, onze ans, mal aimé, supporte comme il le peut de vivre avec seul avec son père. Monsieur Ibrahim, le vieux sage, tient l’épicerie arabe et contemple le monde de son tabouret. Un jour, le regard de monsieur Ibrahim rencontre ce lui de Momo et, de conversation en conversation, la vie devient plus souriante, les choses ordinaires extraordinaires… (Magnard)

Le Dernier Ami, de Tahar Ben Jelloun (2004), Points. Vers la fin des années cinquante, à Tanger, deux adolescents, Mamed et Ali, se rencontrent au lycée français, se fréquentent et se lient d’amitié. Étalée sur une trentaine d’années, leur relation sera tissée de malentendus, d’épreuves subies ensemble, mais aussi de jalousie muette et de trahison. Une amitié incandescente qui ressemble à une histoire d’amour qui tourne mal. Chacun des personnages donne tour à tour sa version des choses. Et l’on constate qu’ils n’ont pas vécu la même histoire. À la naïveté de l’un répond l’égoïsme pervers et destructeur de l’autre. L’amitié elle-même serait-elle un malentendu ? (Seuil)

No et moi, de Delphine de Vigan, éditions Livre de Poche. Lou Bertignac a 13 ans et un QI de 160. Enfant unique d’une famille en déséquilibre, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies. A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle. Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu’elles sont ». Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous. (Source : ados.fr)

ROMANS ALLEMANDS :

Berlin Alexanderplatz, d’Alfred Döblin (1929), Folio. Ce livre célèbre sur les bas-fonds du Berlin des années 1925-1930 fait penser à Voyage au bout de la nuit et aux Mystères de Paris, mais aussi à Brecht, à Dos Passos et à Joyce. Car ce récit épique, plein de tendresses, de violences, de vices, étonne par sa modernité. L’aventure de Franz Biberkopf, criminel poussé par la fatalité vers un retour au crime, est comme le chant d’une symphonie composée de la rumeur de la foule, du hurlement des tramways, des sanglots et des râles échappés des hôtels délabrés et des bistrots minables (Folio)

Narcisse et Goldmund (Narziß und Goldmund), d’Hermann Hesse (1930), Le Livre de Poche ou Pocket. Novice au couvent de Mariabronn, Narcisse se distingue par son intelligence et sa culture. On lui confie Goldmund, écolier que son père destine à l’état monastique pour expier le passé tumultueux de sa mère. Narcisse s’attache à cet enfant bien doué. Il sent que sa vocation n’est pas le cloître et l’aide à choisir sa voie. C’est alors pour Goldmund la vie errante – aventures galantes dont il attend éperdument qu’elles manifestent le visage idéal de la femme, de l’ c Eve éternelle » visage mythique venu se substituer à celui de sa mère morte. Une heure de sagesse le décide à se faire sculpteur – l’art sera une façon de chercher le beau. Pourtant il reprendra ses vagabondages… C’est dans le cadre de l’Allemagne du Moyen-Age que le romancier Hermann Hesse a situé l’histoire allégorique du moine Narcisse et de l’artiste Goldmund dont la double quête reflète les préoccupations de l’homme, écartelé entre les exigences de l’âme et du corps (LGF).

Animal du cœur (Herztier)d’Herta Müller (1994), Gallimard. Il raconte le destin d’une poignée d’étudiants en quête d’eux-mêmes et de leur pays. Comment se situer, lorsque l’on est fils et filles d’anciens soldats SS et que notre seul destin est de finir à l’usine avec tous les autres, comme tous les autres. Comment s’identifier quand on nous maintient la bouche close à coup d’interrogatoires musclés et de filatures ? Récit d’une quête identitaire impossible, le texte alterne entre ces souvenirs d’une enfance écrasée sous le regard du père, lui-même écrasé par son passé ; et l’évocation d’un présent lourd de contraintes et de peur, où les hommes ne contiennent plus l’animal qui se cache en leur cœur et se précipitent à l’abattoir pour y boire le sang des bêtes (Source : Magazine littéraire)

ROMANS AMERICAINS :

Des souris et des hommes (Of Mice and Men), de John Steinbeck (1936), Folio. L’histoire de Lennie, colosse innocent, et de George, deux ouvriers migrants liés par une solide amitié, sillonnant les routes de Californie des années trente à la recherche d’un travail.

Fille noire, fille blanche (Black Girl, White girl), de Joyce Carol Oates (2006), Points. Genna est fille d’un riche avocat d’affaires, ancien opposant à la guerre du Vietnam, et elle est la descendante du fondateur de l’université qu’elle vient d’intégrer. Minette, quant à elle, a grandi à l’opposé de ce milieu : fille de pasteur et aînée d’une famille nombreuse, elle est entrée à Schuyler College grâce à une aide boursière. L’une est blanche, l’autre noire, elles partagent la même chambre sur le campus. La première tentera tout pour nouer des liens sincères avec la seconde, convaincue que les barrières sociales peuvent être éradiquées. Naïveté, idéalisme ? L’auteur analyse en profondeur les difficultés que rencontre parfois l’amitié. (Source : ados.fr)

Stéphane

Bibliographie Amitié – Quelques romans sur l’amitié

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La séance du 18 Juillet sera dédiée à l’amitié : voici une bibliographie sur le thème. Etant la bibliographie si riche, elle a été divisée en plusieurs posts sur ce blog selon des catégories des livres :

–        Quelques romans sur l’amitié (ce même post) + Essais, Correspondances

–        Encore quelques romans sur l’amitié

AMITIES ANIMALES

Construire un feu (nouvelle), Jack London (1907), 10-18 ou Mille et une nuits. Une des plus belles nouvelles de Jack London sur un trappeur, confronté à la force de la nature.

Un chien de saison, de Maurice Denuzière (1982), Le Livre de Poche. Félix, un paisible célibataire dont le métier est de déchiffrer les inscriptions antiques a accepté de garder le chien de son ami mais il ne se doutait pas que cela bouleverserait sa vie.

L’oeil du loup, de Daniel Pennac (1984), Pocket. Dans un zoo, une enfant et un vieux loup borgne se fixent, oeil dans l’oeil. Tout la vie du loup défile au fond de son œil

Histoire de la mouette et du chat qui lui apprit à voler, de Luis Sepulveda (2004), Métailié. Zorbas le chat grand noir et gros a promis à la mouette qui est venue mourir sur son balcon de couver son dernier œuf, de protéger le poussin et de lui apprendre à voler.

LES AMITIES FORMATRICES : LERS AMITIES ADOLESCENTES

Le grand Meaulnes, d’Alain Fournier (1913), le Livre de Poche ou Folio. Un pensionnaire silencieux arrive dans un collège, à la campagne. Il y apporte l’aventure, et la nostalgie.

Les braises (A gyertyák csonkig égnek) de Sandor Márai (1942), Le livre de poche. A la fin de l’Empire austro-hongrois, en Hongrie, les retrouvailles de deux vieillards ; amis d’enfance ils se sont fâchés à mort lorsqu’ils ont atteint l’âge adulte. Après 40 ans de brouille, Carl annonce qu’il viendra dîner chez Henri.

L’ami retrouvé (Reunion), de Fred Uhlman (1971), Folio. Agé de seize ans, Hans Schwarz, fils unique d’un médecin juif, fréquente le lycée le plus renommé ; Il se lie d’amitié est encore seul et sans ami véritable lorsque l’arrivée dans sa classe. Mais nous sommes en 1932 et Stuttgart comme toute l’Allemagne va changer. Un livre bouleversant.

Les Cerfs-volants de Kaboul (The Kite runner) de Khaled Hosseini (2003), 10/18. Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d’un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, un jeune chiite. Ils sont liés par une indéfectible passion pour les cerfs-volants.

Jules et Jim, d’Henri-Pierre Roché (1953), Folio. « C’était vers 1907. Le petit et rond Jules, étranger à Paris, avait demandé au grand et mince Jim, qu’il connaissait à peine, de le faire entrer au bal. ». L’amitié et l’amour fous, avec le triangle amoureux.

L’AMITIE SOURCE D’AVENTURES ROAD MOVIE :

Le Satyricon de Pétrone, (Ier siècle ap. JC), GF Garnier Flammarion. Pérégrinations de deux amis à travers l’Italie méridionale : festins orgiaques, amours homosexuelles, voyeurisme, exhibitionnisme… au temps de Néron.

Sur la route (On the road), Jack Kerouac (1957), Folio. « Quelque part sur le chemin je savais qu’il y aurait des filles, des visions, tout, quoi ; quelque part sur le chemin on me tendrait la perle rare. »

Les grands chemins, de Jean Giono (1951), Folio. Un journalier sympathique et honnête, qui voyage de ville en ville rencontre un joueur de cartes qui attire les ennuis rapidement. Jusqu’à quand pourront-ils rester amis ?

CATEGORIE ROMANS POLICIERS :

Les aventures de Sherlock Holmes, de Conan Doyle (fin XIXième)

Brouillard au pont de Tolbiac, de Leo Malet (1953), 10/18. Le détective Nestor Burma est rattrapé par son passé : une jeune gitane le guide vers l’hôpital de la Salpêtrière où il découvre le cadavre de son ancien camarade de lutte anarchiste.

La forme de l’eau (La forma dell’acqua), d’Andrea Camilleri, (1998), Presse-Pocket. Le commissaire Montalbano enquête sur une mort très suspecte. Un de ses amis d’enfance est soupçonné parce qu’il est de la mafia. Mais Salvo Montalbano va découvrir la vérité.

Les morts de la Saint-Jean, d’Henning Mankell, (1997), Points noir. Juin 1996. Nuit de la Saint-Jean. 3 jeunes gens, dans une clairière isolée, sont assassinés. L’enquête va pousser Wallander à dévoiler une vérité étonnante sur son ami.

CATEGORIE ESSAIS

Lysis (Sur l’amitié), de Platon (Vème siècle av JC), GF ou Classiques en Poche

Etique à Nicomaque, d’Aristote (Vème siècle av JC), le Livre de Poche

De l’amitié (tiré de Les Essais, Livre I Chap XXVII), de Montaigne (1580), Librio

Traité de l’amitié, de Matteo Ricci (1595), Noé. Pensées : n°7:  » Il faut se montrer prudent avant de nouer une amitié, digne de confiance après. » n°29: « L’ami partage tout ce qu’il possède

Eloge de l’amitié, (La Soudure fraternelle)  de Tahar Ben Jelloun (1996), Points. « « Toujours présente, jamais pesante », telle devrait être la devise de toute amitié. »

CATEGORIE CORRESPONDANCES – BIOGRAPHIES

Correspondance Schiller/Goethe 1794-1805, Gallimard

Lettres à Max Brod, de Franz Kafka, Rivages (2008)

Carissimo Simenon – Mon Cher Fellini (1960-1989), (1999), Cahiers du Cinéma

 « Ecris-moi tes hauts faits et tes crimes », Correspondance Nelly Kaplan, André Pieyre de Mandiargues (1961-1991), Tallandier  (correspondance amoureuse ?)

Marthe & Mathilde, de Pascale Hugues (2008), J’ai Lu. L’histoire vraie de ses deux grands-mères alsaciennes, l’une française et l’autre allemande, et dont l’amitié a traversé les guerres et les séparations.

Stéphane

Nos livres d’art.. la troisième rencontre

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La troisième réunion a pour thème l’art plastique et une bibliographie a été proposée en préparation de la réunion.

Eric ouvre la réunion en présentant un objet, la « pierre Pi », et en donnant une introduction sur l’art plastique en partant de cet objet. Selon lui la matière et la forme permettent d’exprimer ce que l’intellect ne peut exhiber.

Katja nous présente le livre « Zanzibar » d’Alfred Andersch.

L’histoire se déroule dans l’espace délimité d’un petit port allemand de la mer Baltique. Pourtant l’ailleurs est une dimension essentielle de ce récit.

Tous réunis dans ce port, ouverture sur un ailleurs géographique réel, la plupart des personnages refusent de partir. Ils font ainsi le choix de la confrontation avec la réalité plutôt que celui d’un ailleurs qui ne saurait finalement les satisfaire. Dans le livre il y a une œuvre qui est centrale : une sculpture expressionniste d’Ernest Barlach intitulée « Le novice lisant ». C’est la vision de cet œuvre qui déclenche un changement chez les personnages qui décident de rester : le rôle de l’art est celui de mener la personne à l’action et modifier sa pensée.

L’objet apporté par Katja est une photo de cette sculpture.

Marco nous présente le livre « Lorsque j’étais une œuvre d’art » d’Eric-Emmanuel Schmitt (Poche).

Un jeune homme désespéré pense avoir raté sa vie. Il est donc prêt à se jeter d’une falaise mais un sculpteur, Zeus, va lui proposer un accord. Un accord que Tazio acceptera.

Ce dernier vend son corps et son âme au sculpteur pour devenir une sculpture vivante exposée devant tous. Il devient « Adam Bis ». Tazio était invisible pour les autres, Adam Bis croit devenir considéré et admiré par tous : son unicité est enfin reconnue. En réalité il va vers une déshumanisation en devenant un objet…

L’objet apporté par Marco est une photo d’un détail de la fresque de Michelangelo dans la chapelle Sixtine : la création d’Adam.

Laure nous présente le livre « La carte et le territoire » de Michel Houellebecq (Flammarion).

Michel Houellebecq s’attèle au domaine de l’art, aux relations père-fils et au retour à la nature, avec le déclin du système de production occidental en toile de fond. C’est un écrivain sur la voie de l’apaisement que l’on rencontre dans ce livre. L’auteur devient aussi un des personnages du livre. Malgré les moments de tendresse mélancolique, Laure trouve qu’il y a une certaine froideur dans le protagoniste, qui est un homme seul, et dans le récit. Jouent un rôle dans le récit : l’art, la photo, la recherche, la carte routière…

L’objet apporté par Laure est une carte routière.

Lucia nous présente le livre « La jeune fille à la perle » de Tracy Chevalier (Folio).

Le livre est l’histoire de l’amitié et du lien entre le peintre hollandais Jan Vermeer et Griet, jeune fille engagée comme servante dans la maison du peintre à Delft. Griet entre petit à petit dans l’univers de l’artiste. Elle devient collaboratrice de Vermeer dans la préparation de ses couleurs et entre donc dans le secret de leur élaboration. Elle devient aussi modèle pour son célèbre tableau « La jeune fille à la perle ».

La discussion sur ce bouquin nous mène à réfléchir sur le rapport entre l’artiste et sa muse : « est ce qu’on peut épouser sa muse ? » demande Stéphane.

L’objet apporté par Lucia est un bracelet de perles : elle s’est identifiée à la jeune fille dans l’histoire.

Gani nous présente le livre « La bonne peinture » de Marcel Aymé (Folio).

L’incipit amuse-gueule de La Bonne Peinture est délicieusement concocté par Marcel Aymé en 1947 :

« À Montmartre, dans un atelier de la Rue Saint-Vincent, demeurait un peintre dénommé Lafleur, qui travaillait avec amour, acharnement, probité. Lorsqu’il eut atteint l’âge de trente-cinq ans, sa peinture était devenu si riche, si sensible, si fraîche, si solide, qu’elle constituait une véritable nourriture et non pas seulement pour l’esprit, mais aussi bien pour le corps. »

Il est ici question de spéculer sur le pouvoir nourrissant de l’art…

Gani nous présente ce livre avec humour : c’est son sourire qu’il est venu nous apporter.

Stéphane nous présente le livre « Tendre barbare » de Bohumil Hrabal (Livre de poche Biblio)

Bohumil Hrabal est un écrivain tchèque. « Tendre barbare » est écrit en 1973, en hommage à l’ami de l’écrivain, Vladimir Boudnick. Ce dernier est peintre et graveur, et se suicide en 1968. Tendre barbare met en scène, dans toute sa démesure, cet artiste exceptionnel et maudit.

Le livre est malheureusement épuisé, mais Stéphane nous recommande de lire d’autres livres de cet auteur : en dehors du roman « La petite ville où le temps s’arrêta » il y a aussi quantité de nouvelles et de contes.

Stéphane nous présente ce livre avec persuasion : c’est sa passion qu’il est venu nous apporter.

Flavia nous présente le livre « Artemisia » d’Alexandra Lapierre

Il s’agit d’une biographie d’Artemisia Gentileschi choisi pour le charisme du protagoniste qui a été la première femme peintre reconnue dans l’histoire.

Les descriptions des lieux et de la société de l’époque servent de contour à l’histoire violente d’Artemisia qui combattra toute sa vie : contre son père pour affirmer son talent et son indépendance artistique, contre son maître qui la violente, contre la société d’abord pour affirmer son innocence dans le procès pour viol et après pour affirmer son talent de peintre et son indépendance de femme. Sa peinture ressort du maniérisme de l’époque en raison de l’humanité de ses personnages et de l’intensité dramatique de ses tableaux.

Dans le combat pour la libération de la femme, Artemisia Gentileschi est devenue une figure emblématique.

Ensuite le débat a tourné autour de deux thèmes :

– Le rapport entre l’artiste et son modèle.

– La solitude de l’artiste.

Eric