38e canapé littéraire: Les classiques incontournables du XXe siècle

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Qui n’a pas encore entendu parler de « Lolita », du « Petit prince » ou de « Gatsby le magnifique » ? Qui n’est pas conscient de l’importance littéraire d’un Kafka, d’un Proust ou d’un Hemingway ?

Vous connaissez certainement cette situation : vous entendez le nom d’un écrivain, vous le connaissez de nom, vous êtes conscients qu’il ou elle est considéré(e) comme un des auteurs les plus importants du XXe siècle, vous savez peut-être même citer le titre de son œuvre la plus connue parce que vous l’avez déjà vu tant de fois en librairie, vous avez éventuellement même une vague idée de quoi ça parle – mais vous n’avez jamais lu cet incontournable auteur ou livre, et vous vous êtes toujours dit que vous devriez le faire un jour.

Alors, voici une bonne occasion : pour la 38e session du canapé littéraire, nous allons chacun lire un de ces « incontournables », qui sont apparemment une référence pour tout le monde… Et n’ayez pas honte, personne ne les aura lu tous, pour chacun il y aura des titres à découvrir finalement.

Selon le degré de connaissance du livre, on pourra commencer comme d’habitude avec une courte présentation du livre, mais ensuite il sera intéressant cette fois-ci de réfléchir ensemble, si l’œuvre mérite sa célébrité, sur ce qui lui a valu l’admiration à travers le temps, et si on recommande aux autres de le lire rapidement, s’ils ne le connaissent pas encore.

Voici une liste de suggestions, bien sûr non-exhaustive, inspirée par plusieurs listes des 100 livres les plus importants que l’on peut trouver sur internet, notamment celui publié par Le Monde, où la littérature française occupe naturellement une place importante.

Bonne lecture !

Littérature française
Alain-Fournier : Le Grand Meaulnes, 1913
Marcel Proust : À la recherche du temps perdu, 1913-1927
André Gide : Les Faux-monnayeurs, 1925
François Mauriac : Thérèse Desqueyroux, 1927
Louis-Ferdinand Céline : Voyage au bout de la nuit, 1932
André Malraux : La Condition humaine, 1933
Albert Camus : L’Étranger, 1942
Albert Camus : La peste, 1947
Antoine de Saint-Exupéry : Le Petit Prince, 1943
Boris Vian : L’Écume des jours, 1947
Marguerite Yourcenar: Mémoires d’Hadrien, 1951
Raymond Queneau : Zazie dans le métro, 1959
Albert Cohen : Belle du Seigneur, 1968
Michel Tournier : Le Roi des aulnes, 1970
Georges Perec : La Vie mode d’emploi, 1978
Marguerite Duras : L’Amant, 1984

Littérature d’autres langues
Joseph Conrad : Au cœur des ténèbres, 1899
James Joyce : Ulysse, 1922
Thomas Mann : La Montagne magique, 1924
Francis Scott Fitzgerald : Gatsby le Magnifique, 1925
Franz Kafka : Le Procès, 1925
Franz Kafka : Le château, 1926
Virginia Woolf: Mrs Dalloway, 1925
William Faulkner : Le Bruit et la Fureur, 1929
Erich Maria Remarque: À l’Ouest, rien de nouveau, 1929
Alfred Döblin : Berlin Alexanderplatz, 1929
Aldous Huxley : Le Meilleur des mondes, 1932
Margaret Mitchell : Autant en emporte le vent, 1936
John Steinbeck : Des souris et des hommes, 1937
John Steinbeck : Les Raisins de la colère, 1939
George Orwell: La Ferme des animaux, 1945
George Orwell : 1984, 1949
J. D. Salinger : L’Attrape-cœurs, 1951
Ernest Hemingway : Le Vieil Homme et la Mer, 1952
William Golding: Sa Majesté des mouches, 1954
Vladimir Nabokov : Lolita, 1955
Jack Kerouac : Sur la route, 1957
Truman Capote: Petit déjeuner chez Tiffany, 1958
Günter Grass: Le tambour, 1959
Harper Lee: Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, 1960
Joseph Heller : Catch-22, 1961
Alexandre Soljenitsyne : Une journée d’Ivan Denissovitch, 1962
Alexandre Soljenitsyne : L’Archipel du Goulag, 1973
Gabriel García Márquez : Cent ans de solitude, 1967
Mikhaïl Boulgakov : Le Maître et Marguerite, 1967
Milan Kundera : La Plaisanterie, 1967
Milan Kundera : L’Insoutenable Légèreté de l’être, 1984
Heinrich Böll : L’Honneur perdu de Katharina Blum, 1974
Italo Calvino: Si par une nuit d’hiver un voyageur, 1979
Umberto Eco : Le Nom de la rose, 1980
John Irving: L’Hôtel New Hampshire, 1981
Salman Rushdie : Les Enfants de minuit, 1981
Salman Rushdie : Les Versets sataniques, 1988
Elfriede Jelinek: La pianiste, 1983
Patrick Süskind : Le Parfum, 1985
Bruce Chatwin: Le Chant des pistes, 1987

Johannes

Séance numéro 37: La métaphysique de la ville

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Je commencerai cette introduction par un concept assez banale: la ville recueille une grande quantité d’êtres humains, c’est pour ça que elle est un concentré des passions les plus différentes et les plus puissantes. La rage, le chagrin, l’amour, la joie, la haine, la tristesse, le désespoir se déclinent dans des combinaisons aussi nombreuses que les hommes qui y habitent.

Dans la littérature, la ville est parfois une simple scénographie où se déroule une histoire ; parfois ces sont les personnages qui tournent en rond pour raconter l’histoire d’une ville imaginaire qui n’existent que pour 100 ans : la Macondo de « Cent ans de solitude » par example. D’autres fois la ville devient personnage vivant et complexe elle-même. Pensez à la Paris de Flaubert dans « L’Education sentimentale » où la foule, les barricades, les rues et même les petits appartements des étudiants pauvres font part de l’histoire et agissent en ensemble avec les protagonistes en les éloignant ou en les aidant vers les désirs. Dans « Le livre noir » de Pamuk, une Istanbul philosophique cache secrets mystérieux, passés oubliés, des drames inavoués et personnes aimées.

D’autres fois, la ville est protagoniste elle-même et l’homme n’est qu’une comparse, une petite fourmi qui s’acharne pour trouver un sens à une ville qui est la ville parfaite, idée de la ville dans le monde des idées, miroir parfait de l’âme humaine et da la imperfection humaine, comme les villes invisibles de Calvino ou la ville des Immortèles (« L’Immortèle » de Borges) qui, en contact avec la ville aux architectures horriblement parfaites, se sont éloignés du monde physique et ont perdu l’usage de la parole, en devenant comme ça des abroutis.

Pour ce Canapé, je vous propose de réfléchir à la ville en tant que lieu métaphasique, miroir parfait (ou bien imparfait, à découvrir) des imperfections humaines, des passions, de l’intelligence, de la pourriture, de la magnificence dont l’être humain est capable. Grace à votre lecture (et celles du passé), je voudrais vous demander de construire votre idée de ville, votre ville métaphasique, celle qui n’existe que dans le monde des idées, celle qui pourrait faire partie des villes invisibles à raconter à Kublai Khan. Si votre choix de livre n’est pas conforme avec votre ville idéale, vous pourrez vous en servir par opposition ou comparaison. N’hésitez pas à écrire deux ou trois lignes (pas dix tomes de 500 pages mais deux ou trois lignes !) avec les caractéristiques de votre ville idéale, ou à tracer sur un papier le plan de cette ville, ou bien à remmener un objet, une photo de ce que pour vous représente la cité invisible. Après ce voyage parmi les idées, il faudra retourner sur terre… et pour cela faire, il faudra qu’à partir de votre cité invisible, vous choisissez une ville réelle qui se rapproche à votre métaphysique.

J’espère que vous vous amuserez avec ce petit jeu d’abstraction ! et ne vous inquiétez pas, je vais vous aider lors de la séance ! Merci de trouver ici quelques idées de lecture – très peu d’ailleurs – mais comme toujours je compte sur vos suggestions à ajouter en commentaire à ce post.

Bagheria, Dacia Maraini

Costantinopoli, Edmondo De Amicis

Istanbul, Orhan Pamuk

La scène londonienne, Virginia Woolf

La trilogie new-yorkaise, Paul Auster

L’Education sentimentale, Flaubert

Le livre Noir, Orhan Pamuk

Le ventre de Paris, Emile Zola

Les gens de Dublin, James Joyce

Les villes invisibles, Italo Calvino

L’Immortel, nouvelle paru dans l’Aleph, Jeorge Luis Borges

Lisbonne, Fernando Pessoa

Nouvelles de Pétersbourg, Nicolas Gogol

Romanzo Criminale, Giancarlo De Cataldo

Rue des boutiques obscures, Patrick Modiano

Secrets parisiens, Joseph Kessel

Storie dalla città eterna, plusieurs auteurs

Utopie, Thomas More

Zazie dans le metro, Rauymond Queneau

 

Bonne lecture

Flavia

Quelques suggestions pour évaluer les romans

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L’écrivain norvégien, Jan Kjærstad a récemment proposé quelques critères pour réflechir (voir évaluer) les romans… (dans le journal Information du 30.1.16). Je les a trouvé intéressantes et avait alors envie de vous les proposer pour la prochaine Canapé (sans obligation aucune!). Voici les cinq critères, avec une très courte description ainsi que des examples du livres donnée dans le text du Kjærstad:
1. La capacité du roman de poser des questions pertinentes (spørgekraft): la force de son réflexion, sa force cognitive. (e.g. Doctor Faustus,Thomas Mann; Terra Nostra, Carlos Fuentes; Le Don du Humboldt, Saul Bellow; Le Carnet d’Or, Doris Lessing).
2. L’étrangeté du roman (besynderlighed): cela peut aller jusq’au malaise. (e.g. Le processus, Kafka; Le Parfum, Süskind; American Psycho, Brett Easton Ellis; L’Exception, Christian Jungersen; La passion selon G.H., Clarice Lispector; L’Etranger, Albert Camus; Genspejlet, Sven Åge Madsen – Pas Traduit en Français).
3. L’originalité: le capacité du roman de rompre notre nôtres habitudes de réflexion/de bousculer notre pensé pour nous faire voire autre chose/autrement. (e.g. L’Innomable, Beckett; le plus part des romans de Janet Frames; Mon nom est Rouge, Orphan Pamuk; Orlando, Woolf; Brummstein, Adolphsen – PTF).
4. La capacité du roman de rester avec le lecteur après la lecture (efterglød – très difficile à traduire…) même si au moment du lecture le livre nous n’avait pas plut, ou donnait une impression tout à fait éphémère…(e.g. Les Amants du Spoutnik, Haruki Murakami; Hus of Hjem, Helle Helle – PTF).
5. Faiblesse/fragilité (svaghed/skrøbelighed): que il y a quelques failles ou un fragilité dans la construction d’oevre puisse peut être lui rendre encore plus attachant/saisissant. (e.g. le plus part des romans de Thomas Bernhard, et du Italo Calvino; Moby Dick, Herman Melville; Azorno, Inger Christensen).
Pernille

Entre multi-localité, afropolité et identités transnationales

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Il y a quelques mois déjà une programme litteraire danoise que j’écoute regulièrement avait sur le programme deux écrivaines qui mobilisaient des concepts autour de l’appartenance et l’identité tel que la multi-localité, l’afropolit(e), les identités transnationales. Cela m’avait interpellé, sur tout l’idée du multilocalité (Selasi), et me rapelait le livre Origines d’Amin Malouf. J’avais alors envie de proposer que nous lisons chaque un/une au choix un des livres suivantes:
Taiye Selasi
Selasi est née à Londres, en Angleterre, d’une mère nigériane et d’un père ghanéen, une famille de médecins et a grandi à Brookline (Massachusetts) , Massachusetts. En 2005, elle publie Bye-Bye Babar or What is an Afropolitan? (Bye-Bye, Babar ou Qu’est-ce qu’un Afropolitain ?). Ce premier ouvrage n’est pas un roman, mais un essai sociologique mettant en exergue l’émergence d’une nouvelle génération d’Africains. Elle y créée et popularise le terme d’« Afropolitain » : ne se sentant ni vraiment britannique, ni américaine, ni totalement africaine de tradition, étant marqué par la culture urbaine et les métropoles occidentales, elle se créée une identité à elle. La même année, elle écrit une pièce de théâtre, qui est produite dans un petit théâtre par Avery Willis, nièce de Toni Morrison. En 2006, elle s’accorde un délai d’un an sur les conseils de Morrison et écrit The Sex Lives of African Girls. L’histoire est publiée par le magazine littéraire Granta au Royaume-Uni en 2011. En 2010, Penguin Press, deuxième plus grande maison d’édition au monde, achète le premier roman de Selasi, Ghana Must Go, au vu des 100 premières pages, écrites d’un jet selon l’auteur. L’ouvrage est publié en 2013 et est très bien accueilli par la critique,1011. Choisi comme l’un des 10 meilleurs livres de 2013 par le Wall Street Journal et The Economist, il est vendu dans 17 langues et 22 pays à partir de 2014.Taiye Selasi se dit également photographe et musicienne.(Wikipedia).
Le Ravissement des innocents (Ghana must go), traduit de l’anglais par Sylvie Schneiter, Éditions Gallimard, 2014.
C’est l’histoire d’une famille, des ruptures et déchirements qui se produisent en son sein, et des efforts déployés par chacun pour ?uvrer à la réconciliation. En l’espace d’une soirée, la vie sereine de la famille Sai s’écroule : Kwaku, le père, un chirurgien ghanéen extrêmement respecté aux États-Unis, subit une injustice professionnelle criante. Ne pouvant assumer cette humiliation, il abandonne Folá, sa ravissante épouse nigériane, et leurs quatre enfants. Dorénavant, Olu, leur fils aîné, n’aura d’autre but que de vivre la vie que son père aurait dû avoir. Les jumeaux, la belle Taiwo et son frère Kehinde, l’artiste renommé, verront leur adolescence bouleversée par une tragédie qui les hantera longtemps après les faits. Sadie, la petite dernière, jalouse l’ensemble de sa fratrie. Mais l’irruption d’un nouveau drame les oblige tous à se remettre en question. Les expériences et souvenirs de chaque personnage s’entremêlent dans ce roman d’une originalité irrésistible et d’une puissance éblouissante, couvrant plusieurs générations et cultures, en un aller-retour entre l’Afrique de l’Ouest et la banlieue de Boston, entre Londres et New York. (Babelio).
Chimananda Ngozi Adichie
Née dans la ville d’Enugu, elle grandit dans la ville universitaire de Nsukka au sud-est du Nigeria, où est implantée l’université du Nigeria à Nsukka (UNN, University of Nigeria, Nsukka) depuis 1960. Durant son enfance, son père enseignait à l’UNN comme professeur de statistiques, et sa mère était la responsable du bureau de la scolarité. À l’âge de 19 ans, elle quitte le Nigeria pour les États-Unis. Après avoir étudié à la Drexel University de Philadelphie en Pennsylvanie, Chimamanda Ngozi Adichie opte pour l’Eastern Connecticut State University afin de vivre plus près de sa sœur, qui exerçait la médecine à Coventry (actuellement à Mansfield, CT). Elle poursuit là ses études en communication et en sciences politiques. En 2001, elle y décroche son diplôme universitaire avec la mention honorifique summa cum laude. Elle achève ensuite un master en création littéraire à l’université Johns Hopkins de Baltimore en 2003. Elle obtient un M.A. (maîtrise ès arts) d’Études africaines à l’université Yale en 2008. La même année, elle intervient comme « écrivain visiteur » à l’Université wesleyenne (Wesleyan University) de Middletown dans le Connecticut où elle participe à la collection Wesleyan’s Distinguished Writers Series. (Wikipedia)
Americanah, (Americanah), trad. d’Anne Damour, Paris, Éditions Gallimard, 2015.
«En descendant de l’avion à Lagos, j’ai eu l’impression d’avoir cessé d’être noire.» Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique qui compte bien la rejoindre.
Mais comment rester soi lorsqu’on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés? Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux États-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria.
À la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d’ombre, Americanah est une magnifique histoire d’amour, de soi d’abord mais également des autres, ou d’un autre. De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et les clichés sur la race ou le statut d’immigrant, et parcourt trois continents d’un pas vif et puissant. (Babelio)
Autour de ton cou, (The Thing Around Your Neck), trad. de Mona de Pracontal, Paris, Éditions Gallimard, 2013.
Lauréate de la loterie des visas, Akunna quitte le Nigeria pour les États-Unis ; elle y découvre un pays qui a bien peu à voir avec celui de ses attentes. À Kano, dans le nord du Nigeria, une violente émeute inter-communautaire réunit deux femmes que tout sépare : une marchande d’oignons musulmane et une étudiante issue de la bourgeoisie chrétienne de Lagos. Dans Nsukka blanchie par l’harmattan, James Nwoye, ancien universitaire au soir de sa vie, repense au rêve biafrais et attend, la nuit, les visites de sa femme défunte, qui vient caresser ses jambes fatiguées…
Voici quelques-uns des personnages des nouvelles d’Adichie ; ils composent une image complexe et riche de la réalité nigériane d’aujourd’hui, qui prend ses racines dans le passé et se prolonge dans l’expérience de l’émigration, une plongée émouvante, souvent poignante, tour à tour terrible et drôle, toujours vibrante d’humanité. (Babelio).
L’Autre moitié du soleil, (Half of a yellow sun), trad. de Mona de Pracontal, Paris, Éditions Gallimard, 2008.
Lagos, début des années soixante. L’avenir paraît sourire aux sœurs jumelles : la ravissante Olanna est amoureuse d’Odenigbo, intellectuel engagé et idéaliste ; quant à Kainene, sarcastique et secrète, elle noue une liaison avec Richard, journaliste britannique fasciné par la culture locale.Le tout sous le regard intrigué d’Ugwu, treize ans, qui a quitté son village dans la brousse et qui découvre la vie en devenant le boy d’Odenigbo. Quelques années plus tard, le Biafra se proclame indépendant du Nigeria. Un demi-soleil jaune, cousu sur la manche des soldats, s’étalant sur les drapeaux : c’est le symbole du pays et de l’avenir. Mais une longue guerre va éclater, qui fera plus d’un million de victimes. Évoquant tour à tour ces deux époques, l’auteur ne se contente pas d’apporter un témoignage sur un conflit oublié ; elle nous montre comment l’Histoire bouleverse les vies. Bientôt tous seront happés dans la tourmente. L’autre moitié du soleil est leur chant d’amour, de mort, d’espoir. (Babelio)
L’Hibiscus pourpre, (Purple Hibiscus), trad. de Mona de Pracontal, Paris, Éditions Anne Carrière, 2004.
Kambili a quinze ans. Son monde est limité aux murs de la résidence luxueuse d’Enugu, au Nigeria, où elle vit avec ses parents et son frère Jaja. Son père, Eugène, est un riche notable qui régit son foyer selon des principes d’une rigueur implacable. Sa générosité et son courage politique (il possède le seul journal indépendant du pays) en font un véritable héros de sa communauté. Mais Eugène est aussi un fondamentaliste catholique, qui conçoit l’éducation de ses enfants comme une chasse au péché où les plus terribles punitions trouvent leur justification dans la foi. Quand un coup d’Etat vient secouer le Nigeria, Eugène, très impliqué dans la crise politique, est obligé d’envoyer Kambili et Jaja chez leur tante. Les deux adolescents y découvrent un foyer bruyant, plein de rires et de musique. Ils prennent goût à une vie simple, qu’ils croyaient dangereuse et païenne, et ouvrent les yeux sur la nature tyrannique de leur père. Lorsque Kambili et son frère reviennent sous le toit paternel, le conflit est inévitable et la maison se transforme en champ de bataille où les enfants vont se révolter pour gagner leur liberté. L’Hibiscus pourpre est un roman bouleversant sur la fin de l’innocence, la violence domestique, l’intolérance religieuse et l’émancipation.(Babelio).
Amin Malouf
Né à Beyrouth, Amin Maalouf passe pourtant les premières années de son enfance en Égypte, patrie d’adoption de son grand-père maternel, lequel a fait fortune dans le commerce à Héliopolis. De retour au Liban, sa famille s’installe dans un quartier cosmopolite de Beyrouth en 1935, où elle vit la majeure partie de l’année, mais passe l’été à Machrah, village du Mont-Liban dont les Maalouf sont originaires5. Son père, journaliste très connu au Liban, également poète et peintre, est issu d’une famille d’enseignants et de directeurs d’école. Ses ancêtres, catholiques romains, grec-catholiques, orthodoxes, mais aussi athées et francs-maçons, se sont convertis au protestantisme presbytérien au xixe siècle. Sa mère est issue d’une famille francophone et maronite, dont une branche vient d’Istanbul, ville hautement symbolique dans l’imaginaire d’Amin Maalouf, la seule qui soit mentionnée dans chacune de ses œuvres6. La culture du nomadisme et du « minoritaire » qui habite son œuvre s’explique sans doute en partie par cette multiplicité des patries d’origine de l’écrivain, et par cette impression d’être toujours étranger : chrétien dans le monde arabe, ou arabe en Occident. (Wikipedia).
Origines, Grasset, 2004.
Il était une fois deux frères, Gebrayel et Botros, nés dans ce Liban de la fin du XIXe siècle encore partie intégrante de l’Empire ottoman. Le premier rêve de conquérir le monde et quitte l’Orient natal pour faire souche à Cuba. Le second, homme de pensée et de livres, reste au pays. Ainsi commence la saga des Maalouf, sédentaires ou nomades, emportés par l’histoire dans une diaspora familiale, et que relient, du Brésil à l’Australie et des Etats-Unis à la France, le bruissement d’un nom et la conscience d’une origine commune. C’est à cette  » tribu « , dont il reconstitue l’histoire avec la rigueur d’un archiviste et l’empathie d’un romancier, que l’auteur du Rocher de Tanios (prix Goncourt 1993) rend un magnifique hommage d’amour et de fidélité. Pour l’écrivain, lui-même en exil, n’est-elle pas sa seule patrie ? (Babelio).
Bonne lecture!
Pernille

34ème rencontre du Canapé littéraire: Un écrivain de ma région

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Cette rencontre nous a donné l’occasion de découvrir certains écrivains des région d’origine/ région préférées des participants du canapé littéraire. Plus particulièrement, on a discuté des livres suivantes :

Jacqueline Harpman : L’Orage rompu (mais aussi la Plage d’Ostende, Le Bonheur dans le crime, Orlanda…), présenté par Naomi

Jacques Chardonne : Les destinées sentimentales, choisi par Stéphane P.

Eric-Emmanuel Schmitt : Les Perroquets de la place d’Arezzo, présenté par Eric

Irmgard Keun : Gigli, une de nous, choisi par Katja

Filippo Bologna: Come ho perso la guerra, découvert par Flavia

Fre Vargas: Le marchand d’éponges, presenté par Julie

Inger Christensen: Alpahbet, choisi par Pernille

Martin Mosebach: Was davor geschah (titre français:Un hasard nécessaire) et Giorgio Bassani: Gli occhiali d’oro (Les lunettes d’or), présentés par Johannes et Silvia sous forme de message vidéo.

33ème rencontre du Canapé littéraire: Promenade dans les Balkans

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Promenade dans les Balkans

En cette période où l’on parle beaucoup de frontières, de guerres civiles et de migrants, je vous propose de revenir au cœur de l’Europe, là où passent toutes ses frontières : les Balkans.

On désigne ainsi la péninsule du sud Europe limitée par les mers Adriatique, Egée et Noire, soit l’Albanie, les Etats de l’ex Yougoslavie, la Bulgarie et la Grèce, voire la Roumanie et la Turquie

Chrétiens, orthodoxes et musulmans ; istriens, dalmates, slaves, ottomans ; autrichiens, turcs, russes… Combien de définitions attribuer aux peuples de la région ? Ces « petits » pays unis par la chaine montagneuse des Balkans ont connu des péripéties historiques incroyables et des guerres fratricides d’une violence inouïe.

Voici une sélection partielle et partiale de leurs littératures, pleine de bruit, de fureur et.. d’humour.

Des historiques :

Yougoslavie  / Le pont sur la Drina, Ivo Andric,

Lauréat du prix Nobel de littérature en 1961, Né dans une famille croate, Ivo Andric se déclare ensuite serbe après la Seconde guerre mondiale, s’installe définitivement à Belgrade. Diplomate avant la guerre, il se consacre à la littérature dès 1945. Ses récits ont pour cadre la Bosnie. Quand la guerre éclate, et que les Allemands bombardent Belgrade le 6 avril 1941, il refuse de gagner la Suisse, et écrit ses deux plus célèbres romans, « La Chronique de Travnik », puis « Le Pont sur la Drina ».

Rédigé avec un grand souci de vérité historique, il raconte la vie du village sur plusieurs siècles

Roumanie / Kyra Kyralina, Panaït Istrati

Vagabond et conteur, Istrati était vu avant la seconde guerre mondiale comme un des grands génies de la littérature européenne. Il est vu comme un très grand conteur, décrivant avec humour les petites gens des ports, et composant des romans pleins d’aventures.

Roumanie / L’homme centenaire, ou La nuit Bengali, Mircéa Eliade

Spécialiste mondial de l’histoire des religions, Mircéa Eliade qui a quitté la Roumanie sous le communisme a également laissé une œuvre fantastique et de voyages qui en fait aujourd’hui le meilleur écrivain roumain du vingtième siècle.

Des modernes :

Roumanie / Orbitor, par Cartarescu

Mélange de Proust et de récits fantastiques et science fiction, c’est le grand écrivain de la Roumanie d’aujourd’hui.

Orbitor décrit un monde parallèle à la Peter Pan peuplé de vampires et de sorcières effrayants.

Bato Tomasevic / Vie et mort dans les Balkans (Kosovo, Monténégro)

« À cette époque, la vie au Kosovo était loin d’être facile, et surtout pleine de dangers. C’est pourquoi, peu après leur arrivée, et pour être plus nombreux, mon père et ma mère firent venir du Monténégro leurs parents, leurs frères et sueurs et d’autres proches, de sorte qu’au moment de ma naissance en 1929, il y avait trente-trois adultes des deux familles, Tomaševic et Rajkovic, vivant au Kosovo. Ce qui représentait, disaient-ils, trente-trois fusils et trois fois plus de pistolets.

Bulgarie / Angel Wagenstein, Abraham le Poivrot

À travers le personnage de Berto Cohen, Bulgare exilé en Israël qui retourne dans sa ville natale le temps d’un colloque, Angel Wagenstein ressuscite le petit monde de son enfance : Plovdiv, une ville parmi les plus belles et les plus cosmopolites des Balkans. Le roman est dominé par l’inoubliable figure grand-paternelle d’Abraham le Poivrot : maître ferblantier, ivrogne céleste, affabulateur de génie et témoin privilégié de la fin d’une époque.

Bosnie / Jésus et Tito, par Vélibor Colic

Inventaire de souvenirs d’un enfant au temps où Belgrade était la capitale d’un grand pays imaginaire. Goodbye Tito.

Macédoine / Le dernier seigneur des Balkans, par Necati Cumali

Grand roman picaresque qui suit le parcours du dernier bey de l’empire ottoman en Macédoine, poste qui n’est pas de tout repos à la fin du XIXème siècle lorsque tous les nationalismes se réveillent de réclament leur indépendance.

Serbie / Le siège de l’église Saint-Sauveur, par Goran Petrović

Un monastère serbe s’envole pour échapper aux assauts d’un très-terrible prince bulgare. Un doge aux yeux gelés prend Constantinople pour s’emparer d’une plume d’ange. Une impératrice byzantine du XIIIème siècle fait une grossesse dans ses rêves et accouche au XXème siècle…

Monténégro/ La bouche pleine de terre, par Branimir Scepanović

Sous le ciel étoilé d’une nuit d’été, deux campeurs se préparent au sommeil. Au même instant, dans un train, un homme songe à la mort prochaine qu’il a choisi de se donner dans son Monténégro natal…

L’homme qui mangeait la mort, par Borislav Pekić

Un homme passe sa vie au tribunal. En lisant les accusations, il se rend compte de l’injustice dont tous ces gens sont victimes. Alors que faire ? Faire disparaître les preuves, bien sûr…

Ma sélection :

Slovénie / Cette nuit, je l’ai vue par Drago Jancar

Prix du Meilleur Livre Etranger – 2014

Veronika Zarnik est de ces femmes troublantes, insaisissables, qu’on n’oublie pas. Sensuelle, excentrique, éprise de liberté, impudente et imprudente, elle forme avec Leo, son mari, un couple bourgeois peu conventionnel aux heures sombres de la Seconde Guerre mondiale. Leur indépendance d’esprit, leur refus des contraintes imposées par l’Histoire et leur douce folie contrastent avec le tragique de l’époque. Une nuit de janvier 1944, le couple disparaît dans de mystérieuses circonstances, laissant leur entourage en proie aux doutes. Différents personnages essaient de reconstituer leur histoire.

Bosnie-Herzégovine / Sarajevo Omnibus, par Velibor Colic

Sarajevo omnibus propose un portrait de la ville de Sarajevo à travers différents personnages historiques ou lieux emblématiques, qui ont tous un rapport avec la tragédie inaugurale du vingtième siècle : l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand le 28 juin 1914.

Le récit de Velibor Čolić n’est jamais pesant ni funèbre, mais vif, précis, surprenant et plein d’humour. Il considère avec une distance désabusée et attendrie l’enchaînement de circonstances horribles et comiques qui constitue l’histoire de Sarajevo.

Bosnie Serbie / Le miel, par Vladimir Despot

Prix du festival de littérature européenne de Cognac 2014

Au début de la guerre entre la Croatie et la Serbie, un vieil homme serbe se rerouve bloqué dans la poche serbe de la Krajina où les Croates ont massacré tous les villageois restants. Son fils qui n’a jamais été courageux décide d’aller le chercher en traversant les lignes de guerre. Beaucoup de suspense et d’humour.

L’auteur est le conseiller en communication du parti d’extrême droite qui vient de remporter les élections fédérales en Suisse.

Serbie / La femme du tigre par Téa Obreht & Marie Boudewyn

Dans un pays des Balkans qui se remet douloureusement d’un siècle de guerres, Natalia, jeune médecin, est venue vacciner les pensionnaires d’un orphelinat. Autour d’elle, tout n’est que superstitions. Les épidémies seraient des malédictions, les morts, des esprits. Ces croyances absurdes, Natalia les rattache aux contes que lui a transmis son grand-père. Mais l’histoire la plus extraordinaire, celle du tigre, de la sourde-muette et du petit garçon de neuf ans, il l’a emportée dans la tombe. Un mystère plus douloureux, plus intime, vient alors s’ajouter au faisceau des légendes. En cherchant à l’élucider, Natalia comprendra les errements des générations passées, et les travers de la sienne.

Bulgarie / Les Récits de Tcherkaski par Yordan Raditchkov

« Recouvert de neige et peuplé de poules et de cochons qui ont au moins autant d’importance que les humains, Tcherkaski est un village dans lequel les diables se cachent dans les endroits les plus inattendus ; les traîneaux se mettent à glisser tout seuls, les fusils à tirer, les épis de maïs et les geais ont leur mot à dire tout comme le garde champêtre, et un ballon captif fait la guerre à tout le village. Raditchkov est un poète du froid, de la neige, du blanc hivernal. C’est un écrivain ironique et raffiné, mais aussi un paysan sanguin, enraciné dans cette terre épique dont il tire ses récits. »

Bonus : focus sur La littérature albanaise par Katja

Après la Seconde Guerre mondiale, la censure règne en Albanie et les auteurs albanais sont obligés à se conformer aux impératifs du réalisme socialiste. Beaucoup de dissidents sont emprisonnés et leurs ouvrages interdits. C’est ainsi que, malgré une production littéraire féconde où la poésie jouit d’un très grand prestige, cette dernière reste – à l’exception d’Ismail Kadaré – ainsi longtemps méconnue en Europe.

Le roman albanais est éminemment social, mais les thèmes historiques et patriotiques y sont aussi fréquemment traités.

Quelques suggestions de lecture:

Ismail Kadéré écrivain, poète, essayiste placé parmi les plus grands écrivains contemporains.

Porteur du prix Man Booker Internationl en 2005, le nom de Kadaré a été plusieurs fois cité comme favori au Prix Nobel de littérature sans jamais l’obtenir toutefois. Réfugié politique en France depuis 1990, ses écrits les plus connus sont son premier livre Le général de l’armée morte (1964) et Le crépuscule des dieux de la steppe (1981). Il y met en scène avec réalisme le peuple albanais tout au long de son histoire douloureuse face à la tyrannie et au totalitarisme. Les œuvres complètes d’Ismail Kadaré ont été publiées en France par les éditions Fayard: http://www.fayard.fr/ismail-kadare

Le Commissaire Memo (1974) par Dritëro Agolli

Poète, écrivain et journaliste, Agollia apporté au roman albanais un humour à la fois populaire et subtil.

Le Paumé (1992) – par Fatos Kongoli  

Premier titre d’une tétralogie consacrée à l’Albanie contemporaine, il dresse un portrait froid et désespérant de l’Albanie des années ’60 et ’70 sous la dictature d’Enver Hoxha.

Le Tambour de papier (1997) – par Besnik Mustafaj

Des personnages mystérieux et fantaisistes hantent ce roman onirique de Besnik Mustafaj, caractéristique de sa vision d’une Albanie libérée, vivante et complexe.

Stéphane P.

32e rencontre du Canapé littéraire : La rentrée littéraire 2015

Par défaut

Plus que dans tout autre pays, en France, le monde littéraire concentre son attention sur la période septembre-octobre quand la plupart des nouveaux livres paraissent. Ainsi, la « rentrée littéraire » est célébrée comme un événement annuel, avec des numéros spéciaux des journaux et magazines, et naturellement la panoplie de prix littéraires avec ses étapes de la première sélection au décernement solennel au début du mois de novembre. Cependant, si on ne s’occupe pas professionnellement de la littérature contemporaine, on n’a souvent pas le temps de se faire une idée des nombreuses nouveautés à découvrir.

C’est pourquoi nous avons décidé de consacrer notre canapé littéraire du mois d’octobre à cet événement littéraire incontournable, et de lire et présenter chacun un de ces nouveaux livres, unicolores, en grand format, qui se trouvent en grand piles dans les librairies, souvent sur une table spéciale « rentrée littéraire ». Ainsi, nous pourrons avoir une bonne première impression personnelle des nouveautés de cette année.

Pour choisir, le plus efficace serait de se rendre dans une librairie et de juste feuilleter les livres et d’en consulter les quatrièmes de couvertures. Cependant, sur la base des premières sélections des prix littéraires les plus importants, je vous indique également quelques suggestions ci-dessous, en ordre alphabétique, avec les nominations entre parenthèses.

Si vous cliquez sur les titres, vous arriverez sur les pages de présentation de l’éditeur, et de plus, j’ai ajouté quelques mots clés pour chaque titre, selon ce que j’ai pu comprendre des quatrièmes de couverture. J’espère ça vous aidera à faire votre choix.

Christine Angot : Un amour impossible, Flammarion (Le Monde, Femina, Goncourt) – autobiographique, mariage, viol.

Nathalie Azoulai : Titus n’aimait pas Bérénice, P.O.L (Femina, Goncourt, Medicis) – Racine, chagrin d’amour contemporain.

Laurent Binet : La Septième Fonction du langageGrasset (Le Monde, Femina, Flore, Renaudot) – mort de Roland Barthes, assassinat, milieux intellectuels.

Olivier Bleys : Discours d’un arbre sur la fragilité des hommes, Albin Michel (Goncourt) – Chine contemporaine, lien homme/nature.

Christophe Boltanski : La cache, Stock (Femina, Renaudot, Medicis) – autobiographique, histoire d’une famille juive.

Lise Charles : Comme Ulysse POL (Le Monde) – famille d’artistes, Amérique, voyage formateur.

Charles Dantzig : Histoire de l’amour et de la haine, Grasset (Femina, Renaudot, Medicis) – Paris, manifestations, mariage pour tous.

Sophie Divry : Quand le diable sortit de la salle de bain Notabilia (Le Monde, Medicis) – précarité, littérature.

Mathias Enard : Boussole Actes Sud (Le Monde, Femina, Goncourt) – Voyage, occident et orient.

Tristan Garcia : 7, Gallimard (—) – sept mini-romans, réalistes, fantastiques.

Jean Hatzfeld : Un papa de sang, Gallimard (Goncourt) – Rwanda, génocide, mémoire.

Eric Holder : La Saison des bijoux, Seuil (Renaudot) – Plage, été, marchands ambulants.

Hédi Kaddour : Les Prépondérants Gallimard (Le Monde, Femina, Goncourt, Medicis) – années 1920, Hollywood, Maghreb.

Aram Kebabdjian : Les Désoeuvrés, Seuil (Renaudot, Medicis) – Art contemporain.

Simon Liberati : Eva, Stock (Goncourt, Renaudot) – amour fou, éloge d’une femme.

Alain Mabanckou : Petit piment, Seuil (Goncourt) – Congo, révolution socialiste, vengeance.

Cherif Madjalani : Villa des femmes, Seuil (Femina, Renaudot) – Liban, années 1960. Diane Meur : La Carte des Mendelssohn Sabine Wespieser (Le Monde, Femina) – histoire de famille. Thomas B. Reverdy : Il était une ville, Flammarion (Goncourt) – Detroit, ville industrielle en déclin.

Patrick Roegiers : L’autre Simenon, Grasset (Renaudot) – frère de Georges Simenon, extrême-droite, Belgique.

Boualem Sansal : 2084 – La fin du monde, Gallimard (Femina, Flore, Goncourt, Renaudot, Medicis) – futur, dystopie, dictature islamiste.

Delphine de Vigan : D’après une histoire vraie JC Lattès (Le Monde, Goncourt, Renaudot, Medicis) – amitié, psychologique.

La liste n’est pas tout à fait complète, et bien sûr, comme toujours ce ne sont que de suggestions. Si vous voulez savoir plus sur les titres, je vous recommande le site web de l’Express, où il y a de nombreuses présentations des auteurs et des livres, avec beaucoup de liens.

Vous pouvez bien sûr aussi trouver d’autres titres qui ne sont pas considérés pour des prix littéraires, mais qui se vendent très bien, comme les nouveaux livres d’Amélie Nothomb ou de Frédéric Beigbeder.

Vous trouverez certainement encore d’autres sources de commentaires sur la rentrée, comme par exemple le site des libreries…

Je propose que nous choisissions des livres français, mais si vous ne trouvez rien d’intéressant, n’hésitez pas à présenter des nouveautés parues dans d’autres langues.

Bonne lecture !

Johannes